24.01.2007
10 mois et 1 semaine...
...Et ce soir, je poste la dernière note.
En effet, j'arrive au bout de "l'espace" mis à disposition gratuitement par BlogSpirit. Si je souhaite poursuivre ce Blog, il faut donc que je souscrive à l'un des deux abonnements proposés...Pour preuve, le petit message reçu hier:
Vous avez dépassé le quota d'espace disque qui vous est alloué.
Si vous souhaitez libérer de l'espace disque, il vous suffit, via le tableau de bord, de retirer des fichiers. En revanche, si vous souhaitez conserver l'intégralité de vos archives, nous vous proposons de souscrire à l'une de nos deux offres Classic ou Pro.
De toute manière, j'avais pour objectif de terminer le mois de Janvier, puis de clôturer ce Blog, dans le but de créer une nouvelle plateforme, au contenu différent, mais toujours consacré au Japon...C'est donc avec une semaine d'avance sur mon planning, que je ferme, non sans une certaine tristesse, cet espace où j'ai pris énormément de plaisir à vous faire découvrir pas loin d'une centaine de sites (je pense) qui ont, comme vous et moi, le Japon pour passion...Avec 290 notes et une moyenne ce mois-ci de 100 visiteurs par jour, je suis heureux du bilan final de cette belle aventure...N'ayant pas de données précises concernant le nombre de post que je peux encore faire, je préfère stopper sur un compte rond (10 mois et 1 semaine), tout en me gardant la possibilité de vous prévenir dans un avenir proche, les coordonnées de mon futur Blog (ou Site).
Merci à GG et Vince, deux fidèles amis qui m'ont soutenu par leurs commentaires réguliers...
Merci à tous les autres pour leurs remarques qui m'ont données l'envie de continuer chaque jour à poster...
Enfin merci à Minako, d'être mon rayon de soleil dans un monde de plus en plus sombre...
Je ne vous dis donc pas adieu, mais simplement au revoir, et surtout,
A très bientôt!!!!!
Stephen-san
21:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Dernier, Message, Japon, Blog, Merci, Blogspirit, Notes
23.01.2007
Le Japon remporte la coupe du monde de la pâtisserie
Le Japon a remporté lundi à Lyon la 10e coupe du monde de la pâtisserie. Il a devancé la Belgique et l'Italie, après dix heures d'une éreintante compétition qui opposait vingt pays, dont la Suisse.
Les pâtissiers nippons, qui exercent tous les trois leurs talents dans leur pays, ont remporté la médaille d'or, accompagnée d'un trophée et d'un chèque de 12'000 euros, sous les clameurs de leurs supporteurs regroupés dans "la plus grande arène gatronomique du monde". L'épreuve organisée dans le cadre Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation (SIRHA) consistait en la préparation d'entremets chocolat, d'entremets glacés aux fruits, d'un dessert à l'assiette et d'une sculpture sur glace.
"Ce concours c'est un combat. Il faut se préparer comme un boxeur, 'pompes et abdos' un an à l'avance", a assuré Christophe Michalak, ancien capitaine de l'équipe de France (de pâtisserie) titrée en 2005 et président d'un jury fort de 22 experts internationaux. "Pour être solide moralement, il faut l'être physiquement et se préparer comme un sportif", a confirmé Gabriel Paillasson, fondateur en 1989 de la compétition sur le modèle du prestigieux Bocuse d'Or. Tenante du titre, la France ne pouvait participer cette année.
Le Bocuse d'or, qui ne concerne que les plats salés, mettra lui aux prises mardi et mercredi 24 chefs cuisiniers du monde entier. La Suisse sera représentée par Franck Giovannini, du Restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier. Le vainqueur recevra son trophée à la fin du SIRHA de Lyon.
