20.10.2006

Nabaztag

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Un petit lapin peut-être pas japonais mais qui va forcément faire des ravages au pays du soleil levant !! Un petite bête surprenante et haute en technologie !!

Le Nabaztag : mais kézako ?

Saviez-vous qu'il existe désormais un lapin wifi ? Et bien si, c'est le Nabaztag ! Il a plusieurs fonctionnalités. Il peut tout d'abord être programmé pour donner le temps qu'il fera demain ou pour parler de la bourse à une heure précise... Tout ce ci grâce au wifi ! S'il va pleuvoir, sa tête se met à clignoter de gouttes bleues et s'il fait beau de petites taches jaunes...

Les propriétaires de Nabaztag peuvent recevoir des chansons que leurs amis leur envoie via leur ordinateur ou leur téléphone portable. Des blagues peuvent également être envoyées...

Il existe même un annuaire (les pages vertes) qui référence les Nabaztags dans le monde... De quoi se faire d'autres amis lapin !

Et cerise sur le gâteau : le langage d'oreilles... Soit 2 propriétaires de Nabaztag... Quand l'un bouge les oreilles de son lapin, les oreilles de l'autre se mettent exactement dans la même position !! Comme ça la personne sait que son ami pense à elle !!

Il faudra tout de même compter 139 € pour cette plaisanterie, 95 € au mieux en cherchant bien ! Messieurs et Mesdames les geeks, tous à vos cartes bleues !!

Pour plus d'infos et même une démo, vous pouvez visiter le site officiel du Nabaztag !!

http://new.nabaztag.com/fr/index.html


Source: http://www.esprit-japon.net/article.php?sid=79&thold=0

31.08.2006

Une jeunesse ultraviolente

Ce soir, un très long article du Monde Diplomatique qui date d'août 1999 (et oui c'est pas d'aujourd'hui), et qui parle de l'explosion de la délinquance chez les jeunes Japonais:

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CRIMES atroces, suicides, prostitution : l’explosion de la délinquance chez les jeunes Japonais inquiète l’archipel. Alors que, pour certains, « tout semble fonctionner parfaitement », serait-il possible qu’un sentiment mortifère fonde sur une jeunesse nourrie de jeux vidéo et de séries télévisées ? Mais cette extrême violence ne reflète-t-elle pas plutôt la pression d’une société hyperexigeante, où les repères familiaux ont volé en éclats, où l’argent est la valeur reine - et corruptrice -, et où le système éducatif, extrêmement sélectif, ne tolère aucune faiblesse ?

