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31.10.2006
HISTOIRES DE FANTOMES JAPONAIS
En ce 31 octobre, voici un excellent dossier consacré aux films d'horreur, au pays du Soleil Levant...
1998: une gamine en blouse blanche terrifie le Japon. Son père se nomme Hideo Nakata, la fille est un fantôme et se prénomme Sadako ("fille chaste"), et l'objet de la terreur n'est rien de plus qu'un film, Ring. Ses répercussions feront office d'électrochoc dans la production locale et dépasseront les limites du pays. Le yurei eiga (film de fantômes) ne date pourtant pas d'hier, mais la remise au goût du jour tiendra du bain de jouvence salvateur...gros plan sur toute une famille de spectres et de monstres nippons.
NAISSANCE DES FANTOMES
On peut remonter l'existence des yurei eiga aux années 50, le genre se développant encore généreusement dans les 60's. La référence en la matière pour Nakata date de 1959: il s'agit de Tokaido Yotsuya Kaidan ("The Ghost of Yotsuya") de Nabuo Nakagawa. L'histoire, située durant la période Edo du Japon (qui s'étend de 1603 à 1867), est celle d'un pauvre paysan qui souhaite devenir samouraï. Soupçonnant son épouse d'entretenir une relation avec son masseur, le paysan les tue, utilisant un poison qui défigure sa femme. Les deux victimes reviennent ensuite hanter l'assassin. Ce mythe a été de nombreuses fois décliné, mais la version de Nakagawa est principalement celle qui a inspiré Nakata pour Ring. A partir de cet exemple, on peut définir l'esthétique classique du fantôme japonais (s'étendant assez largement à la représentation chinoise ou coréenne): souvent une femme, parfois défigurée et livide, portant de longs cheveux noirs, vêtue d'une robe blanche (couleur du deuil au Japon), avançant les paumes en dedans et les bras repliés (le dessus des mains représentant le Yin, énergie négative), surgissant des puits ou des forêts dans le but de se venger des êtres responsables de sa mort ou de terroriser des personnes au comportement immoral.
Cette figure est utilisée dans le classique du genre, Kwaidan (1963) de Masaki Kobayashi (en l'occurrence celle de la "femme des neiges" - figure classique nommée "yukionna") tout comme dans Les Contes de la lune vague après la pluie (1953) de Kenji Mizoguchi (où le réalisateur mêle le yurei eiga au jidai-geki, film historique) avec le personnage de Wakasa qui hante une forêt. Dans L'Empire de la passion (1978) de Nagisa Oshima, le revenant (cette fois un homme) surgit du puit où son corps a été jeté par ses deux assassins (son épouse et l'amant de celle-ci) afin de les hanter jusqu'à ce que ceux-ci avouent leur crime et soient exécutés. Les exemples de ce type sont foison, les yurei eiga se nourrissant également de tout le patrimoine que représente le théâtre Kabuki (et sa forme plus ancienne, le No). De cette tradition scénique, la représentation du fantôme conserve ainsi un aspect théâtral marqué.
BESTIAIRE SPECTRAL ET MONSTRUEUX
Au-delà de cette figure, la mythologie japonaise est surpeuplée de fantômes et autres monstres. Ceux-ci sont désignés par deux termes génériques: "bakemono" ou "obake". Aux côtés du "yurei" (le fantôme vengeur), existent les "yokai" (désignant des créatures surnaturelles) ou les "onis" (pour les ogres ou les démons). Ces désignations recouvrent elles-mêmes une multitude de créatures. Parmi les yokai, on retrouve les tanuki (qui sont les personnages principaux de Pompoko de Isao Takahata), des animaux aux grandes capacités de transformations, les kappas (qui sont des esprits de l'eau à visage de singe, avec un bec, une carapace de tortue, un réservoir d'eau au-dessus du crâne), les rokurokubi (des démons féminins) etc... Il existe une infinité de ces créatures, comme la yumanba (vieille ogresse des montagnes), le bakeneko (qui est un monstre-chat dont on peut voir une évolution dans le car-chat de Mon Voisin Totoro) ou le kodama (l'esprit de la forêt présent dans Princesse Mononoke). Certaines de ces créatures sont liées par leur représentation: ainsi, les kappas, la yumanba ou encore le hitotsume kozo (le moine à un oeil) sont des monstres aussi sanguinaires que tournés en ridicule, l'horreur étant souvent voisine du grotesque. Le bestiaire est sans fin: cette richesse est probablement l'héritage de l'animisme (où les esprits sont omniprésents) ou du polythéisme shintô qui imprègnent le pays et ses mythes.
MES CHERS VOISINS
Chacun des fantômes japonais est doté de pouvoirs surnaturels. Dans l'une des quatre histoires de Kwaidan, la femme des neiges tue d'un simple souffle, tandis que dans une autre, le fantôme provoque le vieillissement de sa victime par la simple pensée. Héritier de cette tradition, Ring présente un fantôme dont le pouvoir de malédiction s'étend aux ondes télécommunicatives et au développement photographique. On l'a vu, le fantôme de Ring dispose de l'esthétique (le sexe, la chevelure, la robe) et des motivations (la vengeance), le lieu d'appartenance (le puit) du spectre classique. Mais Nakata va plus loin dans l'hommage: puisant dans l'art pictural japonais, dans le théâtre Kabuki et dans les représentations de fantômes dans le cinéma japonais, le réalisateur pousse pratiquement à l'exercice de style en épousant la mise en scène d'un film fantomatique classique. Le yurei eiga a, par essence, toujours présenté l'existence de deux mondes distincts qui parfois coexistent: celui des morts et celui des vivants. Ainsi, alors que la "femme des neiges" de Kwaidan est baignée dans un halo de lumière bleue la différenciant du commun des mortels, le fantôme de Ring est esthétiquement tout aussi autre: lorsque Sadako sort de la télévision, l'éclairage sur elle est beaucoup plus puissant, lors des scènes où Sadako est enfant, toute la salle est illuminée d'une forte lumière blanche, faisant basculer alors Ring d'une approche réaliste au fantastique.