Source: http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20070123001347836172194815700.xml
Pour info l'équipe du Japon:
Mr FUJIMOTO Toshimi
HOTEL GRAND HYATT TOKYO
TOKYO
JAPON
Téléphone : 03 4333 1234
Fax : 03 4333 8844
Mr ICHIKAWA Yukio
IMPERIAL HOTEL
JAPON
Téléphone : 03 3504 1111
Fax : 03 3539 8077
Mr NAGATA Kazuya
NAGOYA MARRIOT ASSOCIA HOTEL
JAPON
Téléphone : 052 584 1111
Fax : 052 584 1141
Bon appétit!!!!
21:25 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Cuisine, Champion, Pâtisserie, Monde, Epreuve, Or
22.01.2007
Voyeurisme made in Japan
Une nouvelle génération de gadgets et autres «laisses électroniques» permettent d’espionner sa voisine ou la star du moment. Reportage.
Depuis 1998, année phare du décollage de la nouvelle économie nippone, Akihabara, le quartier de l’électronique à Tokyo, est en pleine effervescence. «Les nouveaux modèles d’ordinateurs et de téléphones cellulaires munis d’un accès Internet sont les produits qui se vendent le mieux», explique Toshihiro Miyazaki, un vendeur du géant Laox, supermarché de cet eldorado de l’électronique grand public.
Mais un autre rayon a le vent en poupe: celui des produits et gadgets servant à espionner son conjoint, ses voisins ou ses collègues: mini-caméras numériques à l’image consultable à distance, micro-puces, mini-enregistreurs et autres «laisses électroniques» quasi invisibles. Dans les laboratoires de Sony, Sharp, Panasonic ou ceux plus spécialisés de Fuji Photo Film et Nikon, on élabore sans relâche des objets de plus en plus miniaturisés. Les prix varient entre 30 000 yens (2 100 FF) et 200 000 yens (14 000 FF) et chez Laox, les ventes sont en hausse depuis 1999. Ces produits séduisent les 15-25 ans (la génération des jeux vidéo dite game sedai) et surtout les otaku (littéralement «fils de l’empire du virtuel»). Certains s’amusent par exemple à prendre des photos gênantes grâce à de mini-appareils commandés à distance. On les appelle les camera kozô.
Au Japon, marqué par le confucianisme, le contrôle de soi et des autres a toujours été la norme. Il est encore fréquent que le commissariat du quartier (koban) et les ilôtiers établissent des listes précises des habitants. Autre institution contribuant au contrôle social: les comités de quartier (tonarigumi). Les premiers ont vu le jour au xvie siècle et furent utilisés pendant la guerre pour réprimer les activités jugées anti-nationales. Bien qu’en perte de vitesse, ils existent toujours.
Mais ces traditions paraissent aujourd’hui bien anodines face aux pratiques liées à l’arrivée sur le marché des produits électroniques. La télévision se fait régulièrement l’écho d’actes de voyeurisme. Certains individus se sont spécialisés dans l’espionnage des toilettes publiques, d’autres introduisent caméras et micros chez des amis ou des jeunes filles célibataires, d’autres enfin sont devenus de véritables paparazzi du Net, diffusant leurs images volées sur le Web. Récemment, une vidéo de la championne du marathon aux J.O. de Sydney, qui est devenue une véritable star, s’est vendue sous le manteau à des milliers d’exemplaires. On la voyait nue dans sa salle de bain. Les images avaient été tournées à son insu par une mini-caméra.
Les Japonais acceptent de plus en plus mal ces abus, d’autant qu’ils se multiplient. Début janvier, un professeur de lycée a été arrêté pour avoir filmé ses élèves en train de se changer dans les vestiaires tandis qu’un caméraman de la chaîne nationale NHK filmait les gens chez eux à leur insu. Actuellement, le débat s’amplifie autour du service bon marché Imadoko («où es-tu?») proposé par la société NTT PHS aux parents qui veulent suivre leur progéniture à la trace. Grâce à une puce intégrée dans un téléphone portable, NTT PHS sait en permanence où se trouve son utilisateur. A la demande des parents, la société leur envoie une carte localisant l’enfant avec précision.
