« 2006-10 | Page d'accueil
| 2006-12 »
30.11.2006
Le Japon, nouvelle référence du consommateur asiatique
(Article paru dans Le Monde, édition en ligne du 6 décembre 2003).
La "pop culture" nipponne, issue des mangas et des jeux vidéos, fait vendre. Les multinationales occidentales, de Coca-Cola, à L’Oréal en passant par McDonald’s, utilisent désormais cet univers dans leurs stratégies marketing pour attaquer les marchés d’Extrême-Orient.
Tokyo de notre correspondant
La "pop culture" japonaise fait vendre. Alors que l’économie du Japon sort à peine d’une longue crise, sa culture populaire ne s’est jamais aussi bien exportée. Au point, en Asie, de damer le pion à la référence américaine. Les spécialistes en marketing appellent cela le J-Sense - le sens japonais, issu du monde des mangas (BD), des jeux vidéo, en passant par la musique populaire et les dessins animés. Les grandes marques qui se lancent à l’assaut de l’Asie, particulièrement du marché chinois, se mettent au diapason de cette nipponemania pour séduire la jeunesse locale. Pour sa dernière collection de printemps, Louis Vuitton a plaqué sur la toile monogrammée de ses célèbres sacs des marguerites multicolores aux trognes hilares, dessinées par Takashi Murakami, star du graphisme pop nippon. La ligne de produits baptisée cherry blossom(cerisiers en fleur) s’est arrachée dans les magasins.
Seul pays, avec les Etats-Unis, à générer une culture de masse exportable, le Japon des années de déflation récolte à travers le monde les bénéfices de son "produit national cool". Le terme, par opposition à produit national brut, est apparu sous la plume de l’essayiste américain Douglas McGray dans le magazine Foreign Policy. Il désigne un dynamisme et une jeunesse en contraste avec le "Japan Inc." des grandes firmes traditionnelles, qui ont du mal à se réformer. "En dix ans, les exportations culturelles du Japon - incluant la science et la technologie, c’est-à-dire les brevets - ont été multipliées par trois, alors que les exportations de produits, elles, n’ont augmenté que de 21 %", observe Tsutomu Sugiura, spécialiste des industries culturelles à l’institut de recherche Marubeni et ancien directeur de la Maison du Japon à Paris. "Le ratio export-import pour les produits culturels est de 94 %, contre 47 % il y a dix ans. Aux Etats-Unis, ce chiffre est passé de 440 % à 240 %."
Selon un sondage réalisé par l’agence de publicité Hakuhodo sur l’image des produits réalisés auprès de milliers de consommateurs asiatiques, le Japon arrive systématiquement en tête pour la qualité - ce n’est pas nouveau -, mais aussi, désormais, pour le style. "Pour la première fois, on associe au Japon une image "fun", devant les produits américains. Cela s’est fait naturellement, en dépit de l’indifférence initiale des Japonais pour ces marchés. En fait, les sociétés japonaises dans tous les secteurs commencent seulement à réaliser qu’elles peuvent exploiter ce potentiel pour mieux vendre", estime Satoshi Oyama, responsable du marketing mondial chez Hakuhodo. Les entreprises nipponnes cherchent aujourd’hui à surfer sur la vague du J-Sense. En Chine, Panasonic n’hésite pas à diffuser une publicité dans laquelle la chanteuse Ayumi Hamasaki s’exprime directement en japonais, tant elle est là-bas adulée - malgré la susceptibilité des Chinois envers tout ce qui rappelle la domination nipponne. Dans l’automobile, les yuppies de Hongkong et de Singapour préfèrent dorénavant aux BMW et aux Mercedes les coupés sportifs nippons, ou les Lexus, la ligne haut de gamme de Toyota. Omniprésentes dans la publicité au Japon, les figurines du panthéon nippon de l’animation sont de formidables VRP pour les produits japonais sur les marchés asiatiques. Le Japon est le premier marché mondial pour la création de produits dérivés à partir de personnages (BD, mangas, jeux vidéo...) : son chiffre d’affaires est évalué entre 15 à 23 milliards d’euros, dont 4 milliards pour les seuls mangas. "Le dessin animé a été longtemps le seul contenu réellement japonais, et il était destiné uniquement à la consommation interne. Or, depuis dix ans, l’animation japonaise mais aussi la commercialisation des personnages ont atteint une échelle mondiale", dit Toru Yamada, un responsable des licences dans le groupe de communication Dentsu. Les Pokemon ou Hello Kitty jouissent désormais d’une renommée planétaire.
Chez le publicitaire Hakuhodo, M. Oyama et ses chercheurs ont étudié la manière dont Taïwan, le plus nippophile des pays asiatiques, a servi de base régionale pour la diffusion de la "pop culture" nipponne. Les feuilletons télé notamment, d’abord piratés, ont été un formidable vecteur des modes de consommation : "Les feuilletons japonais collent aux tendances et aux phénomènes de société. Les jeunes Taïwanais s’y reconnaissent davantage que dans les feuilletons taïwanais, centrés sur la famille, raconte M. Oyama. Les jeunes asiatiques disent que le mode de vie japonais est proche de l’occidental, mais moins éloigné d’eux. Le Japon a un rôle de filtre." M. Sugiura, expert du Marubeni Institute, décrypte le phénomène : "Il n’y a pas de distinction pour les jeunes entre l’art, le jeu, la consommation, les objets quotidiens."