La jeunesse nippone aurait- elle perdu « les notions fondamentales du bien et du mal et du caractère sacré de la vie » ? C’est ce que se demande le gouvernement japonais à la suite d’une série de violences commises par des adolescents, d’une gravité jusque-là inconnue sur l’archipel.
Premier de ces faits divers spectaculaires impliquant de jeunes adolescents, un crime atroce : à Kobé, en juin 1997, un garçon de quatorze ans assassine deux fillettes, puis un enfant de onze ans, qu’il décapite. Il dépose ensuite la tête de sa jeune victime devant son école. Près de la macabre dépouille, il laisse une lettre étrange dans laquelle il explique se venger d’une société qui l’a « rendu invisible ». L’affaire a un énorme retentissement.
Le 28 janvier 1998, l’opinion publique est de nouveau saisie d’horreur. A Utsunomiya, une ville moyenne située à 100 kilomètres au nord de Tokyo, un garçon de treize ans, ne supportant pas que son professeur d’anglais lui reproche ses fréquents retards, la poignarde mortellement. Cette escalade de violence extrême, gratuite et imprévisible, va reprendre le 10 février 1998. Ce jour- là, à Tottori, une préfecture située à 120 kilomètres au nord-ouest de Kobé, des jumeaux de quatorze ans sortent dans la rue, choisissent au hasard une vieille dame qui a le malheur de passer là et l’assassinent à coups de couteau. Arrêtés sur-le-champ et sans résistance, ils se contentent d’expliquer qu’ « ils n’auront plus à aller à l’école après cela ». Quelque temps plus tard, à Higashi Matsuyama, au nord de Tokyo, un élève de treize ans poignarde brusquement un camarade de classe qui se moquait de lui.
Ce ne sont là que quelques exemples significatifs, parmi des dizaines de faits divers similaires rapportés par les journaux. Mais d’autres types singuliers de violence ont été signalés. M. Katsumi Miya, inspecteur de la section délinquance juvénile à la préfecture de police d’Osaka, s’inquiète du nombre croissant de cas de chasse à l’homme, phénomène connu sous le terme d’ oyaji gari. Des adolescents se regroupent en bande juste pour un soir, parfois sans même se connaître, et s’attaquent à des passants éméchés ou à d’autres proies faciles comme des sans-abri. La police de Tokyo a arrêté récemment une bande de douze garçons, âgés de dix à dix-sept ans, qui avait commis, en cinq mois, trente-six agressions contre des personnes âgées. Les adolescents dépensaient l’argent dérobé - au total, l’équivalent de 50 000 francs - dans des centres de jeux vidéo. Le chef du gang n’avait pas treize ans.
Un autre type de délinquance, particulièrement médiatisé celui-là, n’a cessé de se développer ces derniers temps. Il s’agit de la prostitution de jeunes filles, le plus souvent des lycéennes. Tous les Japonais connaissent l’euphémisme enjo kosai pour désigner ce phénomène. Le soir, dans le Kabuki-cho, le quartier chaud de Shinjuku à Tokyo, se multiplient les affichettes, collées à la va-vite sur des poteaux indicateurs ou dans des cabines téléphoniques, fournissant des numéros de « clubs téléphoniques ». Ces officines - certaines sont clandestines, mais d’autres ont pignon sur rue - mettent le client en relation avec une jeune fille, en lui donnant son numéro de téléphone portable. Les clients, en général des hommes de quarante à soixante ans, salariés, hommes d’affaires, pères de famille, paient de 1 500 à 2 500 francs pour un rendez-vous. Les jeunes filles sont scolarisées, n’ont pas de difficultés sociales particulières et semblent essentiellement motivées par l’argent, avec lequel elles s’offrent des vêtements de marque, des cosmétiques ou encore des accessoires coûteux.
Selon Yomiuri TV, l’une des quatre grandes chaînes de télévision nationales, une lycéenne sur vingt s’est déjà prostituée. La police, pour sa part, ne dispose pas d’étude précise mais on pense que ce phénomène est sous- estimé au Japon et qu’il est en augmentation constante.
Psychiatre à l’hôpital de Yoyogi, dans le centre de Tokyo, le docteur Masao Nakazawa est spécialiste des violences familiales. Il s’avoue sidéré par le nombre de foyers où les enfants battent leurs parents et raconte le cas d’un garçon n’ayant pas réussi, après le collège, à intégrer le lycée de son choix. Comme si sa vie entière était conditionnée par cet échec, l’adolescent a ensuite raté le concours d’entrée à l’université. Sombrant dans la déprime, il a rendu ses parents responsables de ses défaillances et terrorise depuis toute sa famille, la tyrannisant, la battant, la menaçant d’un couteau, etc. La police refuse d’intervenir, arguant qu’il s’agit d’une affaire privée, d’autant plus que le fils se comporte normalement à l’extérieur de chez lui. Un tel drame familial n’est pas un cas isolé. Le docteur Nakazawa affirme en rencontrer tous les jours.