Les Japonais se sentent d’autant plus concernés que le gouvernement a récemment adopté une loi renforçant les pouvoirs de l’Agence de police (NPA) et du ministère de la Justice dans le maniement des outils technologiques (écoutes téléphoniques, filtrage du courrier électronique, etc.). «Cette loi a été conçue pour faire avancer des enquêtes criminelles, pas pour interférer dans la vie quotidienne des gens», assure la NPA. Mais des experts comme Shin Mizukoshi, spécialiste des médias à l’Université de Tokyo, s’interrogent. «Big Brother a-t-il débarqué dans nos foyers? L’interception des communications par la police n’est-elle pas une nouvelle invasion de la vie privée des Japonais?».
Ces écoutes sont notamment utilisées pour combattre le piratage informatique. Une «loi d’interdiction des accès illégaux» vient d’entrer en vigueur, qui punit d’un an de prison et de 500 000 yens d’amende (35 000 FF) tout crime informatique. La traque est effectuée par 80 ingénieurs-policiers rassemblés au sein d’un cybercentre de surveillance doté d’un budget annuel de 190 millions de yens (13 millions de FF).
Mais en toute logique, les fauteurs de troubles affûtent, eux aussi, leur expertise en électronique dernier cri. Récemment, les auteurs de deux kidnappings avec demande de rançon ont pris soin d’utiliser une technique de téléphonie prépayée pour faire connaître leurs conditions. «L’omniprésence des systèmes de communication mobiles et avancés pose de nouveaux défis. Il faut faire des compromis dans l’intérêt du public et pour sa sécurité», plaide un responsable de la NPA. Au Japon, comme l’assure le juriste Yoichi Higuchi, le droit à la vie privée semble condamné à rester «un droit virtuel».
Article de Michel Temman et Yves Bougon, journalistes français à Tokyo.
Source: http://www.unesco.org/courier/2001_03/fr/doss3.htm
21:14 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Voyeurisme, Japon, Akihabara, Tokyo, Gadget, Laox, Espionner
21.01.2007
Y aurait-il quatre types de Japonais?
Il y a fort à parier que si vous engagez la conversation dans un bar, elle finira tôt ou tard par rouler sur le type sanguin. Cette fascination immuable pour le type sanguin comme indicateur de la personnalité, arbitre absolu de l’adéquation de son porteur à telle ou telle profession, ou comme oracle des affinités amoureuses n’a jamais cessé de me sidérer. Le bon sens populaire du Japon professe que les types sanguins “A” seraient des gens sérieux et aimant à s’occuper des affaires des autres, les “B” seraient curieux et inventifs, les “O” souples et accommodants, tandis que les “AB” bénéficiant d’une personnalité double, seraient des gens paisibles.
Je n’aurais pas pu jurer de mon type sanguin avant de venir au Japon. Renseignements pris, il apparut rapidement que j’étais loin d’être le seul étranger dans cette ignorance. Le sujet peut déconcerter tout étranger au Japon. Un ami anglais sommé de dévoiler son type sanguin déclara tout de go : “Rouge, bien sûr!”
Pourquoi diable les Japonais sont-ils obsédés à ce point par le type sanguin? Peu après que les groupes sanguins eurent été découverts en Autriche en 1901, les scientifiques japonais commencèrent à les étudier pour tenter de classifier les traits de personnalité et les aptitudes des individus. Jusqu’aux militaires qui s’emparèrent plus tard de cette théorie. Mais en gros, celle-ci demeura en dormance jusque dans les années soixante-dix, lorsque Nomi Masahiko publia une série de livres de vulgarisation sur les groupes sanguins et les compatibilités afférentes.
