09.11.2006
Momiji
Momiji ou plutôt Momijigari (ja. 紅葉狩り, littéralement, « la chasse aux feuilles d'automne ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des feuilles en automne, en particulier celles de l'érable du Japon ou du gingko.
Cette coutume est à l'automne ce que hanami (花見) est au printemps : pendant quelques semaines, l'érable prend des couleurs allant du jaune au rouge vif et les gingkos se parent de jaune. A cette occasion, les endroits réputés, en particulier de nombreux temples de la région de Kyôto, sont envahis par la foule.
Les érables du Japon
Les érables japonais, ou Acer palmatum, sont caractérisés par leurs feuilles qui sont coupées en 5 lobes et plus. La plupart des érables nord-américains ont 3 lobes. L’érable est représenté dans toute la zone tempérée de l'hémisphère nordique par plus de 200 espèces. Ce sont des arbres et des arbustes latifoliés à feuilles caduques. Leurs graines à ailes, ou samares tournent et tombent vers le bas comme le propulseur d'un hélicoptère.
Le terme momiji serait la forme dérivée du mot momizu.. Dans le Japon ancien momizu signifiait changer de couleur, c'est-à-dire, tourner au rouge ou au jaune. Ils auraient été appelés momiji parce qu'ils étaient représentatifs des arbres qui changent de couleur en automne.
L'automne au Japon se caractérise par un ciel particulièrement clair, les journées sont encore chaudes, avec juste des refroidissements en soirée.
En octobre, les couleurs des feuilles d'érables sont particulièrement spectaculaires. Depuis l'époque Heian est célèbrée momijigari la "chasse aux érables" qui se répandit dans le peuple à l'époque d'Edo, et qui consiste en excursions en des lieux réputés pour la beauté des feuillages rougis des érables, momiji, comme la colline Arashiyama près de Kyôto. La carte "momiji ni shika" est la biche des érables, dans le jeu de cartes traditionnel.
Beaucoup d’artistes japonais s’inspirent des saisons dans leurs oeuvres, et l’automne offre une palette tellement diversifiée qu’on retrouve les feuilles d’érables sur des éventails, des kimonos et de la céramique.
Il y a beaucoup d’endroits célèbres au Japon pour contempler les couleurs de l’automne. Parmi les plus connus figure Nikko dans la préfecture de Tochigi, Hakone dans la préfecture de Kanagawa et Arashiyama à Kyoto. A Hokkaido, une vallee porte le nom de momiji, elle s’étend sur 500 mètres autour du fleuve Kusurisambetsu et est célèbre pour ses couleurs d’automne.
Les érables du Japon furent beaucoup apprécies par les concepteurs de jardins au Japon. On les retrouves entre autre au Saiho-ji à Kyoto, où leurs couleurs flamboyantes sont d’autant plus appréciées qu’elles se reflètent dans l’étang. De plus l’endroit est connut également pour le tapis de mousse au pied des érables dont le vert permanent s’harmonise parfaitement avec les feuilles qui viennent s’y poser. Les érables créent une ambiance feutrée, filtrant la lumière sans la stopper. Ces ambiances sont aussi propices aux jardins de thé. Enfin c’est l’une des plantes qu’on retrouve le plus en bonsaï.
Le changement de couleurs
L'automne venu, l'horloge biologique de nombreuses plantes du jardin les incite à terminer leur cycle de croissance. Une magnifique coloration précède souvent la chute des feuilles qui est causée par la sécrétion d'une sorte de liège à l'endroit où le pétiole est attaché à la tige.
La lumière solaire étant composée de bleu, de vert, de jaune et de rouge (les couleurs de l’arc en ciel), il s’ensuit que la lumière qui est réfléchie par les feuilles est "débarrassée" par la chlorophylle du bleu, du jaune et du rouge : en été, les feuilles contenant beaucoup de chlorophylle apparaissent donc vertes.
Les jours plus courts, les nuits plus fraîches vont entraîner de profonds changements dans le fonctionnement de l’arbre. La croissance de couches de cellules spéciales à la base du pétiole de la feuille va isoler celle-ci du reste de l’arbre et interrompre les échanges entre la feuille et l’arbre. La production de la chlorophylle va alors ralentir puis s’arrêter et la couleur verte va peu à peu s’estomper.
Par contre, les autres pigments présents dans la feuille (carotènes, xanthophylles) sont beaucoup plus résistants : la disparition de la chlorophylle va leur permettre de manifester leur couleurs propres. Toutes les nuances du jaune et de l’orange vont alors illuminer trembles, érables, tilleuls, aunes.