AUX ÉTATS-UNIS AUSSI
Les firmes occidentales présentes en Asie ne pouvaient rester à l’écart de ce phénomène. L’Oréal, avec le rouge à lèvres Water Shiny Diamond, spécialement conçu par son laboratoire de recherche japonais pour le marché local, a obtenu sous sa marque américaine Maybelline un succès inattendu en Chine. Coca-Cola, sur le conseil de son agence publicitaire japonaise, a lancé avec succès en Asie une boisson fruitée, Qoo, initialement conçue pour le marché nippon. Une boisson au thé est actuellement à l’étude. Lorsque McDonald’s, pour rajeunir son image en Asie, a décidé d’offrir avec chaque repas des poupées Hello Kitty, de longues files d’attente se sont formées devant ses restaurants. Le J-sense commence même aujourd’hui à traverser le Pacifique. "Opter pour un produit japonais s’assimile à une déclaration d’appartenance, analyse M. Sugiura. La Scion de Toyota se vend, par exemple, très bien en Californie : le prix est raisonnable, et la Scion est "cool" pour les jeunes adultes américains, car elle leur rappelle davantage une voiture de manga que les modèles Toyota plus adaptés au marché américain."
Source: http://india.eu.org/738.html
21:13 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pop, Culture, Japon, Economie, Jsense, Mangas, Asie
29.11.2006
Le chrysanthème
Le chrysanthème est, pour les Japonais, une fleur sacrée qui, en géomancie, est source de rires et de joie. Etre décoré de l'Ordre du Chrysanthème au Japon est le plus grand honneur qui soit.
“Si vous voulez être heureux pour une vie, cultivez des Chrysanthèmes”. (philosophe Chinois)
Le Chrysanthème était cultivé en Chine en temps qu’herbe floral et est décrite dans des textes remontant au XVème siècle avant JC. En fait leurs poteries en disent plus longs que leurs textes. Comme herbe elle était sensée détenir l’énergie de la vie. Les Chinois utilisaient les racines bouillies pour soigner les maux de tête et mangeaient les pétales en salade.
Autour du VIIIème siècle après JC, le Chrysanthème chinois apparut au Japon. Les espèces japonaises de chrysanthèmes ont de jolies mais petites fleurs. Mais l’introduction des espèces chinoises en fit la fleur la plus admirée du Japon, elle devint même le symbole de l’empereur. Le kikumon, symbole du chrysanthème à seize pétales, est le kamon de l'Empereur du Japon depuis le XIIIème siècle, lorsque le Ten'no Gotoba, qui aimait beaucoup cette fleur, l'introduit sur ses vêtements et ses biens. On le trouve entre autres a Yasukuni-jinja, Tokyo et Sanjusangendo, Kyoto. Durant les guerres de dynastie au XIV siècle, chaque guerrier du sud portait un chrysanthème jaune, symbole de courage.
Selon une ancienne légende chinoise, il y a 3000 ans un empereur appris que sur l’île de la libellule dans la mer du soleil levant (Japon) poussait une herbe qui pourrait lui rendre sa jeunesse. Mais comme seulement la jeunesse pouvait la cueillir, il envoya douze jeunes hommes et douze jeunes filles sur l’île. Ils atteignirent l’île après avoir survécu à de fortes tempêtes et un serpent de mer, mais ne trouvèrent ni herbes magique ni habitants sur l’île, ils décidèrent d’y rester. Ils choisirent le chrysanthème comme symbole pour représenter leur nation auprès de la Chine.
Bien sur les Japonais ont une autre version des faits :
Selon eux, à l’aube des temps, il y avait beaucoup de dieux au ciel, tellement que le dieu Izanagi et la déesse Izanami furent envoyés sur terre par un pont de nuages. Une fois sur terre, la déesse créa le dieux des vents, de la montagne, de la mer et bien d’autres, et mourut en créant le dieux du feu. Izanami manquait beaucoup a Izanagi et ainsi il la suivit dans la nuit noire ou elle était partie. A la seule vue de ce lieux vile il s’enfuit mais fut poursuivit par le vieux Hag de la nuit noire. S’échappant de justesse, le dieu Izanagi alla se purifier en prenant un bain dans un fleuve. Lorsqu’il jeta ses vêtements et qu’ils touchèrent le sol ils se changèrent en 12 dieux. Ces bijoux devinrent des fleurs ; un bracelet une iris, un autre un lotus et son collier un chrysanthème.
Outre cette légende, cette fleur, symbole du Japon par excellence fut reprise sur de nombreux blasons et constitua le premier drapeau de la nation. Le Kiku est la reine des fleurs de l’archipel, symbole de paix, de noblesse et de longue vie. Il est intéressant de constater que cette fleur est un symbole positif au Japon et même aux États-Unis et en Australie , où elle symbolise la fête des mère, est liée à la mort en Europe. En Autriche et en Belgique, par exemple, cette fleur n’est pratiquement utilisée que dans les cimetières.