“L’on entreprit certes quelques recherches à l’étranger sur ce sujet, mais elles restèrent fragmentaires. Nulle part ailleurs au monde une telle abondance de données sur le groupe sanguin (inférant des caractéristiques personnelles) n’aura été déversée dans le domaine public par le truchement du livre, du magazine, télévision et radio, afin de permettre aux gens d’en juger eux-même la réalité”, affirme Nomi Toshitaka qui marche bravement sur la voie tracée par son père.
En dehors des montagnes de données disponibles, une autre grande raison qui pourrait expliquer l’énorme popularité des groupes sanguins, c’est la diversité des types sanguins que l’on retrouve ici. Dans la plupart des pays deux types seulement sont généralement dominants, alors qu’au Japon, fait valoir Nomi, les quatre types sont relativement bien distribués.
C’est un fait que deux types seulement enlèveraient tout piquant au jeu de “devine-mon-type-sanguin”. “Il est vrai que le Japonais n’aime rien tant que tout classifier, tout ranger, objets et comportements humains y compris, dans des petits casiers, par âge, par région, par université, par sexe, etc. Le type sanguin n’apporte jamais qu’une catégorie en plus”, observe philosophiquement ce fin commentateur des choses japonaises qu’est Mark Schilling.
“Il y a quelque chose de rassurant dans le fait de pouvoir étiqueter ou identifier, soi-même et les autres, selon un même étalon qui soit socialement correct et anodin”, nous faisaient remarquer très justement un ami japonais.
En fin de compte, dès lors que le type sanguin joue comme un bon lubrifiant de la conversation, il semble qu’il ramène le fait d’être différent des autres à un schéma socialement correct et anodin. Outre qu’il comporte également l’aspect ludique qui consiste à essayer de deviner les types sanguins par la personnalité.
Votre serviteur ressortissant lui-même à ce type “A” que l’on dit sérieux et à qui l’on prête un grand amour du détail, j’aurais voulu m’étendre sur le sujet …mais je pense que j’en resterai là.
Source: NIPPONIA (article de Mick Corliss)
Pour compléter cet article, sachez qu'il existe des entreprises qui se servent des groupes sanguins pour choisir leurs employés. Des agences de rencontres basées sur les groupes sanguins ont même été créées.
Il existe aussi des boissons special pour chaque groupes sanguins.
Perso je suis du groupe A et vous?
21:28 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Groupe, Sanguin, Japon, Nipponia, Croyance
20.01.2007
Blog de la semaine
Ce soir, le Blog "Tofu Seikatsu", Journal de vie d'un Français au Japon au quotidien: photoblog, anecdotes, embrouilles, coups de gueule, coups de coeur, coups de mou au Pays du Soleil Levant... et parfois en France aussi.
Cette vie tokyoïte... au féminin (26 septembre 2006)
Ce fut une grande première pour moi. Vivre à Tokyo "même"...
Cela fait bientôt trois mois que je vis dans la capitale japonaise. Le Japon ne m'est pas inconnu, car ce qui me connaisse ou on déjà suivi mes aventures depuis quelques temps savent que j'ai déjà passé une annnée à Yokohama, puis une autre sur les bords du lac Biwa à proximité de Tokyo.
Mais vivre à Tokyo ne ressemble à rien de ce que j'ai fais jusqu'à ce jour. La ville a changé en 5 ans, sa population a évolué, et j'avoue qu'après un an passé dans le Kansai, revenir ici me laisse plutôt sceptique. Je souhaite exposer ici quelques éléments qui font que je n'arrive pas à aimer Tokyo, du moins une frange de ses habitantes...
