20.01.2007

Blog de la semaine

Ce soir, le Blog "Tofu Seikatsu", Journal de vie d'un Français au Japon au quotidien: photoblog, anecdotes, embrouilles, coups de gueule, coups de coeur, coups de mou au Pays du Soleil Levant... et parfois en France aussi.

medium_58460.jpg


Cette vie tokyoïte... au féminin (26 septembre 2006)

Ce fut une grande première pour moi. Vivre à Tokyo "même"...

Cela fait bientôt trois mois que je vis dans la capitale japonaise. Le Japon ne m'est pas inconnu, car ce qui me connaisse ou on déjà suivi mes aventures depuis quelques temps savent que j'ai déjà passé une annnée à Yokohama, puis une autre sur les bords du lac Biwa à proximité de Tokyo.

Mais vivre à Tokyo ne ressemble à rien de ce que j'ai fais jusqu'à ce jour. La ville a changé en 5 ans, sa population a évolué, et j'avoue qu'après un an passé dans le Kansai, revenir ici me laisse plutôt sceptique. Je souhaite exposer ici quelques éléments qui font que je n'arrive pas à aimer Tokyo, du moins une frange de ses habitantes...

Le touriste en goguette ou l'expat n'ayant vu du Japon que Roppongi et Kyoto ne peut, je pense, distinguer ces subtiles différences qui m'irritent ou me décoivent. Ce n'est tout d'abord pas un cliché que de dire que comme pour toute capitale, les gens ne sourient pas. Les tokyoïtes me donnent l'impression d'une joie de vivre anémiée, presque forcée, qui n'a rien à voir avec la gouaille des habitants d'Osaka, la nonchalance bonhomme d'Okinawa ou la jovialité de ceux de Kyushu.. Ils semblent prisonniers dans leur chair, comme avalés par l'énorme mégalopole oú ils vivent. On n'est jamais autant un anonyme que lorsque l'on vit à Tokyo. Les gens passent dans la rue, et il y en aura toujours un qui viendra après... La ville est pleine, mais n'est pas grouillante comme ses homologues asiatiques, elle est plus sage, plus codifiée, plus "coincée".

Tokyo est également une ville où la jeunesse est absente. La baisse drastique du nombre d'enfants ces dernières années se voient et se sent partout. Les dessins animés pour enfants ont disparu de l'antenne, remplacés par des séries plus adultes, diffusées à une heure où tout le monde dort. Les magazines pour la jeunesse se font rares, remplacés par les équivalents de ELLE ou Cosmo où on n'y parle pas congés maternité ou allaitement mais mode, maquillage, chirurgie esthétique.. pour un coeur de cible résolument centré autour de la trentaine. Les femmes japonaises surprennent par la minceur de leurs hanches, même à l'âge de 35-40 ans.. mais sachant qu'elles sont de moins en moins nombreuses à accoucher, elles ne subissent plus les déformations dûes aux grossesses multiples.

Je crois en fait avoir une dent contre la Tokyoïte de 30-40 ans, celle qui a vécu une jeunesse dorée à l'époque de la bulle oú la vie était facile et l'argent coule à flot. Je la trouve même insupportable, égoiste, égocentrique.. Je suis sidéré par le nombre élevé d'entre elles qui, refusant de céder à l'image traditionnelle que l'on peut avoir de la femme japonaise soumise, fuit le mariage, fuit ses responsabilités de mère, fuit même les hommes et tout ce qui ressemble à de l'autorité masculine. Les "Tanguy" au féminin se parent de sac Dior et font tourner une économie japonaise qui se sait déjà menacée par sa pyramide des âges.
Les enfants ici sont très peu visibles. La faune tokyoïte type a la trentaine, pas d'enfants, reste chez ses parents pour pouvoir bénéficier d'un cocon familial sans en supporter les contraintes (financières par exemple). La femme tokyoïte a réussi en contrôlant son corps à mettre en péril l'équilibre même du pays, poussant ainsi ce fémino-capitalisme déguisé à son paroxysme, à sa faillite...

Toute ressemblance avec des personnes déjà rencontrées seraient bien évidemment fortuite....