Il y a seulement un endroit au Japon où, selon la légende, le chrysanthème ne pousse pas. Il y a longtemps dans la ville de Himeji, vivait un noble dans un grand château plein de trésors. Il n’avait confiance en personne d’autre que sa servante O-kiku, dont le nom signifie chrysanthème, pour manipuler ou nettoyer ses biens.
Un jour elle découvrit qu’une de ses dix inestimables assiette manquait. Incapable de la retrouver et craignant les foudres de son propriétaire elle se jeta dans un puit. Depuis, chaque nuit, son fantôme revenait compter les assiettes. Ses cris incessants concernant l’assiette manquante firent fuire le noble et le château tomba en ruine. Les habitants de Himeji, ravis par son départ, ont ensuite refusé de faire pousser des chrysanthèmes en l'honneur d'O-kiku.
Le jour du chrysanthème existe au Japon et est aussi appelé le Festival de la joie. Kikuzuki, la lune de chrysanthème, est le 9ème mois lunaire et célèbre l’arrivée des chrysanthèmes.
En automne, beaucoup d’expositions de chrysanthème ont lieue au Japon. On peut parfois y voir les Kiku ningyo, poupées de chrysanthèmes. Ces poupées représentes, à l’échelle 1/1, des personnages traditionnels avec des habits de chrysanthèmes. A Okayama ,cette exposition se tient au jardin Korakuen et au château de Okayama-jo. Ces poupées remportent toujours un franc succès, mais malgré cela cet art se perd. Il ne reste que très peux d’experts en la matière. Ils doivent suivrent un entraînement long et difficile incluant le Dogu-cho (le design de poupée), Ningyo-shi (réalisation de poupée), et Kiku-shi (place les fleurs sur les poupées). Les kikus sont devenues des fleurs indispensables à tout évènement ou décoration d’automne. Lorsque la chute des feuilles arrive, il ne reste que peu de fleurs ; alors les jardiniers se précipitent sur les chrysanthèmes pour colorer les espaces estivaux essoufflés. Ce que les gens ignorent souvent c’est que l’usage de ces fleurs est vieux de plusieurs siècles.
Selon une légende, si vous buvez la rosée du pétale d’un chrysanthème sur lequel quatre lignes du soutra de Kannon ont été écrites, vous vivrez 1000 ans.
Ce n’est pas facile d’écrire aussi petit mais ça vaut le coup d’essayer, non ?
Depuis 1978 cette fleur a été désignée symbole de la ville de SAITAMA et ce pour deux raisons, d’abord le publique la choisie, ensuite cette fleur a toujours très été admirée dans les environs.
Source: http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=News&file=article&sid=673
22:31 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chrysanthème, Japon, Fleur, Herbe, Kikumon, Empereur
28.11.2006
La grue du Japon
La grue du Japon ( Grue du Japon ou de Mandchourie: Grus japonensis, en japonais Tancho, anglais Red-crowned Crane) symbolise la longévité et la fidélité d'où son côté emblématique. On la retrouve sur le dos des billets de 1000 yens et dans les cours d'origami ( voir un modèle d'origami). Son envergure peut atteindre 280 cm pour une masse totale de seulement 10 kg.
La chasse et l’urbanisation ont pourtant largement contribué à la régression de l’espèce. En 1952, seuls 33 individus peuplaient l’île d'Hokkaido.
Cette année là, l'hiver a connu des records de froid et ces animaux n'auraient pas du y survivre. Les fermiers et les enfants des écoles les ont nourries et sauvées.
C'est ainsi qu'est née la tradition de nourrir les grues en hiver et des sites de nourrissage sont entretenus par l'état. La population s’est stabilisée autour de 600 à 900 spécimens (selon les sources).
C'est un des plus grands oiseaux du monde . Son corps est entièrement blanc si l'on excepte l'extrémité ornementale des ailes et le cou qui sont noirs. Le grue japonaise doit son nom anglais (red crowned crane) au capuchon de peau nue écarlate qui couvre le sommet du crâne. Les pattes sont noir uni.
Les grues japonaises nichent et se nourrissent dans les marais pourvues en eaux profondes. Ce type d'habitat est plutôt rare chez la plupart de leurs proches parents gruidés qui préfèrent en général les flaques superficielles. Si, de manière générale, les prairies humides couvertes de joncs de l'est asiatique en alternance avec des peuplements ouverts de chênes et de bouleaux constituent leur site privilégié, la présence de pelouses d'herbes sèches leur est indispensable pendant la période de nidification. On peut également les trouver dans des zones agricoles, notamment dans le secteur de rizières.
Les grues japonaises sont grégaires et vivent en bandes. Lorsqu'elles lissent leurs plumes avec leur bec, elles étalent sur leurs couvertures une huile spéciale sécrétée par une glande située sur la partie supérieure de la queue qui contribue à conserver leur plumage dans de bonnes conditions de santé. Elles ont un bec pointu et affilé dont elles se servent comme harpon et qui , grâce à sa forme, rend plus aisé la capture de proies.