Le touriste en goguette ou l'expat n'ayant vu du Japon que Roppongi et Kyoto ne peut, je pense, distinguer ces subtiles différences qui m'irritent ou me décoivent. Ce n'est tout d'abord pas un cliché que de dire que comme pour toute capitale, les gens ne sourient pas. Les tokyoïtes me donnent l'impression d'une joie de vivre anémiée, presque forcée, qui n'a rien à voir avec la gouaille des habitants d'Osaka, la nonchalance bonhomme d'Okinawa ou la jovialité de ceux de Kyushu.. Ils semblent prisonniers dans leur chair, comme avalés par l'énorme mégalopole oú ils vivent. On n'est jamais autant un anonyme que lorsque l'on vit à Tokyo. Les gens passent dans la rue, et il y en aura toujours un qui viendra après... La ville est pleine, mais n'est pas grouillante comme ses homologues asiatiques, elle est plus sage, plus codifiée, plus "coincée".
Tokyo est également une ville où la jeunesse est absente. La baisse drastique du nombre d'enfants ces dernières années se voient et se sent partout. Les dessins animés pour enfants ont disparu de l'antenne, remplacés par des séries plus adultes, diffusées à une heure où tout le monde dort. Les magazines pour la jeunesse se font rares, remplacés par les équivalents de ELLE ou Cosmo où on n'y parle pas congés maternité ou allaitement mais mode, maquillage, chirurgie esthétique.. pour un coeur de cible résolument centré autour de la trentaine. Les femmes japonaises surprennent par la minceur de leurs hanches, même à l'âge de 35-40 ans.. mais sachant qu'elles sont de moins en moins nombreuses à accoucher, elles ne subissent plus les déformations dûes aux grossesses multiples.
Je crois en fait avoir une dent contre la Tokyoïte de 30-40 ans, celle qui a vécu une jeunesse dorée à l'époque de la bulle oú la vie était facile et l'argent coule à flot. Je la trouve même insupportable, égoiste, égocentrique.. Je suis sidéré par le nombre élevé d'entre elles qui, refusant de céder à l'image traditionnelle que l'on peut avoir de la femme japonaise soumise, fuit le mariage, fuit ses responsabilités de mère, fuit même les hommes et tout ce qui ressemble à de l'autorité masculine. Les "Tanguy" au féminin se parent de sac Dior et font tourner une économie japonaise qui se sait déjà menacée par sa pyramide des âges.
Les enfants ici sont très peu visibles. La faune tokyoïte type a la trentaine, pas d'enfants, reste chez ses parents pour pouvoir bénéficier d'un cocon familial sans en supporter les contraintes (financières par exemple). La femme tokyoïte a réussi en contrôlant son corps à mettre en péril l'équilibre même du pays, poussant ainsi ce fémino-capitalisme déguisé à son paroxysme, à sa faillite...
Toute ressemblance avec des personnes déjà rencontrées seraient bien évidemment fortuite....
(bon d'accord, je me suis un peu lâché... et pour avoir relu ce texte, je pourrai presque me croire machiste de la vieille école... mais je pense que ceux qui seront amenés à payer leurs retraites dans 30 ans abonderont dans mon sens... mais promis, la prochaine fois j'attaque la question des hommes nippons qui se croient eux encore au 19ème siècle dans leur relation avec les femmes... soit l'inverse complet de ce que je viens d'écrire... L'excès d'un côté amenant très souvent l'excès de l'autre...)
Lien du Blog: http://massiou.canalblog.com/
Bonne visite!!
21:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Blogosphère, Japon, Tokyo, Internet, Capitale
19.01.2007
Les sans-abri japonais
Le Japon est probablement le pays qui contrôle le mieux son image à l'étranger. Il offre au regard du monde une vitrine particulièrement séduisante, semblant concrétiser l'idéal économique et culturel de chacun par l'étalage d'une production aussi vaste que diversifiée. La très haute technologie côtoie les produits traditionnels. L'utile se mêle à l'agréable avec bonheur sous les couleurs d'une mode luxueuse, issue des concepts esthétiques aussi bien japonais qu'occidentaux. Le raffinement d'un service aux manières si polies et si respectueuses est à se courber d'admiration. L'exploitation du patrimoine culturel n’échappe pas à la règle, tout est organisé dans le moindre détail pour que le voyageur soit pleinement satisfait, qu'il s'agisse de spectacles, de visites en tout genre ou de restauration, le dépaysement est garanti, pour cela, il suffit de se munir d'un bon paquet de yens.
