14.01.2007

Le Chrysanthème et le sabre

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Quelle étrangeté ! Un livre commandé au milieu de 1945 par l’Office of War Information, œuvre d’une anthropologue américaine qui n’est jamais allée au Japon et qui interviewe des Japonais immigrés aux Etats-Unis. Un livre qui demeure une référence dont on ne peut se passer sur les Japonais. Il n’est pas anecdotique, il est analytique.

Paru en France en 1987 seulement, il reste un ouvrage de référence parmi les trop peu nombreux livres français sur les Japonais.

L’analyse que Ruth Benedict fait de la société japonaise et des relations sociales entre les Japonais est encore aujourd’hui d’une très grande exactitude. C’est une analyse fine et précise qui de surcroît est très claire.

Le chapitre 6 « Rembourser le dix millième » est l’un des rares livres à expliquer très simplement le système des obligations japonaises et de leurs contreparties : le « On », le « gimu » et le « giri ». Travailler avec des Japonais et vivre au Japon, sont deux dimensions de la vie qui nécessitent de se familiariser avec un système totalement étranger à notre système de valeur occidental ( et éventuellement de le comprendre). Le « cercle des émotions humaines » (chapitre 9) dévoile ce qui pourrait nous sembler être un paradoxe (« aussi est-il doublement surprenant que le code japonais fasse autant de place aux plaisirs des cinq sens » p.204). Sont passés en revue le rituel du bain, l’importance du sommeil (« les Américains ont l’habitude de classer l’acte de dormir parmi les choses que l’on fait pour conserver sa force … les Japonais, eux, dorment pour d’autres raisons. Ils aiment dormir et s’endorment avec plaisir quand rien ne les empêche » p.208.) La nourriture, l’ivresse, les plaisirs érotiques sont également disséqués.

Accessoirement, si vous avez le temps de prendre du recul, l'analyse étant faite en mirroir par rapport à la société américaine (donc pas si éloignée de la nôtre) il est toujours intéressant d'en apprendre un peu plus sur nous-mêmes.

A lire et à relire de toute urgence.

Françoise Menou


Source: http://heureuxquicommeulysse.viabloga.com/news/qui-sont-les-japonais

08.11.2006

Le Printemps des délices


Préface de Diane de Margerie


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Condamnées au silence pendant des siècles, les shunga ou « images de printemps » reviennent fasciner nos contemporains grâce à la même sensualité désinvolte qui leur valut cette censure. Ces œuvres à l’érotisme exalté connurent leur âge d’or durant la période Edo (1600-1868), extrêmement féconde en estampes et peintures japonaises plus connues sous le nom d’Ukiyo-e.

Cet ouvrage, publié à l’occasion de la plus grande exposition du monde consacrée à l’art érotique japonais, qui eut lieu à Rotterdam en janvier 2005, propose plus de deux cent soixante-dix illustrations – les deux tiers inédites provenant de collections privées – et illustre de manière aussi franche que subtile cet univers dédié aux plaisirs.
Et pour que le lecteur ne se perde pas sur le chemin de la volupté, ce livre propose plusieurs textes, écrits par les spécialistes des shunga, qui abordent des questions encore empreintes de mystère.

Qui en étaient les plus fervents amateurs ? Quelle place occupaient alors les shunga dans le monde de l’édition ? Comment les artistes se cachaient-ils derrière leurs œuvres ? Enfin, ces estampes érotiques étaient-elles vraiment destinées à attiser l’excitation des sens, ou seulement à susciter un amusement singulièrement frivole ?

Le Printemps des délices offre les clés d’un monde tissé d’une grâce magnifiquement audacieuse

Prix public France 59 €
Parution le 21 octobre 2005



Source: http://www.philippe-rey.fr/beaux_livres/printemps_delices.htm

16.10.2006

MURASAKI SHIKIBU : ( 978-1014 )

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Femme écrivain la plus célèbre du Japon. Née vers 978 à Kyôto où elle mourut en 1014. Dame de cour de l'Imperatrice Fujiwara no Akiko, elle a été mariée en 999 à Fujiwara no Nobutaka dont elle eu 2 enfants. A la mort soudaine de son mari en 1001, elle se retira de la vie publique pour se consacrer uniquement à l'étude des textes littéraires.

C'est visiblement à cette période qu'elle décida d'écrire en hiragana ( et non en kanjis, écriture réservée aux hommes ) son Genji Monogatari en 54 chapitres que sa fille termina après sa mort, vers 1020. Ces 54 chapitres sont tous numérotés avec des caractères particuliers et originaux, nommés Genji-Mon.

41 chapitres sont consacrés à la vie amoureuse du Prince Genji et 13 autres à celle de son fils Kaoru. l'analyse psychologique des personnages ( une soixantaine ) et une description minutieuse de la vie de la Cour Impériale sont un témoignage de première qualité sur la période Heian.