L’école est aussi le lieu d’une violence quotidienne, extrêmement répandue et qu’on appelle ijimé. Littéralement, ce mot signifie « torturer » ( ijiméru), mais on le traduit plus justement par « s’en prendre aux plus faibles ». Dans une classe, un groupe d’élèves se choisit un souffre-douleur et le persécute pendant plusieurs mois parce qu’ « il perturbe l’harmonie du groupe ». Si le harcèlement est surtout psychologique, il n’exclut pas les brutalités physiques. Les professeurs ferment les yeux sur cette pratique cruelle, qui est loin d’être un simple bizutage ou un rite initiatique. D’après une vaste enquête conduite par le ministère de l’éducation en 1997, un tiers des élèves indiquent avoir été ou être victimes d’ ijimé, surtout au collège, où le problème est particulièrement aigu. Le harcèlement devient parfois si grave qu’il conduit certains jeunes au suicide ou, à l’inverse, au meurtre de leurs tortionnaires.
En 1996, 10 575 incidents se sont produits, selon le rapport annuel du ministère de l’éducation sur les problèmes à l’école, soit une augmentation de 20 % sur l’année précédente. En 1997, plus de 1 300 incidents entre élèves et professeurs ont été répertoriés, ce qui représente une hausse de 50 % par rapport à 1996. Ces chiffres rejoignent ceux de la police nationale, qui s’alarme de la progression de la criminalité juvénile. Le nombre des agressions et des crimes particulièrement violents a augmenté de près de 50 % entre 1996 et 1997. La tendance s’est poursuivie en 1998. Autre constat : les filles sont autant impliquées que les garçons.
Plus que la croissance de la délinquance en elle- même, c’est le changement de la nature des crimes et l’âge de leurs auteurs qui préoccupe la société. Les agressions, d’une violence extrême, sont perpétrées par de tout jeunes adolescents, de manière quasi gratuite ou pour des motifs futiles. Un rapport du ministère de l’éducation souligne que « les auteurs [des violences] sont des élèves apparemment normaux. Ces élèves donnent des signes d’avertissement minimes, qui passent inaperçus, comme des réactions disproportionnées à de petites choses ».
Tout cela conduit l’écrivain Kaoru Takamura à s’interroger : « Des changements fondamentaux dans la psychologie des jeunes Japonais se sont-ils produits ces vingt dernières années ? Il n’est pas impossible que la société japonaise soit déréglée alors même que tout semble fonctionner normalement. » Le regain de violence des jeunes traduit-il effectivement un phénomène profond, une perturbation de l’équilibre subtil d’une société très policée et dans l’ensemble plutôt prospère ? On a vite fait d’incriminer télévision, jeux vidéo et mangas, accusés d’exercer une influence malsaine sur la jeunesse. Ce soupçon apparaît indubitablement fondé sur un point : le butterfly knife.
Il s’agit d’un couteau doté d’un double manche orné et d’une forte lame, avec lequel ont été commises la plupart des agressions récentes. La mode du butterfly knife a été lancée grâce à une série télévisée intitulée « Gift » (« cadeau »), où le héros maniait cette arme avec une grande dextérité. Une autre série, « GTO », jouée par un acteur en vogue auprès des adolescents et déclinée aussi en manga, aurait également eu de l’influence. Mais il y a une différence de taille entre porter un couteau et s’en servir pour tuer quelqu’un. Si les jeunes utilisent cette arme, c’est probablement parce qu’on peut s’en procurer une dans n’importe quel magasin pour 100 à 300 francs.
Dans les grands centres de jeux vidéo d’Umeda, à Osaka, d’Akihabara et d’Ikebukuro, à Tokyo, les joueurs ont plutôt entre vingt et trente ans et non entre douze et quinze ans. Entre le bruit assourdissant des machines et le nombre d’heures passées devant un écran n’offrant que des jeux répétitifs, ils sortent abrutis plutôt qu’excités de ces moments de loisirs. « Aucune étude n’a établi de conclusions sur les dangers des jeux vidéo », relève Junichi Seto, un journaliste du Mainichi Shimbun, spécialisé dans la délinquance juvénile. Faut-il vraiment craindre que les jeunes ne fassent pas la différence entre l’image virtuelle sur l’écran et la vie réelle ?
Les causes profondes de cette recrudescence de la violence résident en fait dans la désagrégation de la famille, la crise du système éducatif et les conséquences de la politique de croissance économique à tout prix menée depuis 1945. Après la seconde guerre mondiale, les Japonais ont concentré leur temps et leur énergie au travail et à l’entreprise, délaissant leur vie familiale et communautaire. Les dégâts provoqués dans la société sont patents : les relations humaines se sont considérablement dégradées, dans une culture dominée par l’appartenance à une communauté (à l’inverse de la société occidentale depuis longtemps individualiste) et les valeurs traditionnelles sont peu à peu tombées en désuétude. La jeunesse se retrouve aujourd’hui sans repère.