La saison de nidification intervient au printemps et en été. Les grues mettent en scène un rituel dansant composé de révérences, de dodelinements de tête,de sauts et de diverses autres postures qui leur sert à la fois de parade nuptiale et de communication entre les différents membres du groupe. Mâles et femelles poussent des cris à l'unisson avant l'exécution de nouveaux éléments de danse. La grue japonaise est monogame et en général fidèle. Le dimorphisme sexuel est très faible. Mâle et femelle participent à la construction du nid et se relaient à tour de rôle pour l'incubation.
Les grues japonaises ont un régime omnivore. Elles se nourrissent d'insectes, d'invertébrés aquatiques, de poissons, d'amphibiens et de rongeurs ainsi que de de roseaux, d'herbes, de baies de bruyère, de blé et d'autres plantes pendant la saison chaude. En hiver, leur régime varie beaucoup en fonction de leur implantation géographique. Elles cherchent généralement un large éventail de ressources animales et végétales dans les cours d'eau non gelés ou dans les champs cultivés, notamment ceux de maïs. Les zones agricoles ne constituent pas les seuls endroits d'approvisionnements : les plages basses battues par les marées sont également très fréquentées et leur permettent de faire le plein de poissons, de crabes et d'arénicoles.
On peut les observer dans des refuges ou en pleine nature.
Un programme de réintroduction a également été mis en place en Russie.
Source: http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/animaux.htm#grue
22:30 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grue, Animaux, Japon, Tancho, Longévité, Fidélité, Origami
27.11.2006
Internet au Japon
L’Internet s’est développé très rapidement au Japon, pays féru de nouvelles technologies. Les fournisseurs d’accès japonais sont aujourd’hui particulièrement en avance dans le domaine des connexions à haut débit, avec les offres commerciales les moins chères du monde.
La Constitution japonaise protège fortement la liberté d’expression. Le gouvernement a toutefois accepté d’être une tête de pont en Asie du Réseau américain Echelon, gigantesque système d’interception des communications, y compris sur Internet. La révélation de cette information avait d’ailleurs fait scandale dans le pays. Les débats à ce sujet se sont calmés en 2003, les critiques se concentrant sur la lutte particulièrement dure menée par le gouvernement contre les internautes échangeant des fichiers protégés par des copyrights.
Le ministère de la Justice a mis en place, en février 2004, un site Web permettant aux internautes de dénoncer les étrangers suspectés d’être en situation illégale. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent cette mesure qui renforce le climat xénophobe. Le gouvernement a néanmoins annoncé le maintien du site.
Le Japon ne disposant pas de loi spécifique pour protéger la confidentialité des communications, le gouvernement avait proposé une loi, en décembre 2002, censée réguler ces questions. Très critiqué par les associations de défense de la liberté de la presse - notamment parce qu’il ne protégeait que les journalistes salariés et pas les indépendants -, ce texte a finalement été enterré par le Parlement. Le gouvernement a proposé une nouvelle version de cette loi en février 2003. Le nouveau texte englobe cette fois les journalistes indépendants et stipule clairement que " le gouvernement doit respecter la liberté d’expression ".
Le Japon avait signé, en novembre 2001, la première Convention internationale sur la cybercriminalité. Ce texte, rédigé à l’initiative du Conseil de l’Europe, a notamment été signé par les 15 membres de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud. Il avait été très critiqué par les professionnels du cyberespace, qui le qualifiaient de "liberticide, interventionniste, complice d’une nouvelle ère de surveillance généralisée". Cinq pays l’ayant déjà ratifié (Estonie, Hongrie, Albanie, Croatie, Lituanie), il est entré en vigueur le 1er juillet 2004. Les discussions au sein du Parlement japonais sur la ratification de la Convention ont débuté en mars 2004.
Source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10739
21:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet, Japon, Technologie, Connexion, Xénophobie, Communication, Cybercriminalité
26.11.2006
L'Encens
Au hasard d'internet, une interview fort instructive...
Rencontre avec Michel Pryet, fondateur d'Encens du monde
L'odeur a des pouvoirs. Venu d'Inde et surtout d'Afrique, l'encens est toujours employé dans les cérémonies cultuelles. On en atteste l'usage dans l'église catholique depuis le IVème siècle. Les voies de l'encens sont pénétrables... Rencontre avec Michel Pryet, fabricant et négociant d'encens. Il a vécu au Japon, s'est marié avec Yumi et a fondé avec elle en 1993, Encens du monde, une entreprise de fabrication d'encens au naturel.
D'où nous vient le rituel qui consiste à faire brûler de l'encens ?
L'encens est le premier parfum de l'humanité. Il est lié à la découverte du feu et donc des odeurs aussi différentes que les bois, les plantes, les aliments posés sur les braises. Au Japon par exemple, l'encens était lié au culte des Kamis (les dieux de la nature et de l'environnement), qui persiste jusque dans le Japon d'aujourd'hui. Au VIème siècle, l'encens a trouvé une expression nouvelle avec l'arrivée du Bouddhisme.
Le Japon est-il le pays de l'encens ?
L'encens est un média et un moyen d'expression utilisé par de nombreux peuples. La culture de l'encens est liée à l'environnement naturel, aux coutumes, à la spiritualité, à un certain rapport aux odeurs, à la santé et au bien-être. On ne peut parler de pays de l'encens, mais décrire l'expression particulièrement riche de sens et de signification au quotidien qu'a pris l'encens au Japon.