Murasaki Shikibu est également l'auteur d'un journal personnel ( genre très célèbre à l'époque ) " Murasaki Shikibu Nikki ". L'ensemble de son oeuvre, peu reconnue à son époque, a été redécouverte vers les années 1870 et traduit dans de nombreuses langues.


Source: http://kyoto.japon.free.fr/K_Celebres.html

21.09.2006

Spirou et Fantasio à Tokyo

Hier est sorti dans toutes les bonnes librairies le dernier album de Spirou et Fantasio:

Le résumé

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Nous retrouvons Spirou, Fantasio et Spip à Edo, capitale du Pays du Soleil Levant, de 1603 à 1864. Paradoxe temporel ? Voyage dans le temps ? Rien de tout ça : nos trois amis sont tout simplement invités à la prestigieuse inauguration de "Edo-resort", un gigantesque parc d'attractions qui reconstitue très fidèlement la vie du Japon médiéval.

Mais Spirou et ses compagnons ne sont pas là pour le plaisir. Ils sont venus en Extrême-Orient à la demande de leur ami magicien, Itoh Kata, qui leur a confié une mission spéciale : récupérer deux enfants aux pouvoirs paranormaux étonnants qui sont détenus par Mangakana, un redoutable gangster aux ambitions immobilières troubles.

Une course-poursuite va mener nos trois héros d'Akihabara, le quartier électronique, à Giza, celui des spectacles, en passant par Shinjuku, le territoire des redoutables yakuza, pour une visite guidée particulièrement mouvementée.

(Ce 49e album des aventures de « Spirou et Fantasio » est le troisième du duo Morvan-Munuera. Morvan s'est fait plaisir en situant l'histoire en plein Tokyo, ville qu'il connaît parfaitement pour s'y rendre régulièrement. Idéal donc pour faire visiter les quartiers les plus pittoresques à nos deux héros. Quant à Munuera, le dynamisme de son trait illustre au mieux cette histoire pleine de rebondissements et de surprises.)

Source: http://www.dupuis.com/servlet/jpecat?pgm=VIEW_ALBUM&lang=FR&OUVRAGE_ID=8370

Bonne lecture!!!!

17.09.2006

Sexualité et Erotisme à travers les Mangas

L'érotisme et la sexualité, dans toute ses formes, existent au Japon depuis le moyen-âge. Au XVIIIe siècle, les estampes d'Hokusaï figuraient de nombreuses scènes érotiques, pour ne pas dire pornographiques.
Après la seconde guerre mondiale, le gouvernement a proposé certaines mesures morales pour combattre la prostitution, qui avait fait son apparition avec les troupes américaines basées au Japon.
Ainsi ce créa le Junketsu (chasteté) et le kyoiku (morale). Cette nouvelle morale, enseignée dans les écoles, mettait l'accent sur la virginité. Ce programme fut violemment critiqué par les féministes des années soixante qui y voyaient une discrimination, les filles seules étant tenues à la virginité.Dés lors l'éducation sexuelle est laissé à l'appréciation des instituteurs.
Une enquête menée en 1981 sur les attitudes sexuelles des jeunes révélait que 18,7% des lycéens et des étudiants avaient déjà eu une expérience sexuelle, contre 15,1% en 1974. Chez les filles, on est passé de 6,6% en 1974 à 13,4 en 1981.