Une impitoyable obligation de réussite

La famille nucléaire, comportant souvent un enfant unique, a remplacé la famille nombreuse d’autrefois. Dans ce pays sururbanisé, les grands-parents ou les cousins habitent parfois loin et les temps de transport sont trop importants pour que les uns et les autres se rendent souvent visite. L’autre réseau traditionnel de solidarité, le voisinage, est lui aussi en train de disparaître, à cause de l’urbanisation et de la perte des valeurs traditionnelles de la communauté. Jadis, les parents qui s’absentaient avaient coutume de laisser leurs enfants à la garde des voisins. Aujourd’hui, ils les laissent livrés à eux-mêmes.
Les parents - surtout le père, qui représente l’autorité - prennent de moins en moins le temps de s’occuper de leurs enfants. « Les Japonais ont une maison, mais ils n’ont plus de foyer », remarque l’inspecteur Naritada Nishioka, directeur adjoint de la section délinquance juvénile de la police d’Osaka. Par ailleurs, il est de plus en plus difficile, devant les jeunes générations, de se faire l’avocat des valeurs morales alors que tout concourt à en souligner la déliquescence : il suffit de constater les scandales politico-financiers qui secouent le pays depuis dix ans et impliquent les modèles d’autrefois - chefs de grandes entreprises, hommes politiques, hauts fonctionnaires, notamment - ou encore la toute-puissance de l’argent, comme en témoigne le phénomène de la prostitution des lycéennes.
Autant que l’institution familiale, le système éducatif traverse une crise profonde. Longtemps efficace, le modèle d’une école elle aussi instrumentalisée pour la croissance économique au lendemain de la guerre ne fonctionne plus correctement. « L’objectif des jeunes est d’entrer dans le meilleur lycée, pour arriver dans la meilleure université, pour intégrer la meilleure entreprise et bien gagner sa vie, devenir riche, résume le journaliste Junichi Seto. Leur vision est très matérialiste. » La sélection s’opère tôt. Un concours, au terme des trois années de collège, détermine l’avenir des adolescents de quinze ans. Pour entrer dans les grandes entreprises ou la haute fonction publique, il n’y a qu’une voie unique, une demi-douzaine d’universités prestigieuses auxquelles on n’accède que par le biais de lycées réputés, là aussi sur concours.
Pour réussir cette épreuve, les collégiens travaillent d’arrache-pied. Après leurs six heures quotidiennes de cours, une ou deux heures passées au club sportif ou culturel intégré à l’école et quasi obligatoire, les deux tiers des jeunes se rendent dans un juku, un cours privé, deux à quatre fois par semaine. Les parents consentent pour cela à des sacrifices financiers importants. Le redoublement n’est pas permis. « Les professeurs essaient d’aider les mauvais élèves, mais honnêtement on ne peut pas faire grand-chose », admet M. Saeki, le directeur de l’école de Sendai. Les collégiens subissent une telle pression de la part de leurs parents et du système scolaire qu’ils en deviennent souvent violents, ou bien alors ils baissent les bras et refusent d’aller à l’école. Tous les acteurs du système éducatif reconnaissent que ce comportement devient un problème majeur.
Du côté du monde politique, des médias et de la société civile, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à la révision de la loi sur la délinquance juvénile, laquelle, votée sous l’influence américaine il y a cinquante ans, est favorable à la réinsertion des criminels. L’Association des victimes de la délinquance juvénile, née il y a deux ans, demande que la responsabilité pénale soit abaissée de seize à quatorze ans, ainsi que l’intervention d’un procureur dans le procès et l’ouverture des débats au public. La révision de la loi répondrait certes au besoin de justice des victimes et de la population dans son ensemble, mais il est peu probable qu’elle permette d’enrayer la montée de la violence, comme le montre le contre-exemple américain.
Pour le docteur Nakazawa, « ce n’est pas la jeunesse qui se dérègle, ce sont les adultes » : « Regardez l’évolution du pays depuis cinquante ans, regardez la situation aujourd’hui : le gouvernement investit des sommes énormes pour sauver les banques et presque rien dans l’action sociale. »

Cet article est de David Esnault.

Source: http://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/ESNAULT/12316

14.07.2006

L’art et le design à Tokyo

Le Japon, et plus particulièrement sa capitale, est une terre de design et d’art.
Les designers d’aujourd’hui qui oeuvrent pour des marques et produits sans frontières, tentent d’élargirent leur horizon culturel comme ils peuvent. Voyages, lectures, et... internet.
Admirable Design a trouvé pour eux un site qui les tient au courant des derniers événements culturels -dont le design- de Tokyo.
Cela ne peut pas nuire...