De même, Sadako a sa propre "texture", à l'image du grain très présent sur les images de flash-back ou sur la bande de la vidéo maudite. A cette image propre du fantôme s'ajoute un univers sonore qui est une des composantes de l'univers spectral. Que ce soit dans Kwaidan, L'Empire des passions ou Ring, l'apparition du fantôme est toujours annoncé par une bande sonore en rupture: le souffle du vent dans Kwaidan, le grincement dans L'Empire des passions, les échos, les grincements stridents (parfois obtenus en amplifiant le son que produit la pellicule filmique qui frotte sur une bobine de métal) de Ring. Dans ce dernier film, c'est à chaque fois ce grincement qui annonce la présence de Sadako, du visionnage de la vidéo à son attaque chez Ryuji à la fin. La gestuelle même du fantôme le distingue du monde des vivants. Ainsi, dans le film de Nakata, le fantôme a une démarche désaccordée et déséquilibrée (impression obtenue en filmant l'actrice, danseuse professionnelle, qui effectue une marche particulière filmée à reculons), rappelant la stature des fantômes des Contes de la lune vague après la pluie ou de Kwaidan. Nakata et son scénariste ont ici effectué un large travail à partir de l'oeuvre originale de Koji Suzuki pour la conformer aux canons du cinéma fantomatique nippon, tout en innovant sur certains aspects: ici, le mystère est résolu (chose qui n'arrive pas dans les autres films cités), renforçant l'idée d'imprégnation (ou d'acceptation) d'un monde dans l'autre plutôt que de l'écrasement d'un univers sous l'autre. De plus, la longue parenthèse du genre dans l'histoire du cinéma japonais permet à Ring de confronter le fantôme à un société neuve, à une certaine modernité: c'est ici que l'hommage devient innovation.
RENAISSANCE DES FANTOMES: SADAKO SUPERSTAR
Le revival que connaît depuis quelques années le cinéma japonais est assez étroitement lié à la fontaine de jouvence apportée par la création fantastique du pays, comme les prémices d'un retour à la splendeur qui fut celle du cinéma nippon avant la crise des grands studios. Hideo Nakata, Kiyoshi Kurosawa, Takashi Miike et consorts ne sont probablement pas encore ni Kenji Mizoguchi, ni Akira Kurosawa, ni Yasujiro Ozu, mais ils font souffler un vent assez neuf pour entrevoir des lendemains meilleurs. Aujourd'hui, s'il y a un endroit sur la planète où les esprits fourmillent en terme de cinéma fantastique, c'est au Japon. Alors que Shinya Tsukamoto a donné des signes de resurrection du genre avec son borderline Tetsuo (1988), Kurosawa l'aborde quelques années plus tard avec une certaine mesure dans Cure (1997), qui devance certes Ring mais sans le même succès. Car un an plus tard, c'est un réel séisme qui secoue l'archipel. Après son triomphe en salles, Ring sera à l'origine d'une suite (Ring 2) et d'une préquelle (Ring 0 - Birthday), d'un remake coréen (The Ring Virus - les films japonais étant encore interdits jusqu'en 1999 en Corée), de téléfilms, de séries télévisées, et d'un coup de boost sur les ventes du livre original (poussées aux 3 millions d'exemplaires). Sadako devient une icône, un Mickey de l'horreur :des jeux vidéos, d'attractions Sadako ou des "puri kura" (où l'on peut se faire prendre en photo avec Sadako), de t-shirts "Sadako de Noël", des mugs, des bougies, des porte-clefs: la goule mal coiffée est partout.
Au-delà de ce raz-de-marée mercantile, le film de Nakata a réellement servi de déclencheur. Le yurei eiga retrouve une vitalité qu'il n'a plus connu depuis presque un demi-siècle. Avec Kaïro (2001), Kiyoshi Kurosawa effectue une variante sur le genre en prenant le fantôme comme métaphore de la solitude urbaine (avec un film semble être le compromis de Ring et de la fascinante série animée Lain, où le fantôme communique avec le monde des vivants par le net). Tsukamoto se sert des codes du yurei eiga dans Gemini, avec l'apparition d'un frère jumeau fantomatique, vivant dans un monde spectral esthétiquement à l'opposé de celui des "vivants" (Tsukamoto poussant le contraste jusqu'à faire de son fantôme un homme à l'animalité certaine), et enfermant son frère au fond d'un puit afin de subtiliser son identité. Les production ne cessent plus de voir jour: Uzumaki, Frame, The Mass Murders, Black House, The Grudge, le robinet ne semble pas vouloir cesser de déverser son flot de productions horrifiques. Même dans des films qui ne baignent pas totalement dans le genre, le clin d'oeil devient marque imposée: ainsi, la vengeresse de Audition, à la longue chevelure noire, à la robe blanche immaculée, attendant la tête baissée d'éventuels coups de fil ne serait-elle pas une soeur de Sadako?
Aujourd'hui, l'effervescence touche le monde entier. Le cinéma fantastique nippon est célébré à l'étranger (à l'image du récent Grand Prix à Gerardmer pour Dark Water de... Hideo Nakata) et le cinéma hollywoodien s'en va remaker à tour de bras. A croire que la contamination mondiale évoquée à la fin de Ring est devenue effective.