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Les Japonais ignorent le tabou judéo-chrétien du péché de chair, mais la morale confucéenne a introduit un sentiment de honte et d'impureté sur le sexe et l'appât du gain, relégués au plus bas des valeurs morales.
Les Japonais qui commettent un adultère craignent plus l'image qu'ils donnent d'eux qu'un simple sentiment de culpabilité. Mais ce contrôle social qu'exerce le confucianisme sur le peuple risque fort de disparaître avec la surinformation sexuelle diffusée par les médias et notamment les mangas.
L'érotisme dans les mangas se décline de plusieurs manières. Dans les Shõjo mangas (pour filles) l'érotisme est montré de manière kawai¸ c'est-à-dire mignon: les scènes sexuelles sont plus suggérées que montrées, avec les mêmes motifs récurrents tels les yeux baignés de larmes, des guirlandes de fleurs, les petits coeurs...
Par contre dans les mangas destinés aux hommes, les scènes peuvent être tantôt soft tantôt d'une brutalité bestiale. Dans les publications moins suggestives, tels les BD pour les jeunes adolescents, les personnages apparaissent nus dans toutes sortes de situations et les corps sont généralement privés de sexe.
La position japonaise à l'égard des organes génitaux peut paraître paradoxale. En effet, si les scènes sexuelles peuvent paraître crues avec en prime des viols d'adolescentes (voir infra), il est interdit de montrer des organes sexuels en action et également les poils pubiens (les Japonais ne les considérant pas très érotiques). Les dessinateurs ont appris à contourner ces censures en substituant la suggestion à la représentation directe, avec des métaphores et autres artifices. De même, ils ont développé une technique particulière, grâce au fait qu'ils dessinent toujours en noir et blanc, qui se base sur les différents tons de ces couleurs. Ainsi, on peut voir des phallus qui apparaissent en silhouette (en noir ou en blanc), ou une montagne en forme de sexe qui soulève la femme lors de la jouissance, ou encore des monstres agitant leurs tentacules suggestives... Par contre d'autres métaphores sont plus spécifiques à la culture nipponne et sont difficilement compréhensibles pour un Occidental, comme le saignement du nez qui signifie une excitation sexuelle.
Mais ce qui vaut pour les mangas distribués par les réseaux officiels ne l'est pas du tout pour les dõnjinshis où la pornographie, sans censure, est légion.
Les mangas pornographiques aiment jouer sur les fantasmes sexuels et les dessinateurs ne reculent devant rien: viols, inceste, acte de sodomie se succèdent dans une atmosphère d'ultra violence.
Dans les quartiers chauds, il existe des distributeurs automatiques qui permettent aux intéressés de s'approvisionner 24 heures sur 24. Dans un tel contexte, il est logique que toutes les firmes de production tentent de se positionner dans le marché.
La plupart des lecteurs de ces mangas pornographiques sont des hommes d'affaires, qui pour fuir leurs soucis quotidiens, s'installent dans un des nombreux comics cafés le temps d'une lecture. Pourtant les lecteurs n'ont pas l'air spécialement excité d'un point de vue sexuel, l'ambiance est même plutôt studieuse.
Chaque semaine voit apparaître une vingtaine de titres de mangas pour adultes. De nombreux clients étrangers manifestent beaucoup d'intérêt pour les mangas pornographiques; Mandarake, une grande librairie spécialisée, livre dans le monde entier. Un exemplaire rare peut se vendre jusqu'à trois mille dollars.
Anime vend les adaptations des mangas porno en K7 vidéo, là aussi de nombreux clients sont étrangers. Visiblement les fantasmes insolites des mangas ne séduisent pas que les lecteurs japonais, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.
Par ailleurs, les dessins et les histoires sont le plus irréel possible, ainsi on évite le passage à l'acte, le désir d'imitation est exclu. Mais comme pour la violence, l'affaire Tsutomu Myazaki a jeté un froid sur la théorie qui exclut toute imitation de la part des lecteurs.


Cet excellent article provient de: http://www.chez.com/japmanga/societe/erotismesexualite4/index.html

13.09.2006

Le Régime Okinawa

A 70 ans, vous n'êtes qu'un enfant, à 80 vous êtes à peine un adolescent, et à 90, si les ancêtres vous invitent à les rejoindre au paradis, demandez leur d'attendre jusqu'à 100 ans, âge auquel vous reconsidèrerez la question”. Telle est l’inscription gravée sur le rocher d’une petite plage d’Okinawa…

L’étude des centenaires d’Okinawa

Okinawa est une petite île japonaise qui fait de plus en plus parler d’elle. Et pour cause : elle détient le record mondial de longévité, avec près de 3 fois plus de centenaires qu’en France (33 centenaires pour 100 000 habitants, contre 11 en France). Surpoids, cancers, ostéoporose, attaques cérébrales, maladies cardiaque : toutes ces maladies qui déciment nos populations occidentales sont beaucoup moins fréquentes sur cette île de 1,27 millions d’habitants, située dans l’archipel des Ryukyu, entre le Japon et Taïwan.

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Un fait qui n’a, bien sûr, pas manqué de titiller la curiosité des scientifiques, lesquels se sont intéressés de prés au « cas Okinawa ». Dans le cadre de la vaste « Etude des centenaires d’Okinawa » (Okinawa Centenarian Study) initiée en 1976 et financée par le Ministère de la Santé du Japon, des centaines d’habitants d’Okinawa furent examinés à l’âge de 70, 80, 90, 100 ans. Conclusion : cette bonne santé et cette longévité ne découle pas d’un patrimoine génétique spécifique, mais bien d’un style de vie sain - et notamment une alimentation saine.

Les 10 principes de l’alimentation d’Okinawa

« Le gros problème de notre alimentation se résume globalement à ceci : elle n’est pas adaptée à nos besoins, ne tient pas compte de notre peu d’activité physique, de nos habitudes de vie » expliquent Anne Dufour et Laurence Wittner dans leur ouvrage « Le régime Okinawa » (Ed. Leducs). Les habitants d’Okinawa – les anciennes générations tout du moins – ont su préserver une alimentation adaptée à leur mode de vie et activité, tout en sachant puiser dans les richesses de la nature. En voici résumés les grands principes.

1. Ne jamais manger plus que sa faim, voire même un peu moins
Le « hara hachi bu », consistant à ne s’alimenter que jusqu’à 80%, est une véritable habitude culturelle à Okinawa.