Toutefois, celui qui détourne son regard de cette belle vitrine, risque de voir une autre réalité, la misère, que le gouvernement a de plus en plus de mal à dissimuler. En effet, dans les grandes cités industrielles comme Tokyo ou Osaka, le passant peut aujourd'hui côtoyer une nouvelle classe de Japonais qui fait la honte du pays, les "homeless". Pour désigner les sans-abri, les Japonais préfèrent ce terme anglais plutôt qu'un mot dans leur langue...
Ces hommes et une minorité de femmes se sont installés dans la rue, dans les couloirs du métro ou sur les places publiques. Certains se sont aménagé leur espace dans un assemblage de cartons, plus ou moins décorés et peints par leur « propriétaire ». La plupart des homeless sont propres et décemment vêtus. Mais il arrive parfois de tomber sur des individus, dont la crasse extrême et l'aspect particulièrement repoussant semble vouloir choquer le passant. Cependant aucun ne se montre agressif. Ils n'abordent jamais personne et ne sollicitent rien. Ce ne sont en aucun cas des mendiants. Ils se refusent à la mendicité pour sauvegarder leur dignité, le bien le plus précieux qu'ils puissent posséder. Les sans-abri ne communiquent quasiment qu'entre eux. Ils semblent avoir fait de l'exclusion un privilège; ils ont récréé une communauté véritablement soudée, isolée au sein d'une société japonaise qui ne peut plus tenir ses promesses.
La crise économique mondiale jette son ombre sur le Pays du Soleil Levant comme en témoigne la masse des sans-abri. La situation précaire des "salarimen" liée à une main d'œuvre trop abondante et au coût élevé de la productivité n'est cependant pas la seule raison qui pousse certains Japonais à prendre la voie de la rue. La société japonaise impose des responsabilités et une discipline si pesantes que le traditionnel sens de l'honneur, garde-fou de la dignité japonaise, ne suffit plus à maintenir l'individu dans son rôle du citoyen modèle. Beaucoup envient le mode de vie des Européens qui semblent jouir d'une plus grande liberté morale et individuelle.
Ces homeless tentent de reconquérir cette liberté fondamentale en jetant à la rivière leurs papiers administratifs, symboles de l'emprise de la culture japonaise sur leur existence. Cette culture millénaire est certes très riche à tout point de vue mais sa complexité protocolaire, liée à une rigidité hiérarchique, peut aussi engendrer des préjugés nuisibles à l'esprit de tolérance et d'ouverture. Les sans-abri sont victimes de ces valeurs, cependant la volonté de rester maître de leur vie, les protège du mépris des passants. Pour beaucoup d'entre eux, il s'agit plus d'une démission à un principe avec lequel ceux qui choisissent la rue ne sont plus en accord que le résultat d'une situation de rejet par une société qui ne tolère pas l'insoumission. C'est bien là une preuve de sagesse et non de faiblesse.
Aujourd'hui les médias japonais commencent à s'intéresser à ces guerriers du silence dont la seule arme est le sacrifice d'un modèle de vie sociale. Il leur est maintenant possible de faire entendre leur message. Pour eux, la qualité de l'existence exige bien plus que la simple possession de tous les produits d'une belle vitrine et nécessite autre chose qu'une décoration du titre de citoyen modèle. Ils rêvent plutôt d'une politique sociale, grâce à laquelle l'individu aura la possibilité de se consacrer plus de temps et d'assumer ses propres convictions. Ces hommes pensent qu'ils sont en droit de vivre davantage pour eux-mêmes et pas seulement pour satisfaire les besoins du groupe. Le Japon aujourd'hui ne traverse pas uniquement une crise économique mais avant tout une crise de conscience, dont l'enjeu sera déterminant pour l'équilibre d'un pays, qui pendant trop longtemps «a omis», au profit du rêve économique, de mettre en oeuvre tout ce qui peut véritablement concrétiser le rêve de chacun. En d'autres termes toute l'énergie consacrée à donner la meilleure image de marque du pays ne semble plus du tout prioritaire aux regards de ces revendicateurs de Droit de l'Homme.