Des couleurs encore plus vives, rouges, pourpres, peuvent également apparaître sur certains arbres et arbustes. Elles sont dues à une troisième catégorie de pigments, les anthocyanines, responsables par exemple de la couleur rouge des pommes ou du pourpre du raisin. Ils sont fabriqués durant l’automne dans la feuille déjà isolée de l’arbre. Cette fabrication est particulièrement efficace quand les feuilles contiennent de grandes quantités de sucres. C’est le cas par exemple de certains arbres des Etats-Unis et du Canada, notamment les érables, qui donnent lieu au fameux été indien.
Source: http://nezumi.dumousseau.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.Momiji
21:56 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Momiji, Momijigari, Automne, Erable, Japon, Feuilles, Couleurs
30.08.2006
Yayoi Kusama
Le travail obsessionnel de cette artiste japonaise, est fondé sur la répétition et la multiplication de signes. Son manifeste : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions d'autres pois... ». A partir de 1977, elle demande à travailler et vivre dans un établissement psychiatrique (elle s'y trouve encore aujourd'hui) réputé pour ses thérapies basées sur la pratique artistique, dans le traitement des névroses atypiques.
Pour découvrir ses oeuvres, je vous conseille d'aller visiter son site officiel (en anglais et japonais): http://www.yayoi-kusama.jp/
Source: http://www.inventaire-invention.com/jet-stream/liens/liens.html
Bonne visite!!
19:29 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kusama, Art, Contemporain, Japon, Artiste, Oeuvres
20.08.2006
Nobuyoshi Araki
Nobuyoshi Araki est né à Tokyo en 1940
Photographe, réalisateur de film, il produit depuis 1965, avec une même application des photographies traditionnelles de japonaises en kimono, des nus bon chic, mais aussi des images " border line " sado-maso-bondage ou zoophile.
Il représente ainsi une des contradictions du Japon où s'embrasser en public est indécent mais où des images explicites s'affichent sans contraintes dans les rues du Kabuki-cho ou dans la plupart des librairies
Il se fait connaître avec "A Sentimental Journey", journal intime photographique de son voyage de noces. Araki pose comme postulat que la photographie est "l'obscénité par excellence, un acte d'amour furtif, une histoire, un roman à la première personne".
Il est profondément marqué par le décès de sa femme, à 42 ans en 1990. Le sexe, la mort, la vie humaine et animale hantent en permanence cet artiste qui est revendiqué à la fois par la très haute société ( Araki a photographié Björk et les vêtements d'Issei Miyake) et les milieux underground de Tokyo.
Source: http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/japcontar9.htm
Pour admirer les oeuvres de ce photographe hors norme, voici l'adresse de son site officiel:
http://www.arakinobuyoshi.com/
21:15 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Araki, Photographe, Japon, Photographies, Artiste, Sexe
24.06.2006
Nakashima Kiyoshi
Nakashima Kiyoshi est né en 1943. C'était au départ un publicitaire et dessinateur de livres d'enfants. Une grande partie de son oeuvre est consacrée à ces visages d'enfants au regard lointain.
Il évoque à travers ses oeuvres la nostalgie d'un paradis perdu, celui de l'enfance mais aussi celui du japon d'autrefois. Mais ces images correspondent à une image intérieure ineffaçable, ancrée dans le coeur des japonais. L'image du berceau provincial de chaque famille est une nostalgie inévitable pour les habitants des grandes villes. Les saisons sont trés présentes et exacerbées, elles expriment le rythme tranquille de la vie que suivent tous ses personnages. On perçoit dans beaucoup de ses oeuvres le sentiment délicat chez les jeunes en passe d'atteindre l'âge adulte, mitigé de rêves, d'espoirs et de peur. Nakashima Kiyoshi a été profondément bouleversé par la mort de sa mère. Agé de 18 ans, il a quitté Karatsu, la ville de son enfance, pour un voyage sans fin...
Ce texte provient du site http://nakashima.free.fr/ où vous pourrez admirer les oeuvres de cet artiste que l'on surnomme "Le Peintre du vent"...
21:17 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Peinture, Kiyoshi, Japon, artiste, peintre
21.05.2006
Le Mont Fuji
Le mont Fuji, appelé couramment Fuji San par les Japonais, est la plus haute montagne du Japon: 3776 m
Situé à la limite des préfectures de Shizuoka et Yamanashi au sud ouest de Tôkyô, ce volcan en sommeil, dont le cratère du sommet a un diamètre d'environ 800 m et une profondeur de 250 m, forme un cône presque parfait.
Fuji San est l'une des plus jeunes montagnes de l'archipel japonais. On estime que ce volcan commença à émerger de terre il y a 25000 ans et qu'il a acquis sa forme actuel vers 8000 avant JC.