2. Consommer des aliments peu caloriques, mais riches en vitamines et minéraux
Les habitants d’Okinawa consomment des aliments à densité calorique (quantité de calories dans 100g d’aliment) basse (75 à 150 cal/100g) ou très basse (moins de 75 cal/100g).Soit :

- pour les céréales et féculents : riz, pâtes, semoule, maïs doux, patate douce, pomme de terre (vapeur ou à l’eau)

- légumes : tous, avec une mention spéciale pour le concombre

- fruits : tous, à l’exception des fruits séchés (raisin, abricot, figue, datte…) et des fruits oléagineux (noix, noisette, pistache, pignon, cacahuète…)

- poissons et coquillages : les poissons maigres, coquillages et crustacées

- produits d’origine animale : volaille (sans la peau), œuf, cheval, steak haché à 5% de MG

- fromages et desserts : salade de fruits, compote maison, yaourt nature, fromage très frais


3. 7 portions de fruits et légumes par jour
Les fruits et légumes ont tout bon ! Pour peu de calorie, ils nous apportent beaucoup : vitamines, minéraux, antioxydant, fibres, eau, mais aussi effet de satiété.

4. 7 portions de céréales complètes et/ou de légumes secs par jour + 2 plats à base de soja
Riches en sucres lents, vitamines, fibres et protéines, les céréales complètes sont très intéressantes nutritionnellement, à l’inverse de leur version raffinée (pâtes blanches, riz blanc, pain blanc,…)

5. Beaucoup d’épices, d’herbes et d’algues
Outre leur saveur, les herbes apportent vitamines et minéraux. Les épices ont quant à elles des vertus antibactériennes et préviennent l’oxydation du mauvais cholestérol. Enfin, les algues regorgent de minéraux, de fibres, de vitamines et d’antioxydants et sont de véritables anticholestérols naturels.

6. Du poisson 3 fois par semaine
Le poisson est le principal aliment d’origine animal de l’alimentation d’Okinawa. Il est choisi de préférence maigre et consommé cru - le fameux sashimi - poché ou grillé.

7. Très peu d’autres produits d’origine animale (viande, produits laitiers)
Les habitants d’Okinawa mangent en moyenne 18 moins de viande et 3 fois moins de produits laitiers que les occidentaux. Aux protéines animales, ils privilégient les protéines végétales, doublement gagnantes : elles sont vierges de mauvaise graisse et renferment différentes substances spécifiques au règne végétal et bénéfiques à notre santé : tanins, polyphénols, phytostérols…

8. Très peu d’alcool

9. Très peu de sucre et de sel
La tradition du dessert n’existe pour ainsi dire pas à Okinawa, et les produits préparés industriellement - gâteaux, bonbons,… - sont encore rares sur l’île. Les insulaires consomment donc près de 3 fois moins de sucres que nous, occidentaux. L’usage des épices, des herbes et des algues permet d’assaisonner les plats, et donc de se passer de sel.

10. Boire beaucoup d’eau et de thé
L’eau est la seule boisson indispensable au corps ; en outre, elle permet de drainer les déchets de notre organisme et de l’hydrater de l’intérieur. En prime, elle nous coupe l’appétit…

A vous de mettre en pratique ces principes !

Pour en savoir plus : « Le Régimes Okinawa », Anne Dufour et Laurence Wittner, Editions Leducs, 2005


Source: http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s442/nutrition/regime-okinawa/2.html

03.09.2006

101 inventions japonaises inutiles et farfelues

Ouvrage aussi incongru qu'humoristique, 101 Inventions japonaises inutiles et farfelues présente l'art nippon du chindogu, soit "l'art d'inventer et de fabriquer des outils et accessoires bizarres, originaux et extravagants". Chaque page de l'ouvrage présente une invention insolite, à la fois drôle, inutile et amusante. Un véritable bazar de l'inutile, illustré avec des photos et des textes de présentation. Ainsi, du parapluie pour chaussures aux pantoufles à plumeaux pour chats, en passant par le masque à gaz à fermeture éclair, la poignée de métro, le feu rouge portable ou encore le journal en vinyle ou les lunettes bidirectionnelles, toutes les inventions cocasses ont été répertoriées par Kenji Kawakami.

Totalement loufoques, ces inventions sont à la croisée de l'art pseudo-conceptuel, de l'amélioration d'un quotidien trop morne et des jeux bon enfant qui passent par la tête de ces inventeurs nippons passablement fous. Un ouvrage fort amusant. Florent Mazzoleni

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Présentation de l'éditeur

C'est en utilisant une pierre pour taper sur un mammouth que le singe est devenu homme. Puis il y rajouta un manche, une poignée, une pointe en carbure de tungstène et un contrepoids réglable ergonomique, entrant ainsi dans l'ère moderne. Les progrès de notre civilisation se mesurent donc à l'étendue et la variété du rayon bricolage du B.H.V. Seulement voilà, même en cette fin de siècle nos outils conservent un archaïsme intrinsèque : ils sont utiles ! Alors, pour sortir définitivement du moyen âge et poser les bases d'une civilisation nouvelle, un groupe de japonais a inventé le Chindogu, littéralement "outil bizarre", la technologie au service de l'inutile, l'art pour l'art en quelque sorte...