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Voici un site intéressant pour ceux qui veulent s’imprégner de l’esprit créatif du Tokyo d’aujourd’hui. Réalisé par Paul Baron, un jeune Français résidant au Japon et un ami japonais, il comporte plus de 300 entrées dans les galeries et lieux d’expositions du moment.
Le tout organisé par thèmes et par quartiers. Sans oublier les événements annoncés avec leur calendrier et les plans de ville pour s’y rendre ; mais cela est réservé à ceux de nos lecteurs qui peuvent s’offrir un Paris-Tokyo aller-retour sans sourciller...
N’hésitez pas à vous promener au hasard des noms inconnus qui s’offrent à vous. Ou à cliquer sur les visuels. Nombreux sont les liens avec les sites des galeries présentées, ce qui donne alors accès à la collection entière.
Pour avoir fait le parcours pour vous, je peux témoigner que vous aurez là un reflet de la création à Tokyo, en ce moment même. Sans quitter votre Mac ou Pc.
Admirable époque, non ?


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Cet article est daté du 22 novembre 2004 et provient du site http://www.admirabledesign.com/Quoi-de-neuf-a-Tokyo

Pour visiter le site "La Culture à Tokyo" il faut vous rendre là: http://www.tokyoartbeat.com/

Bonne visite!

05.07.2006

Sida: la situation au Japon

"Les Japonais pensent que le sida est un fantôme, ils n'ont conscience de rien, ne se sentent pas directement concernés", accuse Tsuneo Akaeda, 60 ans, gynécologue inquiet de l'évolution de l'épidémie au Japon.

"La situation va bientôt devenir explosive", prévient-il.

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Depuis 1999, M. Akaeda reçoit bénévolement des jeunes --plus de 2.000 jeunes en 5 ans-- pour les informer dans un bar au coeur de Roppongi, quartier animé de Tokyo, d'où il lance un cri d'alarme.

"En 2003, le gouvernement a recensé 336 nouveaux cas de sida. En général, cela signifie qu'il y a environ dix fois plus de cas d'infections dues au VIH, mais seulement 640 ont été recensées. Où sont donc les autres personnes infectées ?", s'interroge le gynécologue.

"En fait, il s'agit là des cas avérés et vérifiés, il est probable qu'il y en ait plus en réalité", admet Masanori Suzuki, chef du département Sida au ministère de la Santé.

"Il y a sans doute trois ou quatre fois plus de VIH/Sida que ce qu'indiquent les statistiques", estime pour sa part Wataru Sugiura, directeur du laboratoire de recherche thérapeutique sur le sida à l'Institut national des maladies infectieuses, qui ajoute que "cela a empiré en dix ans, les cas ayant triplé".

En 1993, le gouvernement recensait 277 nouveaux cas de VIH et 86 cas de sida. 2003 marque un record absolu depuis 1985, quand ont été recensés les premiers cas.

"Les Japonais ne subissent pas de dépistage. Pour les jeunes, les dépistages gratuits sont à des heures en conflit avec leurs propres activités", explique M. Akaeda.

Le "delivery health" (la "santé à domicile": prostitution d'adolescentes ou de jeunes femmes) est aujourd'hui un nouveau facteur majeur dans la propagation de maladies infectieuses au Japon, à quoi s'ajoute le tourisme sexuel, précise le gynécologue.

Les Nippons sont nombreux à ne pas utiliser de préservatif, multipliant les risques de transmission, selon lui.

Le préservatif est plus souvent associé à un moyen de contraception que de prévention, confirme M. Suzuki, qui ajoute que "les ventes de préservatifs déclinent".

"Les jeunes pensent que c'est plus +cool+ d'avoir des rapports sans préservatif", affirme M. Akaeda.

"On peut être séropositif sans développer la maladie pendant une dizaine d'années, mais les jeunes que je vois fument et boivent beaucoup, ils ont une santé plus fragile, je pense donc que d'ici cinq ou six ans, on verra surgir beaucoup de nouveaux cas", explique-t-il.