Source: http://www.filmdeculte.com/coupdeprojo/fantomesjaponais.php
21:22 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Histoires, Fantômes, Nakata, Ring, Monstres, Bakemono
30.10.2006
Couples franco-japonais: ce qu'il vaut mieux savoir...
Voici l'excellent article écrit en 2003 par Pascal sur le (non moins excellent) forum de France-Japon.Net...
"Dans cet article, je parle uniquement des couples franco-japonais dans le sens homme français et femme japonaise. La raison est que je connais très bien une bonne quinzaine de couples dans ce cas, mais je ne connais pas de couples dont le mari est japonais et la femme française.
Du moins, je ne les connais pas suffisamment pour savoir dans quelle mesure leur couple est soumis aux turbulences du choc culturel et connaître leurs difficultés.
Toutefois, sans avoir de statistiques sous la main, le couple homme japonais + femme française semble beaucoup moins fréquent que le contraire, conséquence de quoi ce que je vais décrire a des chances de ressembler à la majorité des cas.
Je pars donc du principe que vous êtes un homme français ou une femme japonaise, que vous n'avez jamais vécu au Japon ou en France assez longtemps pour en connaître suffisamment la culture. Nous allons d'abord planter le décor:
Vous êtes célibataire et vous venez de rencontrer la personne de vos rêves. Vous, Monsieur êtes en voyage au Japon ou bien vous Mademoiselle êtes en voyage en France ou vous êtes tous deux en voyage ailleurs, ou encore vous vous êtes rencontrés par les petites annonces de france-japon, pourquoi pas. Vous aimez le Japon, du moins vous aimez l'image que vous en avez par les livres et les reportages (image souvent complètement satirique, voire carrément fausse, d'ailleurs). Bref, vous envisagez sérieusement de valider l'option «et plus si affinités». Voici quelques «tuyaux» qui, je l'espère, vous éviteront de désagréables surprises.
Les soirées entre amis
Si vous comptez sortir votre Belle dans des soirées entre amis, il est possible qu'elle s'y ennuie à mourir. Tous les couples franco-japonais que je connais ici en ont fait l'expérience. Je dis bien: tous, et c'est ce qui me fait penser que c'est fréquent (je n'y ai d'ailleurs pas échappé au début).
En France, quand on sort sa nouvelle conquête pour la première fois chez des amis, elle s'intègre vite: pas de barrière de langage ni de coutume, même humour, etc... Elle discute, rit avec tout le monde, ouais, bon, là aussi il peut y avoir des exceptions...
Une Japonaise, par contre, s'intégrera moins bien. D'abord elle n'est pas habituée aux interminables repas. Elle calera après les entrées et ne fera que regarder passer les plats. Elle n'est pas habituée à l'humour, il faut lui expliquer les blagues, et même après l'explication elle ne voit pas ce qu'il y a de marrant. En plus, expliquer quand on n'a pas forcément le vocabulaire idoine pour le faire, ça devient vite pénible et soit on prend du retard sur les blagues à traduire, soit on «décroche» de la traduction et on rit avec les autres devant la demoiselle qui ne pige rien. Dans tous les cas, quel que soit votre aptitude à parler le Japonais, sachez que l'interprétariat en temps réel, même à jeun, est exténuant. Alors au milieu de vos amis, après 3 apéros, 2 verres de Pouilly Fuissé pendant les entrées, n verres de Nuits-Saint-Georges, m verres de Morgon et p verres de Pauillac, je puis vous assurer que, quels que soient n, m et p, les explications et traductions vont commencer à vous peser, que votre détermination va prendre de la gîte et la nef de vos illusions donner de la bande.
Et même si elle parle un français irréprochable, elle ne comprend pas forcément l'argot, alors si elle capte quedale à la jacte, vous mordez la situasse, hein?
Et même si elle comprend bien l'argot, il y a des blagues tellement ancrées dans la culture...
Dans le meilleur des cas, si quelqu'un de pas trop ivre s'intéresse à elle et lui parle, tout se passe bien tant que leur conversation continue. Combien de temps peut-on espérer? Une heure? Mais il reste 7 heures avant la soupe à l'oignon du petit matin... Mais c'est rarissime dans les soirées entre amis que quelqu'un s'intéresse à votre compagne au point de lui faire la conversation durablement (à moins qu'il vous la drague, évidemment). Et si par miracle ça se produit, la conversation prend un tour sérieux, et l'autre personne ne s'amuse pas... Ou alors vous faites la conversation vous même, et vous vous coupez de vos amis.
Chose à éviter: si ce sont des amis de longue date, éviter à tout prix les anecdotes d'un passé commun, le genre:
« ... il était bourré, y s'bute dans une chaise pliante avec son verre de whisky à la main, y tombe en costar dans la piscine avec la chaise pliante. On le repêche, y tenait toujours son verre, mais plus de whisky, son verre d'eau de piscine, quoi, et la chaise pliante sous l'autre bras. Y boit un coup d'eau de piscine, sort une clope toute trempée et y'm'dit très sérieux: T'as pas du feu? ... »
Ça fera rire aux éclats tous ceux qui étaient là, ça fera rire par sympathie ceux qui n'étaient pas là mais qui pigent le comique de la saynète, mais je gagerais que ça ne fera pas rire la demoiselle. Pas forcément. Ou alors ça la fera rire une fois, mais après plusieurs anecdotes croustillantes, ça la fera bailler comme nous avons tous baillé quand nos pères et oncles ressortaient les histoires de régiment à table, les Dimanches après midi pluvieux, entre le fromage et la tarte.