Les Chindogu sont des inventions qui à première vue devraient énormément simplifier la vie quotidienne, mais n'en font rien ! Le premier commandement de la charte du Chindogu l'oblige à être inutile tout en apportant une solution à un problème donné. Cela nous donne le téléphone-haltère, le refroidisseur de pâté pour chat, le compteur de bouchées, le parapluie à chaussure ou la cravate-portefeuille.

101 inventions japonaises inutiles et farfelues présente toutes ces petites merveilles d'humour et de technologie car, pour exister, le Chindogu doit impérativement avoir été fabriqué quel qu'en soient le prix et la complexité. C'est cette réalité qui distingue le Chindogu du célèbre "Catalogue des objets introuvables" de Carelman. L'absurde et l'imagination de tous ces objets permettra de découvrir un art surréaliste, drôle et cynique, qui, à n'en pas douter, fera des adeptes aux quatre coins de l'occident. A quand le capteur de pression pour camembert ou la fourchette-télécomande ?


Source: http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2869677472/lapagedekaris-21

25.08.2006

Yoshimura Akira

Né à Tôkyô le 1er mai 1927, il est l'auteur de plus de vingt romans, recueils de nouvelles et essais. Il a reçu le prix Dazai en 1966.

Son oeuvre est assez diverse. Elle ne possède pas une unité évidente comme celle de Ogawa Yoko, par exemple. On remarque néanmoins, à travers ce qui a été publié en français, des thèmes qui reviennent : la faim, la prison, la survie. On y trouve également un certain sens du destin, de l'inexorabilité, la question de savoir si lutter contre ce qui doit advenir a vraiment un sens. Ce n'est pas une oeuvre humoristique. Un grand écrivain.

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Naufrages (1982) est un roman intemporel situé dans un village de pêcheurs extrêmement pauvre isolé du monde par la mer et les montagnes. Le livre est écrit du point de vue d'un garçon de neuf ans, Isaku qui, en l'absence de son père parti louer ses services pour plusieurs années dans un village lointain, doit faire vivre le reste de la famille. On suit son apprentissage de la vie (son passage à l'état d'adulte), notamment tout ce qui touche aux cérémonies qui rythment la vie du village, décrites avec beaucoup de détails au début du livre puis, comme les saisons passent mais que les rites restent immuables, mentionnées avec moins de détails, le lecteur étant désormais familier avec elles. La survie du village dépend du naufrage occasionnel de bateaux chargés de marchandises, synonymes de richesses, qui surviennent parfois pendant la saison des tempêtes - d'autant plus que ces naufrages peuvent être un peu aidés. Mais la punition peut également venir de la mer...
La première partie possède peut-être un intérêt plus ethnographique que proprement romanesque (dû aux très nombreuses descriptions des cérémonies, les méthodes de pêche, etc.), mais la deuxième partie est vraiment réussie, avec une montée de tension qui aboutit à une fin très forte.
On peut rapprocher ce livre de Narayama, le livre de Fukazawa Shichirô, adapté au cinéma par Imamura Shohei (1982), ce qui est d'autant plus intéressant que ce même réalisateur a adapté un livre de Yoshimura Akira : Liberté conditionnelle (voir ci-dessous).

Liberté conditionnelle (295 pages, Actes Sud, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle). Un condamné à perpétuité sort de prison après quinze ans grâce à son comportement exemplaire. On découvre peu à peu ce qui l'a conduit à commettre un crime, en même temps que l'on suit ses difficultés d'adaptation. Car le Japon a beaucoup changé pendant sa détention : escalators, inflation, etc. De plus, il a été habitué à ce que l'on décide pour lui : il est tétanisé lorsqu'il doit prendre une décision, si minime soit-elle. Pris en charge par un tuteur qui lui trouve un travail dans un élevage de poulets, il tente de se réinsérer tout en ayant peur que son passé soit connu de ses nouveaux collègues... Pendant des années, il n'avait pensé qu'à une chose : sortir de prison, mais une fois dehors, il ne sait pas trop que faire de sa liberté et il donne l'impression de chercher à se recontruire une cellule à l'image de celle qu'il a habitée pendant si longtemps.
Très bon livre, adapté au cinéma par Imamura Shohei sous le titre L'Anguille (1997, Palme d'Or au Festival de Cannes).
Si l'on est intéressé par l'univers carcéral japonais, on pourra lire également La Lumière du Détroit, de Tsuji Hitonari.