(bon d'accord, je me suis un peu lâché... et pour avoir relu ce texte, je pourrai presque me croire machiste de la vieille école... mais je pense que ceux qui seront amenés à payer leurs retraites dans 30 ans abonderont dans mon sens... mais promis, la prochaine fois j'attaque la question des hommes nippons qui se croient eux encore au 19ème siècle dans leur relation avec les femmes... soit l'inverse complet de ce que je viens d'écrire... L'excès d'un côté amenant très souvent l'excès de l'autre...)


Lien du Blog: http://massiou.canalblog.com/

Bonne visite!!

27.11.2006

Internet au Japon

medium_143049843_948012b0e6_m.jpg


L’Internet s’est développé très rapidement au Japon, pays féru de nouvelles technologies. Les fournisseurs d’accès japonais sont aujourd’hui particulièrement en avance dans le domaine des connexions à haut débit, avec les offres commerciales les moins chères du monde.

La Constitution japonaise protège fortement la liberté d’expression. Le gouvernement a toutefois accepté d’être une tête de pont en Asie du Réseau américain Echelon, gigantesque système d’interception des communications, y compris sur Internet. La révélation de cette information avait d’ailleurs fait scandale dans le pays. Les débats à ce sujet se sont calmés en 2003, les critiques se concentrant sur la lutte particulièrement dure menée par le gouvernement contre les internautes échangeant des fichiers protégés par des copyrights.

Le ministère de la Justice a mis en place, en février 2004, un site Web permettant aux internautes de dénoncer les étrangers suspectés d’être en situation illégale. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent cette mesure qui renforce le climat xénophobe. Le gouvernement a néanmoins annoncé le maintien du site.

Le Japon ne disposant pas de loi spécifique pour protéger la confidentialité des communications, le gouvernement avait proposé une loi, en décembre 2002, censée réguler ces questions. Très critiqué par les associations de défense de la liberté de la presse - notamment parce qu’il ne protégeait que les journalistes salariés et pas les indépendants -, ce texte a finalement été enterré par le Parlement. Le gouvernement a proposé une nouvelle version de cette loi en février 2003. Le nouveau texte englobe cette fois les journalistes indépendants et stipule clairement que " le gouvernement doit respecter la liberté d’expression ".

Le Japon avait signé, en novembre 2001, la première Convention internationale sur la cybercriminalité. Ce texte, rédigé à l’initiative du Conseil de l’Europe, a notamment été signé par les 15 membres de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud. Il avait été très critiqué par les professionnels du cyberespace, qui le qualifiaient de "liberticide, interventionniste, complice d’une nouvelle ère de surveillance généralisée". Cinq pays l’ayant déjà ratifié (Estonie, Hongrie, Albanie, Croatie, Lituanie), il est entré en vigueur le 1er juillet 2004. Les discussions au sein du Parlement japonais sur la ratification de la Convention ont débuté en mars 2004.


Source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10739

01.10.2006

Japon: Pas de sexe avant 40 ans

medium_kinky.jpg


Depuis plus d’1 an, Haruka, employée de bureau, a entretenu un rapport intense sur Internet avec un fonctionnaire de 41 ans.
Elle l’a trouvé par hasard, et a pensé que ce genre de type ferait le mari idéal. Ainsi Haruka, 38 ans, a est disposée à le rencontrer, en tête à tête, dans un café.
Après avoir laissé échapper son désir ferme de l'épouser, il lui a dit : « J'ai l'intention de maintenir mon corps propre jusqu'au mariage. Je suis parvenu à me maintenir chaste jusqu'à aujourd’hui. »
Bien que décidément étrange, l'attitude tendue du nouvel ami de Haruka en ce qui concerne le sexe n'est pas vraiment rare de nos jours pour un homme de la quarantaine, indique l'hebdomadaire de Yomiuri.

7.9 % des hommes au Japon âgés entre 40-44 ans sont vierges, selon une étude réalisée par l’association des plannings familiaux du Japon.

De plus, le nombre réel est probablement plus élevé, situé quelque part autour de 10 %, selon l’étude, car 5 % des répondants à l’enquête n'a donné aucune réponse.
Dans une conclusion semblable, le taux des personnes encore célibataires âgés entre 40-44 ans s’élève à 18.4 % en 2000 9 fois plus qu'en 1960.

Est-ce une histoire de génération, des 40 et plus ? Pourquoi ce taux croissant de comportement asexuel ? L’étude offre une foule de facteurs sociaux possibles.

« C’est à cause de l’explosion de la bulle économique de la fin des années 1980 au début des années 90 », affirme Mayumi Futamatsu, un conseiller matrimonial, qui croit que ces années économiquement chargées bouleverse une génération d’hommes en nantis sexuels.