L'attitude pour la conversation est d'autre part fondamentalement différente. Le Français cherche à parler de ce qui l'intéresse, alors que le Japonais cherche à savoir ce qui intéresse son interlocuteur. Ce n'est certainement pas absolu, mais je pense que l'idée générale est fondée.
Une autre chose diversement appréciée de part et d'autre:
En France, quand on a plaisir à être ensemble, le dernier train ou même seulement l'heure tardive ne sont pas des arguments valables pour partir. Nous sommes du genre: file nous un coussin, on va dormir sur la moquette. Et la petite fête continue jusqu'à l'aube. Si vous voyez que la demoiselle s'ennuie, rentrez. Si vous lui demandez, et qu'elle répond «on reste encore un peu», sachez que le «encore un peu» signifie que vous avez juste le temps de dire au revoir à tout le monde ou guère plus. Prévoyez aussi des remarques de vos amis: Ben t'es pas bien chez nous, on n'est plus de ton monde, dis le! D'où les cas typiques:
- Rejet de la demoiselle qui n'aura pas envie de vous suivre à toutes les soirées et vous dira vite d'y aller seul;
- Frustration pour vous chaque fois que vous devez quitter une soirée qui démarrait du tonnerre;
- Perplexité de vos amis quand la fois d'après vous venez seul, difficultés de les convaincre qu'il n'y a aucun problème et qu'ils ne s'inquiètent pas pour vous ni pour elle. Quoi que vous fassiez, si on vous invite tous les deux et que vous venez seul, vous serez obligé d'expliquer parce qu'en France, si on se déplace seul, c'est qu'il y a vraiment de l'eau dans le gaz, que c'est très grave, alors qu'au Japon, pas du tout.
Voilà. Encore une fois, il peut y avoir des exceptions et ce que j'ai écrit ne s'applique certainement pas à tous les cas. Mais il vaut mieux en être conscient pour mener à bien les projets de drague tout en évitant les surprises. tout sera affaire de compromis et de concessions. Si vous savez faire des concessions, en avant toute et vivez heureux. Rassurez-vous, ça peut marcher, et je vous le dis en connaissance de cause.
Les enfants
Si vous avez évité les premiers obstacles de la différence de culture avec succès et pensez vous reproduire, il reste une chose à savoir. Plusieurs choses à savoir, en fait, mais je ferai l'hypothèse qu'on vous a déjà expliqué pour les abeilles et les fleurs. Au Japon, les mères dorment avec leurs enfants. Le mari peut éventuellement dormir avec tout le monde, mais ce n'est pas général, loin s'en faut. Souvent, le mari a sa chambre bien à lui, et la femme dort avec les enfants.
Pour un Français, par contre, il est nécessaire de prévoir une chambre pour le bébé, avec un lit de bébé bien distinct du lit des parents. Pour un Français, aussi, il est nécessaire de dormir avec Madame. Si on ne dort pas ensemble, c'est ressenti un peu comme j'écrivais plus haut, pour le fait de sortir seul: c'est en général qu'il y a de l'eau dans le gaz. En France, faire chambre à part est assez rare. Je n'ai pas non plus de statistiques, il est vrai.
La façon de faire vis à vis des enfants est si différente que ce peut être un sujet de discorde, et il vaut mieux ne pas sous-estimer l'obstacle. Il est difficile et même impossible de dire quelle est la façon «juste». Il n'y a pas de façon juste d'élever un enfant, il y a juste plusieurs façons.
J'aimerais maintenant témoigner de mon expérience personnelle. Soyons clairs, je ne dis pas que mon expérience est meilleure, c'est juste un témoignage.
Lorsque notre fils est né, nous aurions pu lui donner une chambre puisque nous habitions un 3 pièces dans la banlieue de Tokyo. J'étais un peu réticent à l'idée que nous dormirions tous ensemble, inquiet à l'idée d'une rupture de la vie de couple. Mais avec le recul, je me suis aperçu des nombreux aspects positifs de cette façon de faire. Je citerais parmi les avantages:
- L'enfant dort à côté de sa mère. Il n'a donc jamais peur la nuit puisqu'il sent une présence rassurante et pleure rarement.
- S'il se met à pleurer, c'est qu'il a faim. Sa maman le prend contre elle sans avoir besoin de se lever ni même d'allumer la lumière. Il tète, puis s'endort sans transition. Ceci suppose l'allaitement, évidemment. Madame ne se réveille même pas et fait tout d'instinct sans débrancher le pilotage automatique.
- Pour vous monsieur: l'homme moderne se doit de participer aux efforts, et en particulier de chauffer le biberon quand c'est nécessaire. Si le bébé dort près de sa mère, vous n'aurez même pas à vous réveiller, pas de coups de coudes dans les côtes pour entendre «c'est ton tour d'y aller» vous n'aurez pas à dire de vilaines choses de la Madone en vous butant le petit orteil contre un pied de chaise. Pas de biberon à chauffer dans un état semi-comateux et ni Monsieur, ni madame n'auront une tronche de déterré en rupture de catafalque le lendemain matin.
- Le fait que l'enfant tète souvent même la nuit stimule la lactation. Vous serez tranquille plus longtemps en tournant à 100% au lait maternel (5 mois pour nous). Pas besoin d'emmener 200 kg de matériel à chaque déplacement, Madame a tout sur elle, prêt à servir à la bonne température. Alea lacta est! Lait en poudre? On n'a jamais fini la 2ème boîte, il n'en voulait pas. Chauffe-biberon? Intégré à Madame, garanti à vie. Un an de lait gratuit!