Quelle place tient l'encens dans la culture japonaise ?
L'encens a trouvé au Japon une "expression miroir", d'une rare intensité. Dans sa première forme post-bouddhiste, c'est-à-dire celle de l'utilisation du bois d'Agar et de boulettes d'encens mélangeant de la pâte de miel, du bois et des aromates, l'encens a tout de suite trouvé une expression originale. Il faut lire, pour sentir la culture du raffinement, des lettres, de l'esthétisme qui régnait à la cour impériale à l'époque Heian (Xème siècle), Le dit de Genji, dont la narratrice est une courtisane... (Je conseille la traduction de René Sieffert.)
A cette époque, les courtisanes se parfumaient les cheveux avec de la fumée d'encens. Pour parfumer ses habits, on portait dans ses poches des morceaux d'encens ou alors on plaçait ses vêtements au-dessus de chaufferettes pour les "encenser". L'encens permettait aussi de véhiculer des caractéristiques. C'est comme cela qu'un grand courtisan pouvait se concocter son propre mélange d'aromates...
Cette utilisation de l'encens est pratique. Qu'en était-il de l'utilisation rituelle ?
Il y a deux écoles de cérémonie de l'encens : celle des lettrés, des esthètes qui pratique la cérémonie de l'encens dans la continuité historique de la cour impériale (école Oie Ryu) et celle plus dépouillée des samouraïs et des guerriers (l'école Shinoryu).
Dans l'univers des guerriers qui ont secondé puis évincé un temps les empereurs japonais, l'utilisation de l'encens prend un tour très différent. On revient à une vision beaucoup plus sobre de l'existence. C'est l'époque du Zen. C'est dans cette culture que s'est développée la cérémonie du thé, ou "Sado", codifiée par Sanno Rikkyu. La cérémonie appelait à la méditation et la maîtrise des sens et des gestes. Des encens aux fragrances de bois de santal et de bois d'Agar sont parfois utilisés lors de cette cérémonie. C'est dans ce contexte cultivé et fastueux qu'est née l'école Oie Ryu, celle de la cérémonie de l'encens que l'on appelle le Kodoh des samouraïs.
En quoi consistent ces tournois d'odeur ?
Lors de la cérémonie de l'encens, le maître de cérémonie fait circuler de l'encens parmi l'assemblée selon un certain rituel. A chacun de reconnaître l'encens qui est présenté et de l'écrire sur un papier de calligraphie (Est-il identique au premier ou à un autre déjà présenté ? Quels sont-ils ?) et de composer un poème.
Bien entendu, chaque geste est codifié. L'attitude doit être faite de discipline et de méditation. Le sens général étant celui de l'écoute intérieure. Il faut être disposé à "écouter l'encens".
Le Koh-do n'est pas une discipline ésotérique et guindée, mais un art de vivre ainsi qu'une pratique spirituelle.
Faire brûler de l'encens, est-ce un moyen de lutter contre l'anosmie, cette perte graduelle de nos facultés olfactives ?
Travailler le sens olfactif, c'est écouter ce que les odeurs provoquent en soi, et donc renouer avec l'intégrité de sa nature humaine. Mais c'est aussi trouver dans les odeurs un complément ou un stimulant à sa personnalité. On peut parler de la vague puissante et mystique de l'Oliban, de la fraîcheur juvénile du Jasmin, de la note acidulée et romantique du patchouli, de la douceur affectueuse et stimulante de la cannelle ou de la fabuleuse spirale de calme et de paix du bois d'Agar… Chaque fragrance entraîne une réaction physiologique spécifique selon les individus, même si en général des effets similaires sont ressentis : effet relaxant, tonifiant etc.
C'est en fonction de ce qu'ils évoquent que l'on a pu nommer les encens : "Neige immaculée", "Forêt de fleurs" ou "Vague dorée". Enfin et surtout, l'intellect intervient puissamment pour interpréter, analyser et goûter la senteur. Suivant notre histoire personnelle, ou nos références culturelles, nous percevons parfois la même senteur de façons très différentes. L'encens a donc une dimension physique, psychique et spirituelle.
A chaque contrée, son encens ?
Façonnés par des générations d'artisans, les encens sont l'expression des peuples, de leurs cultures et de leurs modes de vie. Les encens indiens sont généreux et diversifiés, les encens japonais sont subtils et emplis de force intérieure, les encens tibétains sont rustiques et boisés, les encens en résines du monde entier ont une puissance aromatique extraordinaire...
L'usage des encens constitue déjà en soi une expression culturelle et spirituelle. Les peuples d'Afrique du Nord incluent les encens dans de nombreux gestes quotidiens : pour honorer un invité, porter chance ou purifier un lieu ou une personne… Les Balinais ou les Indiens en font un élément indispensable qui délimite les moments de la journée que l'on consacre à la spiritualité un véhicule pour renouer avec le Divin.
Certains encens Japonais, "les encens messagers", se consument en laissant apparaître en filigrane un message écrit, un mantra. Messagers de l'aspiration des hommes à progresser sur la voie de la libération, supports à la méditation, ces encens sont utilisés rituellement pour accompagner la récitation des sutras.
