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31.05.2006
Education au Japon
Les Japonais pensent que l'éducation est très importante. Le système éducatif public a été établi au Japon il y a plus d'un siècle et son existence est plus ancienne que dans la plupart des autres pays du monde. Apprendre a toujours été considéré comme une vertu. Aujourd'hui, 99% des écoliers sont éduqués dans une école publique et même au niveau du lycée, seulement 30% sont inscrits dans une école privée.
Chaque enfant japonais doit suivre les cours de six à quinze ans. Néanmoins, de nombreux enfants restent à l'école plus longtemps. Certains entrent à la maternelle à trois ou quatre ans. Chaque élève va à l'école primaire de six à douze ans et au collège jusqu'à l'âge de quinze ans. Environ 97% des élèves vont au lycée pour en sortir à l'âge de dix-huit ans. Les trois-quarts de ces élèves sont inscrits dans des lycées d'enseignement général, tandis que le quart restant suit des cours dans des lycées spécialisés. A peu près 25,3% des diplômés de fin d'études secondaires entrent à l'université, et un grand nombre d'autres vont dans des instituts universitaires pour des études courtes ou techniques.
La quasi majorité des collèges, lycées et universités sélectionnent leurs élèves en imposant un examen d'entrée. Chaque école a son propre examen. Tout étudiant désireux d'entrer dans cette école doit passer l'examen, à moins qu'il ou elle n'ait suivi des cours à un niveau inférieur dans la même école. Les étudiants poursuivent parfois leur scolarité dans le même établissement, de l'école primaire au lycée en passant par le collège.
Comme les examens d'entrée sont très difficiles, les élèves suivent souvent des cours dans une école préparatoire (juku ou yobiko) le week-end et le soir en semaine en plus de leur temps d'école régulier. Il arrive que les élèves suivent des cours dans un juku avant même d'entrer à l'école primaire.
L'année scolaire japonaise commence en avril. Il y a des vacances d'été de plusieurs semaines, de même que deux semaines de congés pour le Nouvel An. L'année scolaire s'achève en mars, puis il y a deux semaines d'interruption avant le début de la nouvelle année.
Les élèves vont en classe six jours par semaine sauf le deuxième et le quatrième samedi du mois. La pédagogie peut consister aussi bien en méthodes conventionnelles qu'en techniques modernes telles que l'enseignement par ordinateur. Les cours ont lieu de 8 heures et demi à 15 heures ou 15h30 en semaine. Si des cours sont donnés le samedi, ils finissent généralement avant midi. De nombreux élèves suivent des cours dans un juku ou participent à des activités sportives ou autres, en dehors du programme scolaire, l'après-midi.
Les classes peuvent compter jusqu'à 40 élèves dans une école élémentaire. Les groupes d'élèves jouent par conséquent un rôle important aussi bien dans l'apprentissage que dans les autres activités. Les groupes d'élèves de chaque classe nettoient les salles de classe, les couloirs, les toilettes, les terrains de jeux et autres endroits.
La propreté est aussi un aspect majeur des règles de l'habillement. Certaines écoles obligent les élèves à porter un uniforme noir, avec des boutons en cuivre et un col officier, mais aujourd'hui, les uniformes pour garçons sont plutôt bleus, et les uniformes d'été incluent souvent des shorts. Les uniformes des filles sont pour la plupart bleu marine avec des jupes plissées, mais ce style est en train de changer lui aussi. Les jeunes élèves peuvent ainsi porter des chapeaux aux couleurs vives de manière à les rendre plus visibles aux automobilistes. Les uniformes actuels sont plus confortables et attirants que dans le passé, mais il est tout aussi important qu'avant pour les élèves d'être habillé correctement pour l'école.
Les élèves poursuivant leur études dans une école publique, vont presque toujours dans une école de leur propre quartier. Si un étudiant s'inscrit dans une école privée, il ou elle ne doit pas nécessairement rester dans son quartier. Les élèves passent beaucoup de temps ensemble, aussi bien en classe que dans certaines activités après les cours telles que des excursions dans la nature et des voyages scolaires de fin d'études, des rencontres sportives et athlétiques, et diverses activités extra scolaires.
L'ensemble des élèves japonais étudient l'anglais. Ils commencent à l'apprendre en première année de collège et la plupart continuent pendant au moins six ans. Bien sûr la langue japonaise occupe aussi une place importante dans leurs études. Pouvoir écrire en japonais demande un long apprentissage et nécessite un entraînement constant. Il existe trois types d'écritures. Les idéogrammes chinois (kanji) ont été importés au Japon au VIè siècle et adoptés pour l'écriture en japonais. Ce processus était difficile parce qu'il existait de nombreuses différences entre le chinois et le japonais. A cause de cela, deux autres systèmes d'écriture ont été créés. Ils sont appelés hiragana et katakana. Chacun de ces syllabaires japonais a 46 lettres. Les lettres représentent des sons, similaires en cela aux lettres de l'alphabet romain. Elles sont utilisées pour écrire des mots qui ne peuvent pas être écrits avec des kanji.