« Cette génération a mûri autour de la période de la bulle. …. C'était un moment où les femmes adoptaient une attitude très particulière au sujet des hommes au sujet des hommes et elles recherchaient des personnes avec une réussite sociale élevée, des revenus élevés et qui étaient également charismatiques au niveau physique. Cela a mené à une séparation nette entre les hommes qui pourraient obtenir des femmes et ceux qui ne pourraient pas. »
Pourquoi est-ce si inquiétant? Il faut considérer le taux de naissance en baisse du Japon, qui menace d'empêcher la future croissance économique, détruire le système de pension d'état, et réduire finalement la puissance et l'influence du Japon dans le monde.
Le nombre de plus en plus important d’hommes qui restent sans attaches durant toute leurs vies pourrait aggraver la situation.

Par T.K. le 17-07-2006

Source: http://www.thematuremarket.com/belgique/-7373-4.html

26.09.2006

L'ex-icône de l'internet Horie devant ses juges au Japon

REUTERS : Dimanche 3 septembre 2006 - 10:07

par Isabel Reynolds

medium_230px-Horiemon.jpg


TOKYO (Reuters) - Takafumi Horie, ancien président du portail internet Livedoor et symbole de la net-économie, comparaît à partir de lundi devant la justice japonaise pour malversations comptables. Le trentenaire flamboyant qui sillonnait Tokyo en Ferrari dit aujourd'hui préférer la lecture et la méditation.

Cet entrepreneur de l'internet, qui est âgé de 33 ans, est jugé à Tokyo pour infractions aux règles du marché. L'accusation reproche à Horie et à quatre autres anciens cadres de Livedoor d'avoir propagé de fausses informations pour gonfler artificiellement leur cours en bourse de leur entreprise.

Ils auraient ainsi lancé une fausse OPA avec augmentation de capital sur une société que Livedoor contrôlait déjà et revendu les actions nouvellement émises sur le marché avec une plus-value conséquente.

Son avocat a annoncé que Takafumi Horie plaiderait non coupable. "Il n'accepte pas l'histoire telle qu'elle a été écrite par les procureurs. Il défendra son innocence, c'est une certitude", a déclaré Yasuyuki Takai dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne TV Asahi.

Horie est passible d'une peine de cinq ans de prison. Il risque également des poursuites au civil d'anciens actionnaires de Livedoor, retiré de la bourse de Tokyo au printemps dernier.

Le scandale Livedoor avait plongé la place financière japonaise dans le chaos, tirant toute la cote vers le bas et saturant d'ordres de ventes le système informatique de cotations.

Il a aussi provoqué un renforcement des règles encadrant les transactions et les informations boursières et déstabilisé le Premier ministre Junichiro Koizumi, qui avait convaincu Horie de se présenter sous ses couleurs aux élections législatives de l'année dernière et en avait fait l'un des symboles de ses ambitions réformatrices.

Malgré l'appui du parti, Horie n'avait pas été élu.

"JE VIVAIS PEUT-ÊTRE TROP VITE"

Jusqu'à ses déboires, qui ont débuté en janvier par une perquisition au siège de Livedoor, "Horiemon" - un surnom renvoyant au personnage d'un dessin animé populaire au Japon - était omniprésent dans les médias japonais, qui se délectaient de son ascension, depuis la société créée il y a dix ans avec un capital de 50.000 dollars à peine jusqu'au groupe Livedoor dont la capitalisation boursière a pesé plus de 6 milliards de dollars.

Son style de vie, ses dépenses, ses déplacements en jet privé en faisaient le symbole d'une nouvelle génération d'entrepreneurs rompus aux raids boursiers, comme la tentative d'OPA lancée par Horie sur une filiale du groupe Fuji TV, et adeptes de stratégies de croissance plus agressives que leurs prédécesseurs.

Horie, qui répétait comme un mantra "l'essentiel, c'est de gagner de l'argent", a passé trois mois en détention préventive. Il a été libéré sous caution en avril et dit avoir changé.

"Je vivais peut-être trop vite", a-t-il dit après sa sortie de prison.

Son entourage le présente depuis comme un adepte de la lecture et de la méditation.

Le verdict est attendu pour le mois de février.