A lire
Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu, traduction de René Sieffert.
Le site
http://www.encensdumonde.fr
Source: http://www.manuscrit.com/Edito/invites/Pages/OctSpiri_Encens.asp
22:23 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Encens, Japon, Odeur, Parfum, Kamis, Tournois, Culturel
25.11.2006
Blog de la semaine
Le samedi c'est soirée Blog...ce soir, voici donc le Blog de Sébastien (27 ans) et qui vit à Osaka. Le nom de ce très bon Blog: "Les Sushis sont secs!"...
Mercredi 11/10/2006 : Visite de Kobe
J'ai débuté la journée sur les chapeaux de roue : mon réveil a manqué à sa fonction principale ce matin, qui était -vous vous en doutez probablement- de m'extirper des bras de Morphée, à 7h30. Mon horloge biologique m'a en revanche fait bondir quelque 105 minutes plus tard (j'en aperçois qui calculent... Oui c'est ça, à 9h15!) alors que mes cours commençaient à 10h00. Après un long "meeeeeeeeeeeeeeerde!!!!!!!!!" intérieur de rigueur dans ce genre de situation, et après avoir résolu l'équation : 10h00 - ( 9h15 + 12 minutes minimum de marche + 19 minutes de métro) = combien de temps il me reste pour bouffer, prendre une douche, me brosser les dents, m'habiller, et préparer mes affaires (14 minutes), je me sortis (oh, le 1er passé simple du site!!!) les doigts du bip et pris (oh un deuxième!) mes jambes à mon cou pour finalement arriver au boulot à 10h00 pile, et me traîner un mal de bide jusqu'à midi.
Enfin bref, tout est bien qui finit bien, parlons maintenant de ce week-end. Je l'ai passé à Kobe; c'était seulement la deuxième fois que j'y allais. La première fois, c'était pour Luminarie, et ça ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Depuis, j'ai complètement changé d'avis sur la ville, et je comprends maintenant un petit peu mieux pourquoi les habitants du Kansai disent qu'une vie idéale, c'est étudier à Kyoto, travailler et faire du shopping à Osaka, et vivre à Kobe. Si je devais décrire chacune de ces villes en 3 mots, je dirais, pour Osaka : dynamique, bruyante, excentrique, pour Kyoto : traditionnelle, élégante, touristique, et pour Kobe : moderne, cosmopolite, et "trendy".
A quelques pas de la gare de Sannomiya (centre de Kobe), jouait un groupe de pop-rock plutôt sympathique (vidéo), enfin j'accrocherai jamais aux paroles en japonais, mais la musique m'a bien plu.
Ah mince j'ai plus le temps, je continuerai demain...
Source: http://www.sebosaka.net/
Bonne visite!!
21:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Français, Japon, Osaka, Blogosphère, Extrait, Visite
24.11.2006
La censure au Japon et l’obscénité en procès
De par son histoire le Japon a développé une censure cinématographique fort différente de ce qui a pu et peut exister en France, et qui a directement influencé la production cinématographique, les réalisateurs tentant de la contourner ou de s'y opposer de front.
A l’époque Edo, s’étendant de 1603 à 1867, le shogunat contrôle étroitement la culture populaire (comme je l’ai déjà évoqué pour le kabuki, lire Influence du théâtre sur le cinéma durant la première moitié du XXème siècle), la considérant comme susceptible de troubler l’ordre public. Toutefois si les manifestations sont surveillées, il n’existe pas de censure préalable.
Après la réforme Meiji en 1868, la préfecture de police élabore une réglementation des représentations théâtrales, obligeant notamment à demander une autorisation de représentation auprès de la préfecture de police et ce accompagnée du scénario. Cette réglementation resta en vigueur jusqu’à la fin de le seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est du cinéma, initialement la police n’effectue pas de censure préalable, mais le commissariat de police du quartier peut interdire un film, si celui-ci ne semble pas recommandable.
Mais en 1917, la préfecture de police place sous son autorité tous les contrôles concernant le cinéma et commence à exercer une censure préalable. Et en 1920, le chef de la censure de la préfecture de police publie un livre intitulé Etudes sur les divertissements populaires, spécifiant que le cinéma devait se conformer à la censure de la publication et des arts plastiques.
Or l’un des articles relatifs à cette dernière censure stipule la nécessité de contrôle sur des images tels que « les dessins érotiques, les nus, même s’ils n’exposent pas les parties honteuses, les dessins montrant un homme et une femme en train de s’étreindre ou de s’embrasser, les documents ou les romans, comportant une description obscène concernant l’adultère ou l’amour ».
Le baiser fut considéré comme obscène par les professionnels du cinéma jusqu’en 1946, date à laquelle les autorités américaines chargées du cinéma, imposèrent que l’on s’embrasse dans les scènes d’amour.
Bien qu’en 1946, la constitution nouvellement promulguée abolit toute censure, celle-ci continue à fonctionner sous l’autorité des forces d’occupation américaines jusqu’en 1952. De plus un règlement punitif du code pénal sur l’obscénité reste en vigueur, permettant à la police de saisir tout ce qu’elle juge obscène.