Les kanji sont utilisés pour représenter des mots ou des idées complètes. La plupart des idéogrammes ont des formes caricaturales et sont prononcés de plusieurs façons. Plus de 2000 kanji sont utilisés couramment, mais un grand nombre d'autres sont utilisés dans la littérature traditionnelle, dans les noms propres et dans les écrits spécialisés. Les élèves japonais doivent savoir lire et écrire environ 1000 kanji avant de sortir de l'école primaire, et ils apprennent presque tous les autres avant la fin de leurs études secondaires de premier cycle.
Les disciplines obligatoires au collège sont la langue japonaise, les sciences sociales, les mathématiques, les sciences, la musique, les beaux-arts, l'éducation physique et les arts ménagers. Ces sujets peuvent être enseignés à des heures différentes réparties sur l'ensemble de la semaine, aussi, il est rare que le programme soit le même d'un jour à l'autre.
Source: http://japanfan.free.fr/education.html
Si vous souhaitez en apprendre encore plus sur le système éducatif Japonais, je vous conseille de lire ce lien:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_japonaise
21:15 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Education, Japon, Rouen, Nippon, système, étudier, école
30.05.2006
Disparition
Le cinéaste japonais Shohei Imamura, deux fois Palme d'Or avec "La Ballade de Narayama" et l'"Anguille", est décédé ce mardi 30 mai à l'âge de 79 ans.
La disparition d'une légende du cinéma japonais. Le réalisateur japonais Shohei Imamura, qui fait partie du cercle restreint des cinéastes ayant remporté deux Palmes d'Or, pour La Ballade de Narayama et L'Anguille, s'est éteint ce mardi à l'âge de 79 ans.
Des débuts entre truands et prostituées
Issu d'une famille bourgeoise, Shohei Imamura fréquente, par révolte et goût du théâtre, les milieux des petits truands et des prostituées. A partir de 1951, il travaille successivement pour Schochiku et Nikkatsu, deux grands studios japonais où il officie en tant qu'assistant réalisateur. En 1958, il réalise son premier long-métrage, Desir vole, où s'esquissent déjà les interrogations récurrentes de son cinéma.
Un observateur de la société japonaise
Les thèmes qu'il affectionne particulièrement sont les traditions villageoises et la réflexion sur la société japonaise, avec notamment Profond Desir des dieux (1968) et La vengeance est a moi (1979). Shohei Imamura s'interroge également sur le traumatisme de la Seconde guerre mondiale et sur la présence des militaires américains sur le sol nippon dans Histoire du Japon racontee par une hotesse de bar (1970) et Pluie noire (1989). Sur le même thème, il livre des documentaires comme En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus (1971).
Deux Palmes d'Or pour une légende
L'autre aspect important de son oeuvre, c'est la place accordée à des femmes confrontées à leur destins, comme dans Ces dames qui vont au loin (1975), Eijanaika (1981) ou La Ballade de Narayama (1983). Ce dernier film lui vaut la Palme d'Or au Festival de Cannes, une récompense qu'il obtiendra une seconde fois pour L' Anguille, en 1997 (ex-aequo avec Le Goût de la cerise). La même année, il tourne Kanzo Sensei. En 2001, il réalise De l'eau tiède sous un pont rouge puis est l'un des auteurs du film collectif 11'09'01: September 11. Shohei Imamura, grande figure de la "Nouvelle vague" japonaise, était considéré comme le plus grand réalisateur vivant du pays depuis la disparition d'Akira Kurosawa.
Source: http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18386241.html (Clément Cuyer avec AFP)
21:20 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disparition, cinéaste, Imamura, cinéma, japonais, rouen, nippon
29.05.2006
Message de l'Ambassadeur du Japon en France
MESSAGE DE M. HIROSHI HIRABAYASHI, AMBASSADEUR DU JAPON

Paris, le 12 mai 2006
Après trois ans et demi passés à Paris, pour mon troisième séjour en France, je tiens à vous informer de mon départ prochain, vers la fin du mois de mai, pour le Japon, le cœur serré, mais avec le sentiment du devoir accompli. Je prends ainsi congé de vous avec cette dernière lettre que je vous adresse aujourd’hui.
Francophile de toujours, et francophone passionné, je suis heureux de terminer ma carrière diplomatique comme ambassadeur en France, l’une des destinations les plus importantes et les plus prestigieuses au sein de notre diplomatie.
Durant mon mandat, j’ai voulu donner un nouvel élan aux relations franco-japonaises qui se sont élargies et approfondies dans de nombreux domaines, et soutenir tout particulièrement celles qui permettaient de faire avancer les grandes causes humaines.
Je voudrais ici rappeler qu’à la suite de la visite officielle de notre Premier ministre, M. Koizumi, à Paris, au mois d’avril 2003, et du Sommet du G8 à Evian, en juin 2003, la visite officielle du Président Chirac au Japon et sa rencontre avec M. Koizumi, au mois de mars 2005, ont donné une nouvelle impulsion aux relations franco-japonaises avec la « Déclaration pour un nouveau partenariat franco-japonais – pour la paix, la stabilité et la prospérité de la Communauté internationale ».
