28.11.2006
La grue du Japon
La grue du Japon ( Grue du Japon ou de Mandchourie: Grus japonensis, en japonais Tancho, anglais Red-crowned Crane) symbolise la longévité et la fidélité d'où son côté emblématique. On la retrouve sur le dos des billets de 1000 yens et dans les cours d'origami ( voir un modèle d'origami). Son envergure peut atteindre 280 cm pour une masse totale de seulement 10 kg.
La chasse et l’urbanisation ont pourtant largement contribué à la régression de l’espèce. En 1952, seuls 33 individus peuplaient l’île d'Hokkaido.
Cette année là, l'hiver a connu des records de froid et ces animaux n'auraient pas du y survivre. Les fermiers et les enfants des écoles les ont nourries et sauvées.
C'est ainsi qu'est née la tradition de nourrir les grues en hiver et des sites de nourrissage sont entretenus par l'état. La population s’est stabilisée autour de 600 à 900 spécimens (selon les sources).
C'est un des plus grands oiseaux du monde . Son corps est entièrement blanc si l'on excepte l'extrémité ornementale des ailes et le cou qui sont noirs. Le grue japonaise doit son nom anglais (red crowned crane) au capuchon de peau nue écarlate qui couvre le sommet du crâne. Les pattes sont noir uni.
Les grues japonaises nichent et se nourrissent dans les marais pourvues en eaux profondes. Ce type d'habitat est plutôt rare chez la plupart de leurs proches parents gruidés qui préfèrent en général les flaques superficielles. Si, de manière générale, les prairies humides couvertes de joncs de l'est asiatique en alternance avec des peuplements ouverts de chênes et de bouleaux constituent leur site privilégié, la présence de pelouses d'herbes sèches leur est indispensable pendant la période de nidification. On peut également les trouver dans des zones agricoles, notamment dans le secteur de rizières.
Les grues japonaises sont grégaires et vivent en bandes. Lorsqu'elles lissent leurs plumes avec leur bec, elles étalent sur leurs couvertures une huile spéciale sécrétée par une glande située sur la partie supérieure de la queue qui contribue à conserver leur plumage dans de bonnes conditions de santé. Elles ont un bec pointu et affilé dont elles se servent comme harpon et qui , grâce à sa forme, rend plus aisé la capture de proies.
La saison de nidification intervient au printemps et en été. Les grues mettent en scène un rituel dansant composé de révérences, de dodelinements de tête,de sauts et de diverses autres postures qui leur sert à la fois de parade nuptiale et de communication entre les différents membres du groupe. Mâles et femelles poussent des cris à l'unisson avant l'exécution de nouveaux éléments de danse. La grue japonaise est monogame et en général fidèle. Le dimorphisme sexuel est très faible. Mâle et femelle participent à la construction du nid et se relaient à tour de rôle pour l'incubation.
Les grues japonaises ont un régime omnivore. Elles se nourrissent d'insectes, d'invertébrés aquatiques, de poissons, d'amphibiens et de rongeurs ainsi que de de roseaux, d'herbes, de baies de bruyère, de blé et d'autres plantes pendant la saison chaude. En hiver, leur régime varie beaucoup en fonction de leur implantation géographique. Elles cherchent généralement un large éventail de ressources animales et végétales dans les cours d'eau non gelés ou dans les champs cultivés, notamment ceux de maïs. Les zones agricoles ne constituent pas les seuls endroits d'approvisionnements : les plages basses battues par les marées sont également très fréquentées et leur permettent de faire le plein de poissons, de crabes et d'arénicoles.
On peut les observer dans des refuges ou en pleine nature.
Un programme de réintroduction a également été mis en place en Russie.
Source: http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/animaux.htm#grue
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