A cette censure assurée par les forces américaines, succède celle assurée par l’Eirin (pour Eiga Rinri Kitei Kanri Iinkai « code de l’éthique cinématographique de la commission administrative ») à partir du milieu des années soixante.
Ce comité de contrôle de l’éthique du cinéma est composé de professionnels de l’industrie cinématographique (producteurs, administrateurs, réalisateurs) et assure une autocensure, décidant si un film peut être proposé au public ou non.
Toutefois ce comité n’a qu’un avis consultatif et sur une simple plainte d’un particulier invoquant une « injure à la morale publique », la police peut intervenir, saisir le film et arrêter les responsables de sa fabrication et de sa distribution, les membres de l’Eirin pouvant, eux-mêmes, être poursuivis.
La première confrontation entre la police et les cinéastes pour des problèmes d’obscénité, remonte au film La neige noire (Kuroi yuki) de TAKECHI Tetsuji en 1965, dont nous évoquerons le scénario plus tard.
En effet ce film fut saisi par la police et accusé de délit d’obscénité. TAKECHI Tetsuji, soutenu notamment par OSHIMA Nagisa et MISHIMA Yukio s’opposa alors à la police et au Parquet, déclarant : « Dans ce procès je juge le Parquet. Ceux qui se tiennent au rang du Parquet sont les véritables accusés. Me substituant au peuple, je vais dénoncer les perversions du Parquet ».
Et s’il reconnut qu’il y avait « beaucoup de scènes de nu dans le film », pour lui « elles étaient des scènes de nu psychologique symbolisant l’impuissance des Japonais face à l’invasion américaine ».
Et si lors du premier procès, le tribunal reconnut que l’ensemble du film n’était pas obscène, lors du second procès, en 1967, le tribunal déclara que le film était finalement obscène et condamna TAKECHI Tetsuji, comme les exécutifs de la Nikkatsu ayant produit le film.
Avec ces procès, ce film fut à l’origine d’une controverse dépassant largement le cadre d’un simple conflit sur la teneur d’un film. En effet le critique MASAHIRO Saito s’éleva contre un tel verdict, considérant ces délits d’obscénité comme une tentative de l’Etat pour contrôler le comportement individuel.
Ces polémiques se poursuivirent lors du procès de septembre 1972, lorsque le procureur général de Tokyo, sur plainte de la police, poursuivit en justice neuf personnes, dont trois membres de l’Eirin, qui avait permis la fabrication et la distribution de films roman-porno de la Nikkatsu, jugés immoraux.
De même en 1973, les films Love Hunter (Koi no karyudo) de YAMAGUCHI Seiichiro, ainsi que Scent of the wildcat (Mesuneko no nioi) et Erotic sisters (Shikijo shimai), furent confisqués et accusés d’obscénité, tandis que le réalisateur fut arrêté toujours pour obscénité. Mais soutenu par les médias, il fut finalement acquitté.
Le procès le plus célèbre reste toutefois celui de 1976, dont l’accusé fut OSHIMA Nagisa et son film, L’empire des sens (Ai no korida), réalisé en 1976.
La loi japonaise interdisant sur le sol japonais, ne serait-ce que le développement, de films montrant des organes sexuels, OSHIMA fit développer les pellicules en France, où le montage fut également réalisé, puisque le film avait été financé par le producteur français Anatole DAUMAN.
Le film fut montré à Tokyo dans sa version censurée, avec de nombreuses scènes coupées, et avec des sous-titres français pour bien souligner que ce film, considéré comme pornographique, était un film étranger.
Au Japon, rappelons que la censure, contrairement à la France où la seule possibilité est un classement X qui oblige une distribution à travers un circuit bien précis de salles, peut s’exercer lors du montage du film, des coupes pouvant être réalisées ou des mosaïques, ou autres cercles noirs, étant insérés afin de cacher les parties d’images jugées obscènes.
OSHIMA ne fut relaxé qu'en 1982.
En 1996, les pilosités ont été autorisées dans les revues et magazines érotiques, mais restaient toujours interdites au cinéma, sauf cas exceptionnel résultant de longues négociations comme pour le film Par-delà les nuages de ANTONIONI.
Auteur : Pierre Gedalge
Date : 13 Juin 2003
Source de cet excellent article: http://www.nihon-fr.com/cinema/japon/afficher/page-dossiers/id-7/
21:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Censure, Japon, Cinématographique, Obscénité, Cinéma, Eirin
23.11.2006
Economie du Japon
Deuxième puissance économique mondiale, le Japon a battu en novembre 2006 son record d'expansion depuis 1945, après 58 mois consécutifs de croissance, selon le rapport économique mensuel publié mercredi par le gouvernement.
Cette durée dépasse d'un mois celle du fameux "Boom Izanagi" entre novembre 1965 et juillet 1970.
Cette période --baptisée d'après le nom d'un des dieux à l'origine de la création du Japon, selon la religion shintoïste-- constituait jusqu'à présent la plus longue phase d'expansion économique de l'Archipel depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le rythme modéré de la croissance actuelle est toutefois sans comparaison possible avec celui, effréné, du "boom Izanagi" qui avait hissé le Japon au rang de deuxième économie mondiale à partir de 1968.