Dans cette déclaration, la France et le Japon ont réaffirmé solennellement leur volonté d’approfondir encore davantage leurs liens d’amitié et la confiance mutuelle, et de développer des relations dans le cadre d’un partenariat privilégié. Les deux dirigeants ont notamment rappelé que le Japon et la France avaient un rôle important à jouer et de grandes responsabilités à assumer sur la scène internationale, convaincus que la maturité de la relation entre la France et le Japon contribue non seulement à la prospérité des deux pays, mais également à la paix et à la stabilité de l’Asie, de l’Europe et du monde dans son ensemble.
Sur le plan bilatéral, je me suis efforcé, dès le début de mon mandat, de renforcer les liens entre le Japon et la France dans les domaines politique, économique, culturel, et scientifique.
Mon mandat a correspondu à une excellente période de la présidence de Jacques Chirac. Tout au long de mon séjour en France, j’ai entretenu, tant sur le plan professionnel que privé, des relations d’amitié avec le Président Chirac, grand connaisseur et grand admirateur du Japon. Par ailleurs, la présence, à l’Elysée, de Monsieur Maurice Gourdault-Montagne, ancien Ambassadeur de France au Japon, et actuel Conseiller diplomatique du Président Chirac, m’a permis de travailler, dans les meilleures conditions et d’une manière agréable, pour nos deux pays. Je tiens aussi à remercier mes homologues du Quai d’Orsay et des autres ministères pour leur coopération amicale.
Les échanges entre parlementaires ont été riches et instructifs grâce aux Présidents des deux Chambres, M. Poncelet et M. Debré, aux Présidents des groupes parlementaires d’amitié nippo-française, M. Valade et M. Quentin, et à leurs collègues, particulièrement actifs.
Fidèle à mon ambition de développer des relations avec les provinces françaises, je me suis rendu personnellement, et à de nombreuses reprises, dans les régions et les départements français pour promouvoir la coopération nippo-française. Je me flatte d’avoir été le témoin de l’installation du nouveau Bureau consulaire de Lyon et des nouveaux Consulats honoraires de Lille et de Toulouse, qui sont venus s’ajouter aux Consulats généraux de Marseille et de Strasbourg, et aux Consulats honoraires du Havre, de Bordeaux et de Nouméa, et qui m’ont aidé à rencontrer de nombreux responsables de Collectivités locales.
Depuis quelques années, les investissements japonais en France augmentent régulièrement. Aujourd’hui, on compte 400 entreprises japonaises, implantées partout en France, alors que le Japon compte 500 entreprises françaises sur son territoire. J’ai personnellement essayé de renforcer les liens entre les entreprises japonaises et les entreprises françaises, et cherché à établir des rapports de confiance entre les uns et les autres. La présence de ces entreprises japonaises en France montre la bonne santé des relations économiques entre les deux pays et l’excellente qualité des relations nippo-françaises.
Enfin, l’accord de sécurité sociale signé entre le Japon et la France, en février 2005, a été une nouvelle étape dans les relations nippo-françaises. En effet, cet accord, qui réduit les charges pesant sur les sociétés, les salariés et les investisseurs japonais et français, permet de faire progresser encore les échanges humains et économiques entre nos deux pays. J’espère que cet accord, déjà ratifié par le Japon, pourra s’appliquer rapidement, une fois ratifié par la France.
L’Exposition d’Aichi (mars - septembre 2005), qui avait pour thème « La sagesse de la nature », fut une réussite complète grâce, notamment, à la visite, les premiers jours, de Monsieur Chirac qui contribua grandement à la notoriété de l’évènement.
Les relations culturelles, artistiques et sportives avec la France, quant à elles, ont été riches et instructives. La France et le Japon s’apprécient, aiment à se charmer et à apprendre l’un de l’autre.
La Maison de la culture du Japon à Paris, haut lieu de la culture nippone en France, depuis une dizaine d’années, et sans doute l’une des institutions culturelles les plus actives de la Capitale, a contribué considérablement au développement des échanges.
J’ai instauré les Assemblées générales des Associations Franco-Japonaises, qui se tiennent dorénavant à Paris tous les ans, et j’ai renforcé leurs liens avec l’Ambassade. Ayant dépassé la centaine, et réparties sur tout le territoire français, les Associations Franco-Japonaises apportent, aujourd’hui, une contribution impressionnante au développement des échanges culturels en province. Je souhaite que ces associations, qui promeuvent admirablement les relations nippo-françaises, soient aidées, et que vous leur apportiez votre concours.
L’ « Année des Echanges entre les peuples du Japon et de l’Union européenne », en 2005, a également connu un franc succès avec 1 900 manifestations au Japon et dans les 25 pays de l’UE. La France fut l’un des pays leaders de cet évènement avec 200 manifestations à son actif.
Je me réjouis enfin de l’intérêt toujours plus grand des Français pour les arts martiaux japonais. Je suis heureux, notamment, de voir que les pratiquants français comprennent parfaitement la philosophie, l’esprit et l’étiquette des arts martiaux d’origine japonaise. Désormais, la France compte environ 550 000 licenciés pour le Judo, et environ 200 000 licenciés pour le Karaté. D’autres disciplines comme l’Aikido (environ 30 000 licenciés), le Kendo (environ 5 000 licenciés), le Shorinji Kempo (environ 10 000 licenciés) ou encore le Kyudo ont également le vent en poupe. Les arts martiaux japonais jouissent, en effet, en France d’une énorme popularité, non seulement chez les jeunes mais aussi chez les personnes âgées.