"Le gouvernement a certes un budget pour la lutte contre le sida, mais il se contente d'éditer des brochures. Il n'a aucune volonté, ce n'est pas sérieux", se désole le gynécologue.

Il plaide pour une éducation sexuelle à l'école, parce que les jeunes "ne reçoivent d'informations de nulle part".

"Les parents ont peur d'intéresser leurs enfants au sexe en en parlant avec eux, et les professeurs qui voudraient prévenir leurs élèves ne peuvent le faire sans risquer des plaintes des parents", précise-t-il.

"Ce n'est plus tabou mais il reste délicat d'en parler", confirme le chercheur Wataru Sugiura.

"C'est un problème qu'on ne veut pas entendre, y compris chez les médias, je n'ai ainsi jamais vu de publicités à la télévision", affirme-t-il, ajoutant que "le gouvernement devrait lancer des campagnes d'informations".

"Les nouveaux cas vont augmenter, assurément, d'ici quatre ou cinq ans", prédit M. Sugiura.

Le ministère de la Santé rétorque que des centres de dépistage sont ouverts même le week-end et qu'il fait en sorte d'augmenter les examens, notamment les dépistages gratuits, dans les centre de santé.

"C'est déjà bien tard", estime M. Akaeda.

Source: http://www.aegis.com/news/afp/2004/AF040903_FR.html (Agence France-Presse - septembre 3, 2004
Niels Planel)

Quoiqu'il en soit, que vous soyez au Japon ou ailleurs, n'oubliez pas de sortir COUVERT!!!!!!

30.06.2006

Démographie du Japon

Le Japon compte près de 130 millions d'habitants.

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La société japonaise est ethniquement et linguistiquement très uniforme avec 99% de la population parlant japonais. Le 1% restant étant constitué principalement de population d'immigrants venu de Corée et de Chine, ainsi que la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaido.

L'espérance de vie y est la plus élevée au monde puisqu'en 2001 l'espérance de vie moyenne était de 84,93 ans pour les femmes et 78,07 ans pour les hommes.

Le taux de natalité est très bas, c'est pourquoi la majorité de la population est constituée de personnes de l'âge d'or. L'état encourage la natalité en offrant une prime de 300 000 yens pour la naissance et de 5000 yens par mois et par enfant jusqu'à l'âge de 3 ans.

Source: Wikipédia (où vous trouverez de plus amples détails)

28.06.2006

Le Nihon-Zaru

C’est connu, les singes excellent à monter dans les arbres et à jouer des tours, rien d’étonnant donc à ce que les Japonais en soient fous. Singe se dit « saru » en japonais, ce qui étymologiquement dériverait de « zareru », signifiant s’amuser.
Le Japon ne possède qu’une seule espèce de singe sauvage, appelée « nihon-zaru », l’adorable singe japonais qui est une variété de macaque. Ceci explique sans doute que durant des siècles, les habitants du Japon n’ont jamais varié d’un iota leurs conceptions sur les singes.