La Jeune Fille suppliciée sur une étagère (1959), suivi de Le Sourire des Pierres (1962) (142 pages, Actes Sud, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle). Il s'agit de deux récits de taille quasiment identiques mais d'intérêts différents. Dans la première nouvelle, une jeune fille d'un milieu pauvre vient de mourir, et c'est elle qui raconte, à la première personne, ce qu'il advient de son corps. Elle perçoit ce qui se passe, de façon à la fois ultra-précise pour certaines sensations qui se trouvent exacerbées (vision, ouïe) et plus floue, en ce qui concerne par exemple le passage du temps. Elle se détache des choses, ne cherche pas vraiment à anticiper les événements, elle se remémore un peu le passé mais pas trop. Le tout écrit avec un style en apesanteur, très doux... Vraiment excellent.
Le récit suivant, Le Sourire des Pierres, paraît en comparaison tenir un peu du complément de programme, pas désagréable en soi mais inférieur à La Jeune Fille. Il est intéressant d'y trouver des échos thématiques avec le premier récit. Eichi, un jeune homme qui vit avec sa soeur, répudiée pour cause de stérilité, rencontre par hasard Sone, un camarade d'enfance. Ce dernier va s'incruster dans leur vie... Sone est-il machiavélique ou bien ses actes sont-ils mal perçus ? Cimetières, pierres bouddhiques sont omniprésents dans l'histoire. Le lecteur verra venir la fin bien avant le pauvre Eichi, qui ne fait pas preuve d'une très grande perspicacité...

- La Guerre des jours lointains (Toi hi no senso, 1978, traduit du Japonais en 2004 par Rose-Marie Makino-Fayolle, Actes Sud, 286 pages).
Ce roman commence juste après la défaite japonaise de 1945. Pour une fois, il nous est donné de suivre le point de vue Japonais.
Les Américains ont gagné, ils arrivent au Japon. Cela donne, au cours du livre, quelques réflexions amusantes par leur décalage avec notre perception d'occidental. Pour ne citer qu'un exemple, les camions des Américains ont leurs phares allumés, même en plein jour. Qu'y voit l'officier Takuya Kiyohara, fraîchement démobilisé ? "On disait que s'ils roulaient dans la journée les phares allumés, c'était pour faire étalage de la richesse de leurs ressources […]" (page 15). On a déjà lu chez Amélie Nothomb (Stupeurs et Tremblements) le décalage qui pouvait exister entre Occidentaux et Japonais, mais on est ici dans un cadre autrement plus sérieux.
Par flash-backs - et avec un sentiment de fatalité dû à notre connaissance de l'Histoire - le lecteur est amené à suivre avec Takuya, qui travaille à la coordination des informations liées à la surveillance aérienne, les petits points sur les écrans radars que sont les B29 lorsqu'ils largueront la Bombe sur Hiroshima à 2000 kilomètres de là : "il venait d'entendre un curieux bruit, comme si l'on déchirait du papier, aussitôt suivi d'un choc étrange qui fit vibrer l'air autour de lui" (page 81) ; il sortira de son bunker pour découvrir la région de Fukuoka ravagée par des bombes incendiaires. La colère monte : "le spectacle horrible auquel il était confronté dépassait de loin tout ce qu'il aurait pu imaginer" (page 73).
Des avions américains sont abattus, des Américains faits prisonniers. Ainsi, pour la première fois, Takuya se trouve en présence de ces ennemis et là, surprise : "Il ne s'attendait pas à ce que la plupart d'entre eux fussent des jeunes gens de vingt ans, auxquels se mêlaient des garçons âgés de tout au plus de dix-sept ou dix-huit ans" (page 54). A peine l'Empereur Hiro-Hito annonce-t-il l'abdication du Japon qu'une décision est prise : la décapitation des prisonniers. Takuya a la "haine" comme on dirait aujourd'hui, d'autant qu'il a appris de la bouche des prisonniers que sur le chemin du retour après leurs missions de bombardements, ils avaient l'habitude d'écouter de la musique de jazz en regardant des photos de femmes dénudées. Takuya se porte volontaire. Mais c'est un crime de guerre qu'il commet ; il va être pourchassé par les forces américaines . Sera-t-il rattrapé, jugé, condamné ?
Le roman aborde l'extrême pauvreté du Japon de l'immédiate après-guerre, la famine qui fait des ravages, et l'humiliation face à l'occupant Américain. Il pose également des questions délicates sur la justice : exécuter des prisonniers est un crime de guerre, mais bombarder aveuglément des dizaines de milliers de civils n'en est-il pas un, si l'on se base sur les lois internationales ? Mais les lois, évidemment, sont appliquées par les vainqueurs, pas par les vaincus (c'est un peu ce que dit, toutes proportions gardées, le narrateur de Braveheart, le film de Mel Gibson : "Historians from England will say I am a liar, but history is written by those who have hanged heroes" - Les historiens d'Angleterre vous diront que je suis un menteur, mais l'Histoire est écrite par ceux qui ont pendu les héros).
On suit également très bien les retournements successifs de l'opinion japonaise quant à ces criminels de guerre, opinion modelée par les journaux au gré des intérêts américains par rapport à la situation géopolitique de la région. De là à souligner toute l'actualité de ce livre, il n'y a qu'un pas.