Bien sûr, tous les homeless ne sont pas des héros, ils n'ont pas tous choisi sciemment leur état, certains sont simplement des victimes. Pour l'heure, grâce à la détermination, à l'organisation et à la solidarité de la plupart d'entre eux, ils interpellent et gênent la bonne conscience japonaise qui, à terme, n'aura pas d'autre choix que de se dévoiler la face.
Jean-Marc Clairet (photographe)
Source:
ImpressionS AsieS EuropeS (ISASES) - Lin - Mathieu
Source: http://mypage.bluewin.ch/vifs/Vifs10/Sansabri.htm
21:15 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Sans, Abris, Domicile, Misère, Homeless, Rue
17.01.2007
Le Bunraku, théâtre de poupées
La dernière forme théâtrale a été préservée, fort heureusement, car elle est unique au monde : le Bunraku. Les acteurs sont inhabituels : il s'agit en effet de poupées articulées, que des manipulateurs en robe noire agitent avec dextérité. Cachant l'armature de bambou, les tements
sont aussi riches que ceux du Kabuki. Les têtes sont de ce fait imposantes et traduisent toutes les passions humaines. Parfaitement synchronisées, semblant réellement vivre, ces marionettes
évoluent dans un univers irréel et humain, à la fois. La musique et le récitant s'emploient à intensifier chaque geste ; « ce n'est pas un acteur qui parle mais une parole qui agit ».
Source: http://www.nihon-zen.ch/culture_bunraku.htm
21:18 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bunraku, Théâtre, Poupée, Manipulateur, Japon, Kabuki, Musique
16.01.2007
Le Hentaï
Dans les années 80 apparaît un nouveau genre de pornographie, le Hentaï. Ce terme regroupe les mangas ou les dessins animés japonais à caractère pornographique.
En Japonais, le mot "hentaï" peut signifier "perversion", métamorphose" ou encore "anormalité" mais n'a pas forcément de connotation sexuelle. Mais ce mot est utilisé en occident pour désigner tous les mangas ou animes à caractère pornographique. Après m'être renseigné un peu sur le sujet pour écrire cet article, j'ai remarqué qu'on distingue plusieurs types de "hentaï", qui peut aller du porno soft aux scènes ultra-violentes de viols de jeunes filles par des espèces de monstres à tentacules ou des robots ou encore des scènes de bondage ou les jeunes filles sont attachées par des cordes ou des chaines... Tout un programme...
Ce qu'on peut remarquer, c'est que le hentaï est beaucoup centré sur les jeunes filles, voire très jeunes, limite pédophilie mais comme ce ne sont que des dessins, ça ne peut pas être interdit par la loi... Dommage... Les scènes de viol sont présentes dans la plupart des "œuvres" allant parfois jusqu'à la mort du personnage... En bref, une vision bien sombre du sexe...
L'homosexualité a l'air très peu présente dans le "hentaï" (bien que je ne sois pas un spécialiste", on distingue cependant des catégories spéciales pour cette forme de sexualité, Concernant l'homosexualité masculine, on l'appelle le Yaoi et les hommes sont représentés très effeminés dans leur physique, comme dans leurs manières. Concernant l'homosexualité féminine, elle est encore moins présente que le Yaoi et est appelée Yuri.
Le hentaï est de plus en plus présent, j'ai été surpris par le nombre de sites internet trouvés quand j'ai tapé le mot clé dans des moteurs de recherche. Ce nouvel "art" est même décliné en jeux vidéos ou le but du jeu est en général d'amener un jeune garçon à "se faire" le plus de filles possible, avec des images et des textes explicites.