Le niveau et la qualité du football japonais ont beaucoup progressé grâce à M. Troussier, qui fut entraîneur de l’équipe du Japon de 1998 à 2002. A l’heure actuelle, M. Elissalde, entraîneur de l’équipe du Japon de rugby travaille d’arrache pied pour bien la préparer à la Coupe du monde de rugby qui aura lieu en France, l’année prochaine.
Les coopérations et les échanges scientifiques et technologiques se sont également considérablement développés. La coopération dans ces domaines est en effet très prometteuse, le Japon et la France attachant la plus grande importance aux secteurs du nucléaire, des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’aérospatial, du médical, de l’informatique, etc., au niveau bilatéral comme au niveau multilatéral. Par ailleurs, nos deux pays sont décidés à développer, sur le plan qualitatif comme quantitatif, une coopération entre les « pôles de compétitivité » et les clusters japonais qui ont été créés pour favoriser la coopération tripartite des universités, des Administrations et des entreprises.
Enfin, j’ai été particulièrement heureux que le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) ait démarré grâce, notamment, à l’esprit de concession mutuel franco-japonais.
Sur le plan multilatéral, le Japon et la France ont des responsabilités et des devoirs de première importance pour la paix, la prospérité et la stabilité du monde. Ainsi, nos deux pays ont, d’ores et déjà, pris l’habitude de se concerter ou d’agir conjointement afin de relever les grands défis actuels comme la réforme de l’ONU, où la France soutient très clairement la candidature japonaise à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité, la lutte contre le terrorisme, la lutte pour la non-prolifération des armes de destruction massive, ... La France et le Japon coopèrent également pour la promotion de la diversité culturelle et la protection du patrimoine mondial. Nos deux pays sont aussi engagés dans l’aide au développement de l’Afrique, et de bien d’autres régions du monde telles que l’Irak, l’Iran, le Proche-Orient, avec le problème palestinien, le Cambodge, la Corée du Nord, ...
Concernant la question nord-coréenne, le soutien indéfectible de la France à la position japonaise et au processus des négociations, concernant la question nucléaire et l’enlèvement de ressortissants japonais par le régime nord-coréen, est particulièrement apprécié par le peuple japonais.
Par ailleurs, le Japon et la France ont résolument pris parti pour la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement de la planète, ainsi que pour la lutte contre les maladies contagieuses (SIDA, Paludisme, Tuberculose). En outre, la France et le Japon travaillent ensemble pour la prévention des conflits et des catastrophes naturelles, et, si nécessaire, pour la réhabilitation des pays dévastés. Aussi, je pense que le partenariat nippo-français, solide et déterminé, est plus que nécessaire à la recherche de solutions aux grands défis de la Communauté internationale.
J’ai essayé de développer et d’approfondir les relations avec la communauté intellectuelle, y compris avec la presse, les universitaires et les instituts de recherche. J’ai tenu ainsi à vous faire partager régulièrement mes analyses sur les relations nippo-françaises et la situation internationale, en vous adressant régulièrement ma « Lettre de l’Ambassadeur ». J’ai donné plusieurs dizaines de conférences à travers la France, et des interviews, à maintes reprises, aux radios, à la télévision, dans les journaux et magazines afin de mieux faire connaître les positions de mon pays à vos compatriotes. J’ai lié des relations amicales avec les Académiciens de l’Institut de France qui m’ont réservé un merveilleux accueil au sein de cette vénérable institution. Je leur suis très reconnaissant pour leurs contributions à une meilleure compréhension mutuelle et au développement de l’amitié entre nos deux peuples.
Enfin, je souhaite que la vulgarisation de la langue japonaise et le développement des études et des recherches sur le Japon continuent à se répandre, et que les échanges entre les jeunes gens continuent à se développer.
Ainsi, au moment de quitter la France, je tiens à vous remercier, du fond du cœur, (et, à travers vous, tous les Français) de l’amitié que vous m’avez témoignée et de la coopération que vous m’avez apportée, durant mon séjour à Paris. Je suis pour ma part déterminé à continuer à approfondir encore davantage des liens d’amitié avec la France. Je souhaite que nos routes puissent se croiser à nouveau, en France, au Japon, ou ailleurs.
Hiroshi HIRABAYASHI
Source: http://www.fr.emb-japan.go.jp/
21:26 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.05.2006
NENGO (Nom d'une ère)
Les Japonais utilisent le nom d'une ère à côté du système chrétien de mesure du Temps (Seireki). L'An 2002 correspond à la quatorzième année de l'ère Heisi. Ce nom est employé depuis le 8 janvier 1989, date du décès de l'Empereur Hirohito qui marque la fin de l'ère Shôwa.