Sur les bombardements incendiaires américains au Japon, on pourra également lire L'Idiote, de Sakaguchi Ango.

Outre l'Anguille (voir ci-dessus le livre Liberté conditionnelle), deux autres films ont été tirés de son oeuvre :
- Gyoei no mure (1983), film réalisé par un certain Shinji Soomai ;
- Hyôru (1981) film de Shirô Moritani (qui fut l'assistant metteur en scène de Kurosawa sur le tournage de Yojimbo).

Source: http://www.plathey.net/livres/japon/yoshimura.html

17.07.2006

Yukio Mishima

Né le 14 janvier 1925 à Tokyo, Yukio Mishima, dont le véritable nom est Kimitake Hiraoka, est issu d'une famille de paysans.

A partir de l'âge de deux mois, il est pris en charge par sa grand-mère, Natsu, qui elle est issue d'une ancienne lignée de samouraïs. Dès cet instant, Mishima vivra en quasi permanence avec sa grand-mère. Ses contacts avec l'extérieur seront réduits au minimum jusqu'à l'âge de 12 ans...

A l'âge de 5 ans, le petit Kimitake sait lire et écrire et commence déjà à composer ses premières poésies.

En Avril 1931, Mishima réussit sans difficultés l'examen d'entrée à l'école primaire. Ses premières années seront plutôt difficiles. L'enfant est décrit comme fragile, efféminé, et ne participe à aucune sortie ou autre activité de sa classe par interdiction de sa trop opssessive grand-mère.

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En Mars 1937, le jeune Kimitake a alors 12 ans. Natsu accepte enfin de rendre l'enfant à ses parents du fait de ses problèmes de santé. Elle mourra d'ailleurs en janvier 1939.

Aussitôt, Mishima cherche à prendre des contacts. Il entre dans un club littéraire scolaire en Avril 1937, et acquiert très vite une réputation tant auprès de ses camarades qu'auprès de ses professeurs. C'est pris sur cette lancée que Mishima pourra dès 1941 éditer son premier roman "La forêt tout en fleurs" au sein du magazine "Shimizu". C'est à cette occasion qu'il choisit comme pseudonyme "Yukio Mishima".

En 1944, Mishima termine brillament ses études dans l'école "Gakushu-in" en tête de sa classe. Cette place lui vaut de recevoir son diplôme ainsi qu'une montre en argent des mains même de l'empereur. Cette rencontre marquera Mishima.

Il entre alors à l'Université Impériale de Tokyo pour étudier la loi allemande par volonté de son père qui estimait le métier d'écrivain comme déshonorant. Mishima se résigna à ce choix même s'il aurait préféré la littérature. A peine entré à l'Université, sa classe est entièrement mobilisée et affectée à une usine d'avions de guerre. Mishima se retrouve employé de bureau : il peut écrire !

En 1945, Mishima est convoqué pour être enrôlé dans l'armée. Il jouera la comédie afin d'être déclaré inapte. Il est réformé pour raison de santé (le médecin le croira tuberculeux). Cette même année, sa soeur Mitsuko mourra de la Typhoïde.

En 1946, Mishima rencontre Yasunari Kawabata qui devient son mentor. Les deux hommes s'apprécient et Kawabata fera beaucoup pour lancer la carrière de Mishima. En particulier, il permettra à Mishima d'éditer ses oeuvres dans le magazine littéraire "Ningen".

Après avoir passé le plus haut examen d'administration de l'Université, ainsi que le souhaitait son père, Mishima est proposé fin 1948 pour un poste au ministère des finances. Mishima n'y restera que 9 mois, choisissant de devenir écrivain à plein temps.

En 1949, "Confessions d'un Masque" est publié et remporte immédiatement un franc succès. Après cette auto analyse psychologique, Mishima souhaite entamer une thérapie auprès d'un psychiatre. Après deux rendez-vous, il laissera cette idée de coté.

A partir de 1950, Mishima fréquente des bars homosexuels, sous le prétexte de préparer "les amours interdites".

En 1951, Mishima obtient une autoristation spéciale qui va lui permettre de voyager à l'étranger.

De 1952 à 1958, Mishima écrit beaucoup, surtout de courtes histoires ou des nouvelles. Paralèllement, il aura une aventure homosexuelle de longue durée et une relation brève avec une femme, Eiko. A partir de 1953, il se met à la boxe et... perd presque tous ses matches ! Il commence à se soucier de son corps et choisit de suivre un régime qu'il tiendra jusqu'à sa mort.