- Ne craignez surtout pas d'écraser le bébé en vous retournant la nuit: ça n'arrivera pas. Le seul animal connu pour ça est le mâle de l'éléphant de mer. Je n'ai jamais entendu parler d'un cas pareil pour des humains et j'ai très peu d'éléphants de mer dans mes relations, même mâles.
- Ne craignez rien non plus pour votre vie de couple. Une fois que le bébé dort, vous pouvez faire n'importe quoi à côté, il n'entendra rien, ne verra rien, ne dira rien (mizaru, iwazaru, kikazaru) même si vous faites Tarzan avec le lustre, même si Madame crie son bonheur. Aucun problème donc les soirs de grandes manoeuvres ni d'ailleurs pour le petit coup du matin qui n'arrête pas le pèlerin. De toute façon, même s'il a sa chambre, il est possible qu'il entre dans la vôtre quand vous jouez à papa-maman.
Jusqu'à quand cela doit-il durer? Vous saurez vous-même quand il faudra arrêter et le mettre dans sa chambre à lui. Probablement avant qu'il ait 25 ans.
Est-ce que c'est bon psychologiquement? C'est une question à laquelle je ne saurais répondre, n'étant pas spécialiste de la chose. En tout cas, mon gamin semble équilibré, bien intégré dans son école et à l'aise dans la vie, comme tous ses petits copains, d'ailleurs. Il a dormi dans un petit futon à côté de nous, côté Maman, jusqu'à 5 ans, et n'a quasiment plus voulu dormir avec nous le jour où je lui ai construit un lit surélevé, avec un petit bureau dessous. C'est aussi simple que ça, les gosses, faut les avoir à la ruse. Il vient de temps en temps faire un gros câlin le matin, mais c'est de bonne guerre.
Les sites internet qui parlent des enfants qui dorment avec leurs parents font état de troubles psychologiques graves. Mais au Japon, il n'y a apparemment pas plus de gens avec des troubles graves que partout ailleurs. Je crois donc que l'argument est complètement infondé et partial, du type «je fais comme ça, donc tous les autres ont tort». Je n'ai pas trouvé d'information sur ce sujet sur des sites japonais, mais les Japonais ne se posent certainement pas la question de savoir si c'est bien ou pas, puisque c'est la norme ici.
Je répète au passage que je ne dis pas qu'il est meilleur de dormir avec les enfants. Je dis simplement que je l'ai fait, et que je ne pense pas lui avoir causé aucun déséquilibre. Et si c'était à refaire, je referais de la même manière, sans les réticences du début, cette fois.
Dans notre cas, c'était d'ailleurs un compromis. Ensemble à la Française, avec le gamin près de Maman, à la Japonaise.
Se connaître mutuellement
Avent de finir, je conseillerais à ceux qui seraient attirés par un personne de l'autre sexe (ou du même sexe, pourquoi pas) et de l'autre culture, de vivre quelques années dans le pays de votre bien-aimé(e). Apprendre la langue est un gros atout puisque les liens entre la langue et la culture sont forts. Au besoin, faites le match retour dans l'autre pays pour que chacun connaisse bien le pays de son conjoint. Il y a énormément de chose qu'on ne penserait pas à expliquer. Pour reprendre l'exemple ci-dessus, un Français ne penserait jamais à expliquer qu'en France, les enfants ont une chambre indépendante dès la naissance.
Pratiquez les deux langues (Français et Japonais) plutôt que d'utiliser l'Anglais. En passant par l'Anglais, il y a plus d'imprécision parce que la différence entre ce que vous voulez dire et ce que vous dites réellement s'ajoute à la différence entre ce que vous dites et ce que votre partenaire comprend.
Voilà, ça fait déjà beaucoup pour une première troussée. J'en retartinerai une tranche si je retrouve quelque chose à dire. J'espère que ces conseils pourront vous éviter bien des soucis ou du moins de savoir où sont les difficultés. Comme on dit, un homme averti vaut mieux que deux «Tu l'auras».
En attendant, bonne chance dans vos galantes entreprises."
Source: http://france-japon.net/modules.php?name=News&file=article&sid=19
Bien évidemment, cet article n'est pas représentatif de tous les couples Franco-Japonais, et par bonheur pour la plupart tout se passe bien...mais je voulais quand même poster ce texte qui peut sans nul doute s'avérer très instructif pour certains (comme l'arrivée de l'enfant dans le couple)...
21:20 Publié dans Infos pratique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Couple, Japon, France, Article, Homme, Femme, Amis
29.10.2006
KAGUYAHIME, la princesse lune
Ce soir un conte très connu au Japon...
Cette histoire s'est passée il y a bien longtemps.
En ce temps là, vivait un homme que tout le monde appelait le vieux coupeur de bambou. Il était renommé dans toute la contrée pour la qualité de son bambou.
Un jour, une tige de bambou qui brillait d'un éclat irréel, attira son regard. Il n'avait jamais rien vu de tel ! Qu'était-ce donc que cela ? Il la coupa et eu la surprise de sa vie en trouvant à l'intérieur, recroquevillée sur lui-même, un adorable poupon. C'était une petite fille.
Le vieux coupeur de bambou et sa femme, furent tout content de se voir redevenir parents dans leur viellesse. Ils appelèrent la petite Kaguyahime ( la princesse lune ), car son visage délicat, à la couleur laiteuse, leur rapellait celui de la lune.
La petite grandissait et devenait de plus en plus belle.
Elle devint une jeune fille à la beauté si envoûtante, qu'on parlait d'elle d'un bout à l'autre du pays. Evidemment, nombreux étaient ses prétendants.