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En Europe, l’image du singe est un peu différente et se rapprocherait plutôt du babouin, dont la tête ressemble à celle du chien. On imagine donc un singe terrestre, tel que le babouin Hamadryas, par exemple, auquel on vouait un culte dans l’Égypte antique. L’imaginaire oriental, en ce qui concerne le singe, diffère ainsi légèrement de l’imaginaire occidental.
En Occident, les singes sont parfois identifiés à des diables, voire au côté corrompu de la nature humaine. Dans certains endroits d’Orient, par contre, on les révérait comme des créatures divines. Dans les pays hindouistes, ils sont identifiés au valeureux Hanuman, guerrier-singe mythique aux pouvoirs surnaturels, capable de transporter la chaîne de l’Himalaya. Ce personnage de légende aurait inspiré le héros Sun Wukong du roman chinois « Pèlerinage à l’ouest ». L’apparition répétée du singe dans les contes et légendes est sans doute due à son habileté et son intelligence.
En Chine, on aimait à croire qu’avoir un singe dans ses écuries protégeait les chevaux de la maladie. Cette coutume s’étendit au Japon, attribuant ainsi au singe une faculté surnaturelle de plus dans les croyances populaires.
Le calendrier chinois est constitué par la combinaison de deux systèmes principaux. Le système des 12 rameaux, juni-shi, représentés par des animaux et le système des 10 troncs, jikkan, composés par les cinq éléments (le bois, le feu, la terre, le métal, l’eau), associés au yin et au yang. Cette combinaison où les doubles sont éliminés, permet de former un cycle temporel sexagésimal. Dans ce système, chaque jour désigné se reproduit une fois tous les soixante jours. Un des jours attribués au singe, appelé koshin no hi, était considéré avoir des vertus magiques, et la coutume chinoise voulait que l’on fasse alors des célébrations toute la nuit jusqu’à l’aube. Ceci parce que l’on croyait que les san-shi, les trois vers malfaisants résidant dans le corps, s’élèveraient dans le ciel au cours du sommeil pour s’en aller rapporter les péchés de chacun auprès du Maître du Ciel. Le nombre de jours de vie terrestre impartis étaient alors réduits selon la gravité des péchés. Ainsi, en restant réveillés toute la nuit, les gens pensaient empêcher les san-shi de quitter leur corps. Ce koshin no hi était donc un jour critique, car c’était le jour où l’on pouvait voir ses jours abrégés !
Lorsque cette croyance se répandit au Japon, le festival devint une veillée au cours de laquelle on priait les divinités singes pour obtenir longue vie. Sanno Gongen est une divinité singe révérée au sanctuaire de Hie.
Les gens pensaient que ne pas voir le mal, ne pas l’entendre ni ne parler en mal empêcherait les san-shi d’écourter leur vie, car leurs péchés, et ceux d’autrui, passeraient inaperçus. C’est de cette croyance que naquirent les Trois Singes connus aujourd’hui dans le monde entier.
Sarutahiko, divinité tutélaire des routes, a également l’aspect d’un singe, en sorte qu’elle était révérée en même temps que Sanno Gongen, les jours de koshin no hi, où l’on organisait de nuit de grands banquets de célébration.
Dans un des plus célèbres contes japonais pour enfants, Saru Kani Gassen (la guerre du singe et du crabe), un vilain singe dupe un gentil petit crabe pour lui subtiliser ses kakis. Une très ancienne croyance attribuait aux kakis des propriétés magiques capables de rendre les femmes fécondes et la terre fertile. Le singe, suffisamment habile et rusé pour faire sienne touche chose douée de pouvoirs magiques, était sans aucun doute l’animal le plus approprié pour figurer dans ce conte. Cette histoire finit par la mise en déroute du singe par une abeille, une châtaigne, et d’autres créatures encore, toutes plus petites et plus faibles que lui, ce qui fait son succès auprès des enfants et illustre parfaitement le proverbe japonais qui dit que « même les singes peuvent tomber des arbres » (en français, « péché d’orgueil ne va pas sans danger »)

Source: http://web-japan.org/nipponia/nipponia25/fr/animal/animal01.html

02.06.2006

Découverte culinaire

Hier j'ai reçu ce mail du magazine PLANETE JAPON (dont le Numéro 5 est attendu pour la mi-juin).

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Chers lecteurs,

Nous avons le plaisir de vous informer d’une manifestation spéciale qui aura lieu sur Paris et sa banlieue la semaine prochaine :
Le mardi 6 juin, à la salle La Périphérie, située 17 rue Rouget de Lisle à Malakoff dans les Hauts de Seine (92), les Dames de Kimitsu viennent faire une démonstration de leur préparation de makis de fête. A ne pas manquer, à 19h et 21H. Vous pouvez vous rendre sur www.laperipherie.com
Le vendredi 9 juin, c’est au 6e étage du Printemps situé Boulevard Haussmann à Paris que deux ateliers démonstration auront lieu, à 13h et 15h.

Les Dames de Kimitsu viennent tout spécialement du Japon, si vous avez la possibilité de vous rendre à cette manifestation, n’hésitez pas, c’est un bout de Japon qui vient jusqu’à nous !!

Planète Japon, un voyage entre modernisme et traditions.


Si vous êtes dans le coin, vous savez quoi faire...

24.04.2006

AKIHABARA



Après un terrible incendie qui dévasta une grande partie de Tōkyō en 1870, les autorités décidèrent de créer une zone défrichée au nord-est du Palais impérial pour le protéger d'un nouveau risque d'incendie. On y construisit un sanctuaire dédié à une divinité protégeant les hommes contre le feu. Au fil du temps, cette vaste zone inhabitée finit par être envahie par les arbres et à l'automne elle fut bientôt recouverte de feuilles mortes qui lui donnèrent son nom de « champ de feuilles d'automne » (Akinobohara).