Le nom "Fuji" deriverait du mot ainu "Fuchi"signifiant "feu" et désignant aussi le nom d'une divinité du feu propre aux croyances chamaniques du peuple ainu.
Depuis sa première éruption historique en 864, 17 autres ont été observées. Et des études géologiques ont apporté des évidences de nombreuses éruptions ayant eu lieu bien avant le 9e siècle.
Selon une vieille légende japonaise, les éruptions du mont Fuji seraient l'expression de l'amour fou qu'un ancien gouverneur de la région portait à une princesse immortelle originaire de la lune: la princesse Kaguya.
La dernière grande colère de sa Majesté Fuji San remonte à 1707; les cendres produites alors par le volcan furent projetées jusqu'à la cité d'Edo (ancien Tôkyô) à 100 km de là.
En réalité l'activité volcanique du mont Fuji est le fait d'un des trois petits volcans qui l'accompagnent: le Shin Fuji.
Le peuple japonais vénère Fuji San depuis le 8e siècle au moins, comme l'atteste quelques poèmes du Man'yôshû (grande anthologie de poésie compilée vers 760). Sa magnificence et le danger potentiel qu'il représente lui inspirent un profond respect.

Selon une croyance populaire, le mont Fuji serait habité par une divinité shintô: la princesse Konohana Sakuya (Sengen Myôjin ou encore Asama) qui possède le pouvoir de faire fleurir les plantes.
C'est pourquoi, afin de ne pas éveiller la jalousie de celle-ci, l'ascension de la montagne sacrée fut longtemps interdite aux femmes. Cette interdiction ne fut levée qu'en 1872...
De nos jours, Fuji San, dont l'ascension est officiellement autorisée du 1er juillet au 31 août, attire chaque année sur ses pentes plusieurs centaines de milliers de marcheurs et d'alpinistes.
La piste la plus populaire menant au sommet est celle de la face nord qui s'ouvre près du lac Kawaguchi. Huit relais, ouverts seulement pendant la période officielle d'ascension, sont répartis sur le parcours; les cinq premiers sont accessibles en voiture ou en car.
En été, la plupart des grimpeurs préfèrent progresser de nuit afin d'atteindre le sommet au petit matin et d'assister, lorsque le temps le permet,
au spectaculaire lever de l'astre solaire (autre symbole du Japon éternel) au-dessus des nuages couvrant l'océan pacifique.
En hiver, les pentes enneigées du volcan font la joie des skieurs et des snowboarders; quelques courageux font l'ascension jusqu'au sommet où la température peut descendre jusquà -25°C...
Au sommet du volcan on trouve trois sanctuaires, dont l'un: le Sengen jinja, est dédié à Asama, une station météo (la plus haute du monde),
une poste qui délivre pendant l'été des certificats attestant votre exploit d'être parvenu au sommet du mont Fuji, et une... cabine téléphonique !
De tout temps la beauté de Fuji San a été louée par les poètes et les peintres ("36 vues du mont Fuji" d'Hokusai...).
Et aujourd'hui elle fait le bonheur des photographes d'autant plus que les moments où le volcan n'est pas caché par des nuages sont rares...
Il existe une association rassemblant les adorateurs du mont Fuji: Fuji Kô. Ses membres vouent un culte d'inspiration shintô à Fuji San.
Chaque année, début juillet, ils se réunissent dans les sanctuaires au pied du mont Fuji et annoncent par divers cérémonies religieuses l'ouverture de Fuji San (yamabiraki) puis ils escaladent l'objet de leur dévotion perpétuant un rite observé depuis le debut du 17e siècle.
Fin août, les adorateurs de Fuji San proclament sa fermeture au cours d'une cérémonie du feu en l'honneur de la déesse Konohana Sakuya.
Cet article provient de http://japan.chez-alice.fr/
21:10 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2006
Télévision Japonaise
Vous vous êtes peut-être déjà posé la question de savoir s'il était possible de regarder la télévison japonaise via le net...

Le site Japan Tivi va donc répondre à cette question, en vous proposant dans sa grille, divers programmes succeptibles de vous plaire.
http://www.japantivi.c.la/
Bon zapping.
21:38 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.04.2006
Photographies
En ce dimanche, un site très agréable pour les yeux, où vous pourrez admirer de très très belles photographies...
http://www.frangipani.info/photography/v/

19:37 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2006
Tokyo Show Window
Pour débuter ce mois d'Avril, un lien qui va vous conduire directement à des centaines de photos concernant les divers quartiers de Tokyo (Ginza plus particulièrement)...

http://www.japandesign.ne.jp/HTM/REPORT/SW/
Un véritable bonheur pour les yeux.
02:15 Publié dans Plaisirs des Yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