Vinrent cinq jeunes nobles de la cité, tombés éperduement amoureux de la belle...
A chacun, Kaguyahime répondit, embarrassée, qu'elle épouserait celui des cinq qui pourrait accomplir ce qu'elle demanderait.
Il s'avéra bien vite pour eux tous, que les quêtes, qu'elle leur donnait, étaient pour le moins difficile sinon hors de porté du commun des mortels...
L'une de ces quêtes était de s'emparer du collier de pierres-arc-en-ciel que porte le dragon autour de son cou.
A chacune des tentatives des cinq nobles, s'ajoutait un nouvel échec ...
Un soir alors que la lune baignait de ses rayons la surface terrestre, trois messagers apparurent, pour révéler à Kaguyahime le secret de ses origines.
Elle appartenait au peuple de la lune qui se languissait de son abscence et réclamait son retour. Elle était pour ainsi dire une étoile tombée du firmanent, et devait se préparer car ils viendraient bientôt la chercher.
Depuis lors, à chaque fois qu'apparaissait la lune, Kaguyahime, qui goûtait la vie sur terre, pleurait son départ prochain.
Entendant que les gens de la lune viendraient bientôt enlever leur chère enfant, le viel homme et sa femme prièrent l'Empereur d'envoyer ses guardes pour tous les protéger.
On attendit patiemment et fermement la venue des gens de la lune. Chaque nuit, c'était avec un stress croissant qu'ils voyaient s'ouvrir, inéxorablement, l'oeil lunaire ...
Finalement quand la lune fut pleine, les messagers arrivèrent. Les gardes tentèrent bien de s'interposer, mais la lune était si brillante que personne ne put garder les yeux ouverts.
Kaguyahime, qui aimait la vie sur Terre et chérissait ses parents, ne voulait pas les quitter.
Mais les messagers étaient la, et il n'était pas question qu'ils s'en retournent sans la princesse lune.
C'est ainsi, les larmes aux yeux, que Kaguyahime les suivit, s'en allant la où l'attendait son destin ...
- FIN -
Source: http://kotoba.free.fr/
21:17 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Conte, Japon, Kaguyahime, Princesse, Lune
28.10.2006
Petit Rappel
N'oubliez pas que cette nuit nous passons à l'heure d'hiver...et oui.
Nous allons donc avoir 8 heures de décalage avec nos amis Japonais...
Bon réglage!
21:24 Publié dans Infos pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : changement, heures, japon, décalage, horaires, france
Blog de la semaine
Ce soir le Blog d'un couple franco-japonais vivant au Japon, très agréable à lire...Petite présentation par le Maître des lieux:
Tokyoites!, c'est un blog pour partager avec qui veut notre vie et quelques "reflexions" sur le Japon.
Beaucoup de choses personnelles, puisque la famille et les amis etaient les premiers destinataires de ces messages.
Mais vue que l'audience s'est considerablement elargie, Tokyoites! s'est aussi adapte. Pour vous en persuader, faites une comparaison entre les premiers messages et les derniers... c'est edifiant !
N'hesitez pas a laisser des commentaires ou a nous envoyer vos impressions, souhaits, etc...
Mes salutations bloguesques !
Et maintenant, un petit extrait daté du 21 octobre dernier:
Un bon Comté...
...et ça repart !
Pour pallier à un manque dur à assouvir au Japon sous peine d'appauvrissement accéleré, je veux dire l'envie d'une GROSSE orgie de fromages, il faut faire appel à des aides extérieures.
Papa, compréhensif pour ce genre de choses, avait donc rempli une partie non négligeable de sa valise avec différentes sortes de fromages : 3 énormes morceaux de Comté (plus de 3 kg en tout), un gros chèvre, et un Epoisse, mamamia, un Epoisse à tomber par terre. De quoi tenir une semaine ??
On a beau habiter au Japon, apprendre le japonais et être marié à une belle Japonaise, il y a des acquis culturels impossible à renier !
PS : Ai adore le fromage, surtout le Comté.
Adresse du Blog: http://aietben.blog.lemonde.fr/aietben/
Bonne visite!!
21:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Tokyoites, Couple, Japon, Comté, Fromage, Extrait
27.10.2006
Pont Akashi-Kaikyo
Le pont Akashi-Kaikyo (明石海峡大橋, Akashi-Kaikyō Ōhashi) est un pont suspendu, situé au Japon. Il franchit la mer intérieure de Seto pour relier Kōbe, sur l'île principale de Honshū, à ville de Awaji, sur l'île de même nom. Sa portée centrale est la plus longue du monde, avec 1991 m.
Avant la construction du pont, les passagers devaient emprunter des ferries afin de franchir le détroit d'Akashi. Ce dernier est une voie maritime dangereuse, souvent soumise à des conditions météorologiques sévères. En 1955, deux ferries font naufrage dans le détroit pendant une tempête, provoquant la mort de 168 enfants. Le choc provoqué par cet évènement poussa le gouvernement japonais à envisager la construction d'un pont suspendu franchissant le détroit.
Le projet original prévoyait un pont mixte (routier et ferroviaire) ; cette option fut abandonnée au profit d'un pont routier à 6 voies. La construction du pont commença en mai 1988.
Le détroit d'Akashi est une voie maritime internationale, empruntée par plus de 1400 navires chaque jour ; la largeur minimale de cette voie doit être de 1500 mètres. Le pont a ainsi une portée centrale de 1991 mètres et deux portées latérales de 960 mètres, pour une longueur totale de 3911 mètres. La portée centrale devait initialement mesurer 1990 mètres ; elle fut étirée d'un mètre suite au tremblement de terre de Kōbe, le 17 janvier 1995, dont l'épicentre était situé entre les deux piles du pont.