En effet, entre 1965 et 1970, l'économie nippone avait progressé au rythme moyen de 11,5% par an grâce à un boom des achats d'automobiles, de téléviseurs couleurs ou d'appareils à air conditionné par les ménages.
A titre de comparaison, le produit intérieur brut (PIB) japonais n'a augmenté en 2005 que de 2,7% par rapport à 2004, principalement tiré par le commerce extérieur et les investissements en capital des entreprises, alors que la consommation des ménages reste pour le moment très frileuse.
"L'économie se redresse", s'est félicité le gouvernement dans son rapport de novembre, employant cette expression pour le dixième mois d'affilée.
Mais il a introduit un bémol par rapport au rapport d'octobre en reconnaissant que cette expansion s'accompagne d"'une certaine faiblesse de la consommation".
L'exécutif prend acte de la poursuite de la croissance économique pour le 58e mois consécutif (depuis février 2002). Il n'a toutefois fourni aucune estimation chiffrée de cette croissance.
"Les bénéfices des entreprises progressent et les investissements augmentent. La situation de l'emploi s'améliore largement, même si certains aspects négatifs demeurent", note-t-il.
Ce rapport mensuel est rédigé par un groupe d'experts rattaché au gouvernement. Ces experts ont pour mission de déterminer l'étendue réelle d'une période d'expansion économique, au-delà des seuls chiffres du PIB qui peuvent épisodiquement reculer sur un trimestre.
Au troisième trimestre 2006, le PIB du Japon a augmenté de 0,5% par rapport au trimestre précédent et de 2,0% en rythme annuel, porté par la vigueur des exportations et des investissements des entreprises.
Les exportations nettes ont ainsi augmenté de 2,7% par rapport au deuxième trimestre. Quant aux investissements en capital du secteur privé, ils ont bondi de 2,9%. Mais la consommation des ménages a diminué de 0,8%.
Les économistes expliquent généralement la faiblesse actuelle de la consommation au Japon par la longue phase de déflation (plus de sept ans) qui a plombé l'économie nippone à partir de l'été 1998.
Ce phénomène a provoqué une baisse générale des salaires dont les Japonais ne se sont pas encore remis, même si le taux de chômage est redevenu relativement bas (4,2% en septembre).
Sans oublier le déclin démographique dans l'Archipel, dont la population vieillit et fait de moins en moins d'enfants.
"Nous espérons qu'avec l'amélioration de la situation de l'emploi et la hausse des revenus qui devrait en découler, la consommation va redémarrer", souhaite le rapport gouvernemental.
Source: http://fr.biz.yahoo.com/22112006/202/le-japon-enregistre-sa-plus-longue-phase-d-expansion-economique.html
21:23 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Economie, Japon, Deuxième, Puissance, Izanagi, PIB, Archipel
22.11.2006
Le Kojiki
Il y a 2 jours, je vous parlais du Shintoïsme, et dans l'article, je mentionnais le Kojiki...mais kezako?
Le Kojiki est le premier texte écrit en japonais; il est composé de trois livres:
* le premier décrit les diverses générations de dieux,
* les deux autres comportent les généalogies des empereurs mais aussi des scènes de leur vie.
Les divinités shinto sont originellement trois dieux du Ciel:
* Ama no minaki nushi,
* Takami-musuhi,
* Kami-musuhi.
Ils ont de nombreux enfants, mais particulièrement deux très "actifs", Izanaki et Izanami, qui créent les îles, les montagnes, les fleuves, puis plus tard:
* Amaterasu, déesse du Soleil, particulièrement vénérée,
* Tsuki-yomi, dieu de la Lune,
* Susanoo, dieu de la Mer,
qui se partagent le monde mais non sans lutte de pouvoir. Leurs enfants poursuivent les démêlés, et ainsi de suite, jusqu'à l'arrivée du premier empereur, Jimmu-tenno, au 4ème siècle avant J-C.
(Un autre texte a été publié après le Kojiki, appelé Nihongi ou Nihon shoki ("Chroniques du Japon"), qui reprend à peu près les mêmes scènes, mais qui parle pour la première fois de la Chine).
Source: http://perso.orange.fr/revue.shakti/txtshint.htm
Et pour lire en ligne le Kojiki traduit:
http://japonline.free.fr/Encyclopedie-Histoire-Kojiki001.htm
21:17 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kojiki, Japon, Texte, Livre, Dieux, Nihongi, Empereurs
21.11.2006
Médailles honorifiques du Japon
Les Hōshō (褒章, « médaille honorifique » – de 褒 hō : éloge, glorification, et 章 shō : insigne, décoration) sont des distinctions accordées deux fois par an au Japon à des individus dont les actions ou les contributions dans différents domaines ont été exemplaires. Il existe six catégories de médailles et elles sont décernées le 29 avril (l'anniversaire de l'empereur Shōwa) et le 3 novembre (l'anniversaire de l'empereur Meiji). Chaque année, environ 800 personnes se voient décerner une de ces médailles.
Source: Wikipédia
22:39 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Médaille, Japon, Hosho, Eloge, Décoration