La construction d'une station de métro sur ce site en 1890 lui permit finalement de se développer. Le quartier, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, fut par la suite investi par des étudiants des environs qui s'installèrent à même la rue ou dans de petites échoppes pour vendre des radios et autres appareils électriques qu'ils façonnaient avec les surplus que l'armée leur bradait. Ainsi naquit le marché de l'électronique, qui ne cessa de croître, grâce notamment au boom de l'électroménager des années 1960, puis de l'informatique dans les années 1980. Les trois kanji (caractères chinois) qui composent le nom de Akinobohara peuvent aussi se lire Akihabara. C'est cette dernière lecture, plus courte, qui s'imposa dès le début du siècle (Les habitués l'appellent aussi "Akiba").

Le succès d'Akihabara tient dans le fait que jusqu'à présent, il a réussi à faire cohabiter de toutes petites boutiques ultra-spécialisées aux côtés des « super-marchés » de l'électronique grand public. Cependant, depuis quelques années, les grandes enseignes de l'électronique japonaise (Laox…) rachètent les petits magasins en difficulté pour en faire des annexes des leurs. Dans les petites boutiques situées dans les marchés couverts, ou les ruelles étroites, on peut trouver tout un tas de pièces détachées et d'accessoires allant de la guirlande électrique, en passant par toutes sortes de composants électroniques, jusqu'à des caméras miniatures à faire pâlir de jalousie James Bond. Les grands magasins sont, quant à eux, les rois de l'électroménager dernier cri, de la téléphonie mobile, des ordinateurs et des jeux vidéo. Sur les grands axes, on trouve aussi des grands magasins qui vendent des produits hors-taxes pour les touristes. On peut même y trouver, à bon prix, des produits japonais destinés au marché français.

À noter une nouvelle tendance avec, comme à Paris dans la rue Mongallet, l'émergence de magasins chinois aux prix très compétitifs.

Pour finir, il y a de plus en plus de magasins de manga ou d'anime à Akihabara, qui prennent la place des magasins d'électronique. Shinjuku ouest prend progressivement de l'importance comme quartier de l'électronique grand public, tandis que Akihabara est de plus en plus centré sur les passionnés.


Source: Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Akihabara)

Dernière petite chose, si vous voulez tout savoir sur ce quartier "branché" de Tokyo, une seule adresse internet:

http://www.akihabaranews.com/fr/


Bonne promenade...

04.04.2006

OVNI

Voici la version en ligne du journal franco-japonais de Paris (que l'on peut trouver dans certaines boutiques japonaises). On y trouve des petites annonces, des infos pratiques, un forum, des dossiers mensuels classés par thème...A noter que ce petit magazine est également distribué au Japon.

(site disponible en français pour la plupart des rubriques et en japonais)

http://www.ilyfunet.com/ovni/indexf.html


A découvrir donc.

25.03.2006

1er Bilan

Concernant la première semaine d'existence de ce Blog.

(roulement de tambours)


En une semaine;

98 visiteurs uniques (Ce chiffre reflète le nombre de personnes différentes ayant consulté ce blog. Ce chiffre est établi à partir du nombre d'adresses IP différentes s'étant connectées sur ce blog et ayant au moins vu une page de ce blog)

185 visites (On considère une nouvelle visite pour chaque arrivée d'un visiteur consultant une page et ne s'étant pas connecté dans les dernières 60 minutes)

542 pages vues (Ce chiffre indique le nombre de fois qu'une page du blog est vue /cumul de tout visiteur, toute visite/)

sur ces 542 pages, 357 ont été vues entre 21h et 2h du matin.

3 commentaires (2 encore visibles et 1 effacé par la maladresse de votre serviteur)



Dans l'ensemble, je suis plus que content de ce démarrage. Merci de venir sur ce Blog qui n'a que pour prétention, d'une part d'être la plateforme de lancement de l'Association Rouen-Nippon, et d'autre part une bonne source d'informations concernant le Japon.


Une nouvelle fois, merci à vous...

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