Le pont fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998.
La conception du pont doit lui permettre de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d'une magnitude de 8,5 sur l'échelle de Richter ainsi qu'à des courants marins de 4,5 m/s.
Source: Wikipédia
21:30 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pont, Akashi, Kaikyo, Ohashi, Japon, Seto, Kobe
26.10.2006
Tanuki
Le tanuki est un animal réél natif d'Asie (principalement répandu en Chine en Corée et au Japon). Il s’agit d’un mammifère omnivore de taille moyenne, appartenant à la famille des canidés, dont il est le seul représentant hibernant (en fait, il tombe en hiver dans un sommeil profond, sans véritablement hiberner). Son nom scientifique est Nyctereutes procyonoides mais, plus vulgairement, il est appelé chien viverrin en français et raccoon dog en anglais.
Les mythes et folklores japonais mettant en scène des tanuki sont légions. On lui attribue de nouveaux pouvoirs : ils peuvent ainsi à l'instar du renard, changer de forme à volonté, ainsi que transformer les objets qui les entourent. Ainsi ils aiment jouer des tours aux hommes. Par exemple, ils se transforment en humain et achètent du saké avec des feuilles qu'ils ont transformées en billets, monnaie qui retrouve son état normal après le départ du tanuki. Les tours sont la plupart du temps inoffensifs, mais provoquent souvent en retour de sévères représailles de la part des humains, d'autres sont plus cruels.
Malgré cela, les tanuki restent pour les Japonais des animaux sympathiques et sont même considérés comme des porte-bonheur. Les commerces japonais placent d'ailleurs souvent une statuette à l'extérieur de leur boutique: le tanuki y est toujours caractérisé par d'énormes testicules, une coiffe sur la tête et une bouteille de saké à la main.
Au Japon, on croit que les tanuki mettent une feuille sur leur tête et chantent pour se transformer. Les références folkloriques liées aux tanuki sont nombreuses et bien connues au Japon. L'une d'elles est le Bunbuku Chagama, une histoire dans laquelle un tanuki se change en bouilloire et bien sûr, mis au feu. Chagama (bouilloire) est l'ustensile rond et sombre dans lequel les tanuki essaient de se transformer quand ils s'entraînent.
Une autre référence est Kachi Kachi Yama, qui est plutôt cruel. Dans cette histoire, un tanuki tua une vieille femme et le mari de cette dernière se vengea de cette mort, avec l'aide d'un lapin. Ce qui conduisit le tanuki à sa perte est la fabrication et l'embarcation sur un bateau fait de boue. Le bateau coula, bien sûr et le tanuki se noya.
Enfin, certains tanuki puissants sont très connus au point d'être parfois comparés à des dieux (kami). Les vieux tanuki de Shikoku sont ces tanuki historiquement célèbres.
Au Japon, on croit que les renards, aussi bien que les vieux chats, ont des pouvoirs magiques comme les tanuki. Dans le mandala utilisé pour instruire les jeunes tanuki, on peut voir un tanuki, un kitsune (renard) et un neko? (chat). Tous ces avatars sont aussi considérés comme les messagers du dieu Inari dans les croyances shinto.
Tanuki a été dans le cinéma japonais le héros de nombreux films d'animation:
* 1928 La bouilloire magique de Murata Yasushi
* 1933 Le renard contre les ratons de Oishi Ikuo
* 1934 Les bonzes mélomanes de Masaoko Kenzo
* 1935 La chasse au monstres de Kataoka Yoshitaro
* 1994 Pompoko de Isao Takahata
Source: http://nezumi.dumousseau.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.Tanuki
21:17 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tanuki, Animal, Japon, Mythes, Folklores, Statuette, Cinéma
25.10.2006
Le boeuf "Wagyu", fierté du Japon
Le ministère nippon de l'Agriculture veut mieux protéger son fameux boeuf Wagyu, connu pour sa délicieuse viande...
Il envisage notamment de labelliser les bovins nés et élevés au Japon et de mieux contrôler la distribution de leurs spermes, afin de contrer les "imitations".
Le wagyu "est la propriété unique du Japon", a indiqué le ministère qui qualifie de "trésor" national ce bovin dont la viande, vendue à prix d'or, fait le bonheur des gastronomes exigeants.
Le ministère souhaite que les chercheurs accélèrent leurs travaux pour découvrir l'origine génétique du goût unique au monde du boeuf japonais, afin de déposer un brevet sur le wagyu.
Disposant d'échantillons du sperme de ces animaux, des éleveurs sont apparus depuis 1998 au Canada, en Australie et au Chili, dont une partie de la production est réexportée vers le Japon, ce qui contrarie les éleveurs nippons.
La principale caractéristique du wagyu est le fait que le gras est, par prédisposition génétique, distribué à l'intérieur de la viande plutôt qu'autour, ce qui explique son goût fondant sans égal.
Le plus prisé et le plus célèbre des boeufs japonais est le "boeuf de Kobé", élevé à l'abri du stress à grand renfort de massages et de bière.
Source: http://cultureetloisirs.france2.fr/gastronomie/23426089-fr.php
21:14 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Boeuf, Japon, Wagyu, Bovins, Gras, Fondant, Kobé
24.10.2006
Divorce des seniors japonais
Phénomène de société et feuilleton à succès
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Au Japon, le nombre de divorces progressent inexorablement depuis une vingtaine d'années et le phénomène est encore plus important chez les couples de seniors. Cette tendance a pris une telle ampleur, qu'un feuilleton sur ce sujet a connu récemment un fort succès populaire à la télévision nippone et qu'une nouvelle loi octroiera prochainement aux femmes divorcées la moitié de la pension de leur mari.