Le hentaï est donc une forme de pornographie qui peut etre très violente mais qui n'implique pas d'êtres vivants contrairement aux films traditionnels. Il est déjà très présent au Japon et aux Etats-Unis, assez peu en Europe mais commence a faire son apparition. Jetez un œil vers les revues en haut des rayons chez votre libraire et vous vous en rendrez compte...
Source: http://www1.france-jeunes.net/lire-le-hentai-le-porno-en-bande-dessinee-ou-en-dessin-anime-22217.htm
21:20 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hentaï, Japon, Pornographie, DA, Mangas, Violence, Libraire
15.01.2007
La peine de mort au Japon
Au Japon, la peine de mort ressemble à une longue et cruelle torture : isolement, indécence, secret.
Ces détenus-là ne sont pas considérés comme les autres prisonniers. Ils attendent la mort et n'ont, de ce fait, pas besoin de visites, de courrier ou d'exercices physiques. Certains établissements pénitentiaires imposent même aux condamnés à mort un isolement total.
Ils apprennent l'imminence de leur exécution quelques heures auparavant l'application de la sentence, la famille le découvre dans la presse le lendemain.
80% des Japonais approuvent la peine de mort, c'est la proportion d'opinion favorable la plus élevée au monde. Dans les geôles japonaises, une cinquantaine de personnes seraient actuellement en attente d'exécution.
Source: http://www.revoltes.org/japon.htm
21:17 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Peine, Mort, Japon, Isolement, Détenus, Prisonnier, Pénitencier
14.01.2007
Le Chrysanthème et le sabre
Quelle étrangeté ! Un livre commandé au milieu de 1945 par l’Office of War Information, œuvre d’une anthropologue américaine qui n’est jamais allée au Japon et qui interviewe des Japonais immigrés aux Etats-Unis. Un livre qui demeure une référence dont on ne peut se passer sur les Japonais. Il n’est pas anecdotique, il est analytique.
Paru en France en 1987 seulement, il reste un ouvrage de référence parmi les trop peu nombreux livres français sur les Japonais.
L’analyse que Ruth Benedict fait de la société japonaise et des relations sociales entre les Japonais est encore aujourd’hui d’une très grande exactitude. C’est une analyse fine et précise qui de surcroît est très claire.
Le chapitre 6 « Rembourser le dix millième » est l’un des rares livres à expliquer très simplement le système des obligations japonaises et de leurs contreparties : le « On », le « gimu » et le « giri ». Travailler avec des Japonais et vivre au Japon, sont deux dimensions de la vie qui nécessitent de se familiariser avec un système totalement étranger à notre système de valeur occidental ( et éventuellement de le comprendre). Le « cercle des émotions humaines » (chapitre 9) dévoile ce qui pourrait nous sembler être un paradoxe (« aussi est-il doublement surprenant que le code japonais fasse autant de place aux plaisirs des cinq sens » p.204). Sont passés en revue le rituel du bain, l’importance du sommeil (« les Américains ont l’habitude de classer l’acte de dormir parmi les choses que l’on fait pour conserver sa force … les Japonais, eux, dorment pour d’autres raisons. Ils aiment dormir et s’endorment avec plaisir quand rien ne les empêche » p.208.) La nourriture, l’ivresse, les plaisirs érotiques sont également disséqués.
Accessoirement, si vous avez le temps de prendre du recul, l'analyse étant faite en mirroir par rapport à la société américaine (donc pas si éloignée de la nôtre) il est toujours intéressant d'en apprendre un peu plus sur nous-mêmes.
A lire et à relire de toute urgence.
Françoise Menou
Source: http://heureuxquicommeulysse.viabloga.com/news/qui-sont-les-japonais
21:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chrysanthème, Sabre, Livre, Japon, Analyse, Japonais, On