Ce concept de nommer une ère est originaire de Chine. La première ère du Japon s'appelle Taika. Elle commence en 645 et depuis cette date, le nom de l'ère change après l'ascension au trône d'un nouvel Empereur ou en cas de crise nationale.
C'est à partir de l'ère Meiji (1868-1912), que les périodes prennent le nom de l'Empereur.
Source: 40 leçons pour apprendre le Japonais (Edition Pocket, langue pour tous)
Et si vous voulez tout savoir sur les ères historiques du Japon...lisez l'excellentissime Topic de ToMach sur le Forum Japon (Topic daté du 23 Janvier 2004), qui se révèle très instructif.
http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=1768
Bonne lecture
21:25 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2006
Hommage
Pas de message concernant le Japon, ce soir, mais un post en mémoire de mon chat Balthazar qui s'est éteint en début de soirée (vers 20h30)...il avait 3 ans.

Adieu Chat-Ninja...
21:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.05.2006
Instrument de musique: Les Flûtes
Les flûtes sont la plupart du temps réalisées en bambous, on distingue les types suivants:

Hichiriki: flûte de 7 trous plus 2 au dessous de 18 cm de long.
Kichiriki: flûte de berger droite ou traversière à 7 trous.
Hitayokiri: très longue flûte composée de 2 parties.
Yamatobue: flûte de concert à 6 trous dont l'intérieur est laqué de rouge.
Shakuhachi:flûte droite, d'une pièce en bambous percée de 4 trous, d'origine chinoise.
Sho no fue: flûte de pan de 10 à 24 fûts.
Sho: orgue de bouche de 17 fûts.

Source: http://www.clickjapan.org/ART/musique.htm
21:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2006
TOFU
Description :
Les graines de soja, sont lavées puis leur pellicule est ôtée. Les graines sont ensuite broyées avec de l'eau de manière à extraire tous les composants. Le mélange est alors soumis à un traitement mécanique, de manière à en extraire les fibres. Le liquide est cuit à très haute température : on obtient alors du Tonyu. Le Tonuy ("lait de soja") est ensuite coagulé puis pressé. On obtient alors du Tofu.

Histoire :
Le soja est cultivé depuis des millénaires en Asie : le tonyu et le tofu font partie des bases de l'alimentation asiatique.
Il n'est apparu en Europe que depuis le début du siècle.
Propriétés nutritionnelles :
Le soja est la graine la plus riche en protéines du monde végétal (c'est pourquoi elle est également incluse dans les régimes alimentaires des animaux).
C'est un aliment idéal pour les enfants allergiques au lait de vache.
En dépit de ses qualités nutritionelles, le tofu est un aliment un peu fade, qu'il convient de bien assaisonner.

Acheter, conserver et utiliser :
Dans presque tous les supermarchés au rayon des produits frais, emballé sous vide (notre photo). La durée de conservation est souvent longue (au moins 1 mois).
On peut acheter du tofu nature ou bien du tofu fumé.
Source: http://www.cuisine-vegetarienne.com/index.php?in_id=6
21:20 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2006
KAROSHI (OU MORT PAR SURMENAGE)
Ce soir, un article édifiant concernant un phénomène, qui montre que le Japon n'est pas le pays où tout est beau, tout est joli...

Définition
En japonais, le terme karoshi désigne la mort par surmenage. Le phénomène a été identifié pour la première fois au Japon et ce vocable a été adopté dans toutes les langues (Drinkwater, 1992). Uehata (1978) a rapporté 17 cas de karoshi lors de la 51e réunion annuelle de l'Association japonaise de la santé au travail. Sur ce nombre, 7 cas seulement ont été reconnus comme maladie professionnelle. En 1988, un groupe d'avocats a créé le Conseil national de défense des victimes du karoshi (National Defense Council for Victims of Karoshi, 1990) et a mis en place un service téléphonique pour répondre aux questions sur les prestations accordées au titre de sa réparation. Uehata (1989) a décrit le karoshi comme une notion médico-sociale qui couvre les décès ou les incapacités de travail consécutives aux accidents cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque aiguë) qui peuvent se produire lorsque des maladies artériosclérotiques hypertensives sont aggravées par une lourde charge de travail. Le terme karoshi n'a pas une acception strictement médicale. Les médias ont fréquemment utilisé ce mot, car il rappelle que des cas de mort subite (ou d'incapacité) sont imputables à une surcharge de travail et devraient faire l'objet d'une réparation. Le karoshi est devenu un problème social important au Japon.