Les séparations chez les couples de sexagénaires sont devenues si courantes au Japon qu'une série télévisée intitulée Jukunen Rikon (divorce senior) a été réalisée sur ce sujet et que sa diffusion sur TV Asahi a connu un véritable succès populaire, indique un récent article de l'agence Reuters.
Ce feuilleton en neuf épisodes met en scène le divorce d'un homme de 60 ans et d'une femme de 57 ans, ainsi que les conséquences que cela entraîne sur le reste de la famille.
Le jour où le héros de ce téléfilm -un ingénieur accroc à son travail- prend sa retraite, sa femme lui annonce brusquement qu'elle demande le divorce. Alors que cet homme s'imaginait passer le restant de sa vie à profiter de son temps libre, l'ensemble de ses projets sont remis en question par cette séparation… Le mari finit par s'engager dans une action humanitaire en Amérique du sud et la femme se lance pour la première fois de sa vie sur le marché du travail.
Même si cette série dépeint le divorce d'une manière plutôt positive –les couples refont leur vie chacun de leur côté selon leurs aspirations et restent amis- la réalité est toute autre et les conséquences sont souvent nettement plus sombres.
Ce sont les femmes qui généralement demandent le divorce lorsque leur mari arrive à l'âge de la retraite. Avec l'évolution de la société nippone, ces dernières sont devenues plus indépendantes. Dès que leur époux arrête de travailler et passe ses journées à la maison, elles prennent conscience qu'il leur reste 20 ou 30 ans de vie commune. Or, les japonaises ne sont plus disposées à supporter ce type de situation.
Certaines considèrent même que leur mari devient un obstacle à leur épanouissement personnel. Elles refusent de " gâcher " leurs dernières années de vie à s'occuper d'un homme, qui de surcroît, a presque toujours été absent du foyer familial pour consacrer tout son temps et toute son énergie à son travail. « C'était mon problème. Mon époux était arrivé à l'âge de la retraite et ne savait pas quoi faire de ses dix doigts. Il était toujours à traîner à la maison » explique Sayoko Nishida, auteur d'un livre à succès intitulé Pourquoi, une fois à la retraite, les hommes sont-ils aussi ennuyeux ?
Afin de protéger les femmes en cas de divorce, une nouvelle loi -qui entrera en vigueur en 2007- va permettre aux épouses séparées de toucher la moitié de la pension de leur mari. Toutefois, avec l'arrivée massive des baby-boomers à l'âge de la retraite, les spécialistes sont inquiets et redoutent une multiplication des demandes de divorces. Ils craignent que ces femmes, qui souhaitent se séparer de leur mari, soient confrontées à la pauvreté : la moitié d'une retraite risque en effet de ne pas être suffisante pour vivre et le marché de l'emploi ne leur est pas favorable, puisque la plupart de ces femmes n'ont jamais travaillé de leur vie.
La situation n'est pas meilleure pour les hommes. On estime ainsi que l'espérance de vie d'un Japonais qui divorce sur le tard baisse d'une dizaine d'année. Ces derniers finissent souvent seuls et en mauvais santé. « N'ayant jamais rien fait d'autre que travailler, ils sont incapables de s'occuper d'eux-mêmes » indique un spécialiste du divorce.
Source: http://www.senioractu.com/Divorce-des-seniors-japonais-phenomene-de-societe-et-feuilleton-a-succes_a5208.html
21:26 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Divorce, Japon, Séniors, Feuilleton, Société, Phénomène
23.10.2006
Planète Japon N°6
C'est aujourd'hui que le N°6 du magazine "Planète Japon" est disponible dans les meilleurs librairies...Au sommaire pleins de sujets passionnants...la preuve par ce petit mail d'information envoyé par la rédaction du mag:
Chers lecteurs,
C’est avec grand plaisir que nous vous annonçons la sortie de Planète Japon n°6, dans les kiosques le 23 octobre. Au sommaire, toujours de la culture avec un grand dossier sur le Sumô, de belles pages consacrées aux Jardins Japonais, ainsi qu’un reportage qui vous fera voyager entre Kobe et Kyôtô, à l’ouest de Honshû.
Du cinéma et de l’animation avec la sortie du dernier Satoshi Kon, Paprika, en France le 6 décembre, mais également tout ce qu’il faut savoir sur le phénomène du moment au Japon, Death Note. Un raz de marée cinématographique et une déferlante de produits dérivés.
Participez au Concours de Dessin Capcom VS SNK, organisé en partenariat avec la société High Dream, des figurines mythiques du jeu à gagner !
Découvrez en parallèle notre grande interview de la société Capcom Japon, avec des infos sur les prochaines sorties sur Nintendo Ds, Xbox et PS.
En interview également, le groupe Suika, dont le disque est disponible en France grâce au label Soundlicious qui nous en dira plus sa politique J-Music. Et précipitez-vous sur les 1ers J-Music Awards afin d’élire vos artistes favoris pour cette année 2006, plein de CD à gagner !
Les sorties manga, littéraires, DVD, les news, la technologie, les produits dérivés, le cours de japonais, la Caisse à Disques, retrouvez toutes vos rubriques préférées dans ce n°6 de Planète Japon.
Bonne lecture à toutes et à tous et merci pour votre fidélité, vous êtes toujours plus nombreux à nous suivre dans cette aventure !
Planète Japon, un voyage entre modernisme et traditions.
Source: http://www.planetejapon.com/
21:19 Publié dans Magazine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Magazine, Japon, Planète, Voyage, Traditions, Modernisme