Source:http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_tech/202023.FR.php

18.09.2006

E-Pub à gogo au Japon

Le marché japonais de l'e-pub progresse de 140 % par an, essentiellement tiré par le développement des campagnes sur mobiles. La publicité interactive dépasse déjà les marchés de l'affichage et de la radio.

medium_kokumin_small.gif


En Europe ou aux Etats-Unis, l'e-pub, pourtant en plein essor, représente aujourd'hui quelques pourcents du marché publicitaire global. Au Japon, la situation est toute autre : le marché de la publicité interactive représente, à lui seul, près de 20 % des investissements des annonceurs destinés à la télévision. D'après les derniers chiffres communiqués par le JIAA, l'organisme de contrôle de la publicité en ligne au Japon, le marché a représenté l'année dernière un chiffre d'affaires de 870 millions d'euros, porté par un bond annuel de 140 %. Du coup, la publicité interactive japonaise s'offre le luxe de peser plus lourd que l'affichage ou la radio.

Cette percée de la publicité en ligne ne doit rien au hasard dans un pays où Internet et les nouvelles technologies mobiles connaissent des courbes de diffusion rapides dans la population. Selon Nielsen//NeRatings, plus de 50 % des foyers japonais disposent aujourd'hui d'un accès Internet, contre 28 % en France. Mieux : 73 % des utilisateurs disposent d'une connexion haut débit à domicile, certains abonnés bénéficiant même d'un accès FTTH (Fiber To The Home, fibre optique) offrant des vitesses de plusieurs dizaines de Mbps.

"Les Japonais considèrent le Web comme un média de masse", confirme Jean-Philippe Marie de Chastenay, directeur de l'agence technologique Touaregs et spécialiste du Japon. Un statut qui permet au Net d'attirer les plus grands annonceurs du pays. En tête, figurent les constructeurs automobiles (Nissan, Toyota, Honda...), les groupes télécoms et les marques de grande consommation.

En obtenant l'étiquette "média de masse", Internet s'impose en outre comme un support à part entière sur lequel planchent agences publicitaires, régies et annonceurs avec un attention toute particulière. "Beaucoup de campagnes publicitaires online sont conçues spécifiquement pour le Web, détaille Jean-Philippe Marie de Chastenay. Contrairement au marché européen, les campagnes online conduites au Japon ne sont pas nécessairement des déclinaisons de campagnes d'affichage ou télévisuelles."

Cette particularité nationale favorise le degré de créativité du média. La logique du mini-site événementiel, rattaché à une campagne, prend même tout son sens au Japon. Derniers exemples en date : l'opération menée par Nissan et Yahoo avec plusieurs films réalisés spécifiquement pour le Net ou encore la campagne menée par Coca-Cola pour sa boisson Georgia. Des campagnes à l'esthétisme exotique où se côtoient des mots en japonais et en anglais.

Mais la grande spécificité du marché japonais de l'e-pub est encore ailleurs. Sur les 870 millions d'euros que représente ce marché, 760 millions sont désormais issus de l'Internet mobile. Dans le pays où ont vu jour l'i-Mode et les camera-phones, plus de 20 millions d'abonnés disposent d'ores et déjà d'un terminal mobile 3G. Des terminaux capables de supporter des campagnes publicitaires sonores et des applets Java.

"Les Japonais ont une vraie culture du mobile, explique Jean-Philippe Marie de Chastenay. Sur les terminaux, les abonnés consultent des vidéos, jouent, achètent." Un mouvement que les annonceurs publicitaires ont accompagné avec pragmatisme en éditant tout d'abord des newsletters mobiles. Selon une étude réalisée par InfoPlant, 71,1 % des abonnés mobiles reçoivent ainsi des newsletters commerciales sur leur mobile.

Autre type de campagne développée sur mobile : le couponing. Les utilisateurs reçoivent les coupons sur leur terminal et bénéficient de réductions directes. Le taux de conversion, toujours d'après InfoPlant, se situerait autour des 30 %. Quant aux coupons en tant que tels, il s'agit en majorité (49,5 %) de réductions sur les places de cinéma ainsi que d'offres spéciales dans les restaurants (41,3 %). On est loin des grands annonceurs, mais la déferlante est là : en l'espace d'un an, le marché publicitaire mobile a progressé de 200 %.

Cet article date de septembre 2004 et provient de: http://www.journaldunet.com/0409/040909epubjapon.shtml mais il est toujours d'actualité...