Les recherches sur le karoshi
Uehata (1991a) a effectué une étude sur 203 travailleurs japonais (196 hommes et 7 femmes) victimes d'accidents cardio-vasculaires. Il s'est entretenu avec eux ou avec des membres de leurs familles entre 1974 et 1990 au sujet des demandes de réparation. Sur ce nombre, 174 personnes sont décédées et 55 ont bénéficié de prestations de réparation. Un total de 123 personnes ont subi des accidents vasculaires cérébraux (hémorragie arachnoïdienne dans 57 cas, hémorragie cérébrale dans 46 cas, infarctus cérébral dans 13 cas et cause inconnue dans 7 cas); 50 ont été victimes d'une insuffisance cardiaque aiguë; 27 d'un infarctus du myocarde; 4 d'une rupture de l'aorte. Une autopsie a été effectuée dans 16 cas seulement. Plus de la moitié de ces personnes avaient des antécédents d'hypertension, de diabète ou d'autres maladies athérosclérotiques et 131 avaient travaillé durant de longues heures (plus de 60 heures par semaine, plus de 50 heures supplémentaires par mois ou pendant plus de la moitié des congés normaux). Dans 88 cas, un événement déclenchant a pu être identifié dans les vingt-quatre heures précédant la crise. Uehata en a conclu qu'il s'agissait principalement d'hommes dont les horaires étaient très lourds et qui devaient faire face à d'autres surcharges stressantes. Il a observé que ce rythme de travail s'était répercuté sur leur mode de vie et avait abouti à ces accidents, finalement déclenchés par des perturbations ou des événements professionnels mineurs.
Le modèle de Karasek et le karoshi
D'après le modèle de Karasek (1979) connu sous le nom de demande/contrôle ou exigences/autonomie, un travail qui soumet l'individu à une forte pression (exigences élevées associées à une autonomie ou une marge de décision faibles) accroît le risque de tension psychologique et de maladie physique. Un travail actif (conjuguant des exigences élevées et une autonomie importante) requiert l'apprentissage de la motivation pour développer de nouveaux schémas comportementaux. Selon Uehata (1991b), dans les cas de karoshi, les fonctions occupées se caractérisaient par des exigences importantes, un faible soutien de l'entourage et une autonomie très variable. Cet auteur a décrit les victimes comme des personnes stimulées et enthousiasmées par leur travail et méconnaissant le besoin de repos, les autres nécessités et même celle de se soigner. Il semble que le risque soit élevé non seulement dans les emplois où la pression est forte, mais aussi dans ceux qui nécessitent une importante activité. Les directeurs et les ingénieurs ont une grande marge de décision. S'ils doivent faire face à des exigences extrêmement importantes et s'ils sont enthousiastes dans leur travail, ils risquent aussi de ne pas compter leurs heures. Ces personnes peuvent être un groupe à risque de karoshi.
Le schéma comportemental de type A au Japon
Friedman et Rosenman (1959) ont proposé le schéma comportemental de type A, schéma associé dans de nombreuses études à la prévalence ou à l'incidence des cardiopathies ischémiques.
Hayano et coll. (1989) ont étudié les caractéristiques de ce schéma comportemental chez les salariés japonais, en utilisant l'enquête JAS (Jenkins Activity Survey) sur l'activité. L'analyse a porté sur les réponses de 1 682 hommes employés par une société de télécommunications. La structure factorielle mise en évidence par l'enquête japonaise était à bien des égards analogue à celle trouvée dans l'étude WCGS (Western Collaborative Group Study). Le score moyen correspondant au facteur H (forte motivation et esprit de compétition) chez les Japonais était cependant beaucoup plus faible que dans l'étude WCGS.
Monou (1992), dans une synthèse des études publiées au Japon sur le schéma comportemental de type A, a résumé ainsi la situation: ce schéma est moins prévalent au Japon qu'aux Etats-Unis; la relation entre ce schéma comportemental et les cardiopathies ischémiques apparaît significative au Japon, mais moins marquée qu'aux Etats-Unis; l'enquête japonaise souligne davantage le phénomène «d'ergodépendance» et «d'autorité sur le groupe» que l'étude américaine; le pourcentage de personnes très hostiles est plus faible au Japon qu'aux Etats-Unis; il n'existe aucune relation entre l'hostilité et les cardiopathies ischémiques.
Le Japon et les pays occidentaux ne se comparent pas sur le plan culturel. La culture japonaise est fortement influencée par le bouddhisme et le confucianisme. D'une manière générale, les salariés japonais sont tournés vers l'intérêt de l'entreprise et la coopération entre collègues prend le pas sur la compétition. Dans ce pays, parmi les comportements prédisposant aux accidents coronaires, la compétitivité est moins importante que l'engagement professionnel ou la tendance au travail excessif. L'expression directe de l'hostilité est refoulée dans la société japonaise et se manifeste autrement que dans les pays occidentaux.
Les horaires de travail des Japonais
Il est connu que les horaires de travail sont beaucoup plus lourds au Japon que dans les autres pays industriels. En 1993, le nombre normal d'heures de travail dans les secteurs de production était de 2 017 au Japon, 1 904 aux Etats-Unis, 1 769 au Royaume-Uni et 1 763 en France (BIT, 1995). Au Japon, la durée du travail diminue cependant progressivement. La moyenne annuelle dans les entreprises manufacturières employant moins de 30 salariés, était de 2 484 heures en 1960 et de 1 957 heures en 1994. L'article 32 de la loi sur les normes du travail, révisée en 1987, prévoit la semaine de 40 heures. Cette norme devrait se généraliser progressivement au cours des années quatre-vingt-dix. La semaine de cinq jours a été accordée en 1985 à 27% des personnes travaillant pour des entreprises employant au moins 30 salariés, et à 53% d'entre elles en 1993. La durée moyenne des congés payés était de 16 jours en 1993, mais les salariés n'en prenaient que 9 en moyenne. Au Japon, les salariés ont peu de congés payés et ils ont tendance à les conserver au cas où ils tomberaient malades.