En 1958, Yukio Mishima se marie avec Yoko Sugiyama, la fille d'un peintre traditionnel renommé de l'époque. Il commence la même année la pratique du Kendo.

De ce mariage, Mishima aura deux enfants : une fille, Noriko, née en juin 1959, et un fils, Lichiro, venu au monde en Mai 1962. De nombreux témoignages décriront Mishima comme un père attentif.

Dès 1966, Mishima commence à exprimer publiquement son attachement au japon traditionnel, et donc au nationalisme. Il écrit d'ailleurs à cette période plusieurs ouvrages sur ce thème, dont "Patriotisme". La parution de cet ouvrage vaudra quelques mouvements d'opposition. L'écrivain Kenzaburo Oe s'opposera à la vision de Mishima en écrivant lui-même "17", un livre prônant une position radicalement opposée à celle de Mishima. Mishima apprécie ce genre d'opposition car il aime la provocation. Il n'hésitera pas d'ailleurs à visiter dans leur propre fief les étudiants communistes de l'université de Tokyo quelques années plus tard.

En 1967, Mishima s'engage dans les "Forces d'Autodéfense du Japon" (JSDF) afin de se rapprocher du style de vie "samouraï" qu'il prône dans ses écrits.

En 1968, il prolonge son action en fondant la "Société du bouclier", sorte de milice privée qu'il voue à la protection de l'empereur. Cette milice est principalement constituée de jeunes hommes recrutés au sein de la JSDF. Au sein de cette société, Mishima applique pleinement sa philosophie. Pour illustration, voici quel serment devaient prêter ses membres:

"Nous jurons dans l'esprit des vrais hommes de Yamato
de nous lever l'épée à la main
contre toute menace portant à notre culture ou à notre patrimoine."

Le 17 octobre 1968, Kawabata reçoit le prix nobel de littérature, tant convoité par Mishima.

A partir de la fin 69, Mishima commence à préparer sa fin. A l'image du Samouraï qui ne doit laisser rien derrière lui, Mishima organise tout, répartit ses droits d'auteur au sein de sa famille, et fait discrètement le tour de tous ses amis.

En Août, il termine le dernier tome de son oeuvre lajeure, la "Mer de la fertilité" : "L'ange en décomposition". Il le conservera pour ne le délivrer à son éditeur que le jour de son Seppuku. Tout est prêt.

Le matin du 25 Novembre 1970, Yukio Mishima, accompagné de 4 membres de la Société du bouclier pénètrent à Ichigaya, le quartier général des forces d'autodéfense et prennent en otage le chef de corps. Fort de cet otage, Mishima réclame l'écoute des militaires de la base, ainsi que de journalistes spécialement convoqués. Il prononce alors un dernier discours réclamant la mobilistation des forces en présence pour la restauration du Japon traditionnel. Devant les huées de protestation, il écourtera celui-ci.

Une fois ce discours prononcé, Mishima se retire et effectue Seppuku. Il est environ 12h10.

Yukio Mishima a unit la plume et le sabre,
et, tel la fleur de cerisier, quitte le monde au sommet de sa gloire.



Cette excellente biographie provient de ce non moins excellent site: http://fabien.osmont.free.fr/mishima/mishfram.htm où vous pourrez parcourir des extraits de textes de Mishima.

Bonne lecture...

28.04.2006

La Légende de la Jarre

Sous la forme d'une bande dessinée, voici deux légendes japonaises, toutes en douceur et poésie selon la culture nipponne.



Le pêcheur trouve un jour dans ses filets une jarre. Espérant la richesse, il découvre à l'intérieur une princesse endormie. La trouvant magnifique, il la ramène chez lui et cache dans son jardin la jarre qui lui sert de transport vers d'autres cieux. Leur relation s'épanouit jour après jour, cependant elle est née d'un mensonge, et quand la belle l'apprend, elle s'enfuit.

Deux petites fleurs vivent démunies mais heureuses dans un joli jardin. Un jour, un jardinier commence à s'en occuper et met l'une d'elle en valeur, délaissant la seconde. Il fera connaître la gloire à la première, mais sans sa compagne, elle finit par perdre son éclat. Il n'est de bonheur qui ne puisse s'épanouir dans une prison, même dorée.




Cet ouvrage est d'une grande fraîcheur et d'une pure beauté, pour l'oeil comme l'âme. Bien qu'étant un ouvrage de bande dessinée, il a tout à fait sa place dans les rayons de poésie, de contes & légendes ou de culture japonaise.

Dessin: Atangan, Patrick
Couleurs: Atangan, Patrick
Editeur: Semic
Dépot Légal: 09/2003
Collection: Semic Album
Taille: A l'italienne
Nb Pages: 48

Bonne lecture


Source: http://www.bedetheque.com/serie-9121-BD-Legende-de-la-jarre-(La).html

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