Pour expliquer ces horaires japonais, Deutschmann (1991) a souligné trois éléments structurels à la base de la situation actuelle au Japon. Tout d'abord, les salariés japonais ont constamment besoin d'augmenter leurs revenus. En second lieu, la structure des relations professionnelles est centrée sur l'entreprise, et troisièmement la gestion du personnel est une gestion de type global. Ces conditions reposent sur des facteurs historiques et culturels. Pour la première fois de son histoire, le Japon a subi une défaite en 1945 et, après la guerre, les salaires y étaient faibles. Les Japonais étaient habitués à travailler longtemps et durement pour gagner leur vie. Dans la mesure où les syndicats étaient prêts à coopérer avec les employeurs, les conflits sociaux ont été relativement rares. Les entreprises japonaises ont adopté un système de salaire évoluant en fonction de l'âge et d'emploi à vie. Le nombre d'heures travaillées reflète la loyauté et la coopération du salarié et devient un critère de promotion. Les salariés ne sont pas légalement tenus à de tels horaires, mais ils travaillent pour leur entreprise comme si elle faisait partie de leur famille. La vie professionnelle prend le pas sur la vie familiale. Ces horaires ont contribué à la progression économique remarquable de ce pays.
L'enquête nationale sur l'état de santé des travailleurs
Le ministère du Travail japonais a conduit des enquêtes sur l'état de santé des travailleurs en 1982, 1987 et 1992. Dans l'enquête de 1992, 12 000 entreprises privées employant au moins 10 salariés ont été retenues et 16 000 de leurs salariés ont été choisis aléatoirement sur l'ensemble du pays par branche d'activité et par catégorie professionnelle. Les questionnaires ont été adressés à un représentant par site qui a ensuite procédé à la sélection des participants.
Au total, 65% de ces salariés se plaignaient d'une fatigue physique imputable à leur travail habituel et 48% de fatigue mentale; 57% des personnes ont déclaré que leur activité ou leur vie professionnelle était source d'anxiété, de préoccupation ou de stress. La prévalence des personnes stressées a augmenté, passant de 51% en 1982 à 55% en 1987. Les principales causes de stress étaient les suivantes: relations difficiles dans l'entreprise (48%), nature de l'emploi (41%) et charge de travail (34%).
Des examens de santé périodiques étaient effectués dans 86% des sites analysés. Des actions visant à promouvoir la santé étaient menées sur 44% d'entre eux: événements sportifs (48%), programmes d'activité physique (46%) et conseils en matière de santé (35%).
La politique de protection et de promotion de la santé des travailleurs au Japon
L'objectif de la loi japonaise sur la sécurité et la santé au travail est d'assurer la sécurité et la santé des travailleurs et de faciliter la création d'un milieu de travail convivial. La loi prévoit que l'employeur doit non seulement respecter les prescriptions minimales de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, mais aussi s'efforcer d'assurer la sécurité et la santé des travailleurs sur le lieu de travail en mettant en place un cadre de travail confortable et en améliorant les conditions de travail.
L'article¾69 de la loi, telle que modifiée en 1988, précise que l'employeur doit prendre des mesures permanentes et systématiques pour maintenir et améliorer la santé des salariés grâce à des actions pertinentes telles que des formations et des conseils en matière de santé. En 1988, le ministère du Travail japonais a annoncé publiquement des directives sur les mesures à prendre dans les entreprises pour protéger la santé des travailleurs. Ces directives recommandent un programme de promotion de la santé globale adapté à l'état de santé des salariés: activité physique (formation et conseil), informations sur la santé, conseils psychologiques et nutritionnels.
En 1992, le ministère du Travail a publié des directives visant à assurer un cadre de travail convivial. Pour cela, le lieu de travail doit être correctement entretenu, l'environnement doit être satisfaisant, la charge de travail doit être réduite et des salles de repos doivent être aménagées. Des prêts à faible intérêt et des subventions ont été accordés pour permettre l'application de ces mesures dans les petites et moyennes entreprises.
Conclusion
Il n'est pas encore totalement prouvé que le surmenage professionnel puisse être la cause d'une mort subite. D'autres études sont nécessaires pour établir la relation de cause à effet. Pour prévenir le karoshi, il conviendrait de réduire la durée du travail. Au Japon, la politique nationale de santé au travail est axée sur les risques professionnels et sur la prise en charge sanitaire des salariés à problèmes. Une première étape en direction d'un cadre de travail convivial est l'amélioration de l'environnement psychologique. Les examens médicaux et les programmes de protection de la santé devraient être encouragés pour tous les travailleurs, car ces mesures permettront de prévenir le karoshi et de réduire le stress.
Source: http://www.ilocis.org/fr/samplilo.html
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23.05.2006
URUSHI (La Laque Japonaise)
"On sert, aujourd'hui encore, le bouillon dans un bol de laque, car un récipient de céramique est loin de donner des satisfactions du même ordre. Et d'abord, parce que dès que l'on enlève le couvercle, un liquide contenu dans une céramique révèle sur le champ son corps et sa couleur. Le bol de laque au contraire, lorsque vous le découvrez, vous donne, jusqu'à ce que vous le portiez à la bouche, le plaisir de contempler dans ses profondeurs obscures, un liquide dont la couleur se distingue à peine de celle du contenant, et qui stagne, silencieux, dans le fond. Impossible de discerner la nature de ce qui se trouve dans les ténèbres du bol, mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords du bol, vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfum que véhicule cette vapeur vous offre un subtil avant-goût de la saveur du liquide, avant même que vous en emplissiez votre bouche. Quelle jouissance dans cet instant, combien différente de ce que l'on éprouve devant une soupe présentée dans une assiette plate et blanchâtre de style occidental! Il est à peine exagéré d'affirmer qu'elle est de nature mystique, avec même un petit goût zennique."
Tanizaki - Eloge de l'ombre - 1933

On a du mal à ne pas sourire du lyrisme de Tanizaki vantant les charmes du bol en laque pour déguster un bouillon! Et pourtant... il n'a pas tort! une soupe de miso servie dans un bol en porcelaine n'a pas tout à fait le même goût!!!
Au Japon, la laque aurait une tradition de plus de 6 000 ans, puisque des peignes en laques auraient été retrouvés sur des sites néolitiques japonais et datés à environ 4 500 avant JC.
Ce qu'on appelle "urushi" est au départ la résine d'un arbre (Rhus Verniciflua... plus communémemt appelé arbre Urushi ou arbre à laque!). Un fois retirée de l'arbre, cette résine est d'abord mise au repos pendant trois à cinq ans, avant d'être traitée pour fabriquer la laque proprement dite. Différents types de traitements résultent en différents types de laque, et celle-ci est ensuite généralement appliquée en plusieurs couches très fines sur un corps en bois, avant d'être durcie dans un environnement très chaud et très humide. Le résultat ainsi obtenu est plus résistant que le bois naturel, notament face à l'humidité.
La laque est utilisée dans la fabrication d'une grande variété d'objets et d'ornements, y inclus: des bols et des assiettes, des boites de repas, des baguettes, des plateaux, des socles de lampes, des peignes et accessoires pour les cheveux, des écritoires, mais aussi des intérieurs de temples, des meubles, des portes... et même de nos jours, des boitiers d'ordinateurs ou de télévision!.
Encore aujourd'hui, la fabrication de la laque est longue et fastidieuse, et requiert un savoir faire et une patience telles, que les objets ainsi fabriqués sont généralement le résultat du travail de plusieurs artisans. Elle n'est donc pas non plus bon marchée, et la laque des bols de soupe évoqués par Tanizaki est aujourd'hui malheureusement trop souvent remplacée par du plastique...
Source: http://www.japonismus.com/arts-table-laque.html

Et si vous voulez tout savoir sur la Laque Japonaise, un site indispensable à visiter:
http://www.dotapea.com/laquejaponaise.htm
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22.05.2006
La Saison des Pluies
Alors que le temps est plus que maussade en Normandie, sachez que les mois de juin et juillet au Japon sont généralement ceux de la saison des pluies. Seul Hokkaido, au nord du japon, y échappe.

Pendant la saison des pluies (appellée tsuyu ou baiyu), le taux d'humidité avoisine les 75% à Tokyo, et s'il ne pleut pas tous les jours, l'impression de beau temps n'est généralement pas au rendez vous. Prévoir un voyage au Japon en début d'été (pour nous) n'est donc pas le meilleur calcul qui soit !
Les Japonais vous expliqueront comment à cette saison, la chaleur et l'humidité sont désagréables à supporter. Lors des informations météorologiques, il existe même un indice pour mesurer le "taux de désagréabilité" : fukai shisû.
Malgrè celà, il existe néanmoins des endroits que la pluie n'affecte pas, au contraire. C'est le cas en particulier de certains temples, jardins et sources chaudes.
Les enfants ont pour habitude de suspendre à côté d'une fenetre une petite poupée en tissus appellée teruteru-bôzu (monsieur soleil) qui a pour objectif d'écarter la pluie.
Sites en Anglais :
* Ce site vous expliquera comment conserver votre maison au sec pendant cette periode :
http://www.japan.com/travel/climate/tsuyu.php
* Explicatif très complet sur la saison des pluies : http://www.japan-guide.com/e/e2277.html
* Chantez des chansons à votre teruteru-bôzu : http://www.splinternails.com/blogs/random_martin/archives/imeji/000181.php
Sites en japonais :
* Sur cette carte vous saurez si vous pourrez sortir votre linge à sécher dehors : http://www.wni.co.jp/cww/docs/sentaku/index.html
* Ce site vous permet de calculer le "taux de désagréabilité", saisissez dans le formulaire la température et le taux d'hygrométrie, vous obtiendrez le fukai shisû correspondant : http://kuroneko22.cool.ne.jp/di.htm
Source: http://www.atlantique-japon.org/fr/mag/detail.asp?arId=244
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