22.01.2007
Voyeurisme made in Japan
Une nouvelle génération de gadgets et autres «laisses électroniques» permettent d’espionner sa voisine ou la star du moment. Reportage.
Depuis 1998, année phare du décollage de la nouvelle économie nippone, Akihabara, le quartier de l’électronique à Tokyo, est en pleine effervescence. «Les nouveaux modèles d’ordinateurs et de téléphones cellulaires munis d’un accès Internet sont les produits qui se vendent le mieux», explique Toshihiro Miyazaki, un vendeur du géant Laox, supermarché de cet eldorado de l’électronique grand public.
Mais un autre rayon a le vent en poupe: celui des produits et gadgets servant à espionner son conjoint, ses voisins ou ses collègues: mini-caméras numériques à l’image consultable à distance, micro-puces, mini-enregistreurs et autres «laisses électroniques» quasi invisibles. Dans les laboratoires de Sony, Sharp, Panasonic ou ceux plus spécialisés de Fuji Photo Film et Nikon, on élabore sans relâche des objets de plus en plus miniaturisés. Les prix varient entre 30 000 yens (2 100 FF) et 200 000 yens (14 000 FF) et chez Laox, les ventes sont en hausse depuis 1999. Ces produits séduisent les 15-25 ans (la génération des jeux vidéo dite game sedai) et surtout les otaku (littéralement «fils de l’empire du virtuel»). Certains s’amusent par exemple à prendre des photos gênantes grâce à de mini-appareils commandés à distance. On les appelle les camera kozô.
Au Japon, marqué par le confucianisme, le contrôle de soi et des autres a toujours été la norme. Il est encore fréquent que le commissariat du quartier (koban) et les ilôtiers établissent des listes précises des habitants. Autre institution contribuant au contrôle social: les comités de quartier (tonarigumi). Les premiers ont vu le jour au xvie siècle et furent utilisés pendant la guerre pour réprimer les activités jugées anti-nationales. Bien qu’en perte de vitesse, ils existent toujours.
Mais ces traditions paraissent aujourd’hui bien anodines face aux pratiques liées à l’arrivée sur le marché des produits électroniques. La télévision se fait régulièrement l’écho d’actes de voyeurisme. Certains individus se sont spécialisés dans l’espionnage des toilettes publiques, d’autres introduisent caméras et micros chez des amis ou des jeunes filles célibataires, d’autres enfin sont devenus de véritables paparazzi du Net, diffusant leurs images volées sur le Web. Récemment, une vidéo de la championne du marathon aux J.O. de Sydney, qui est devenue une véritable star, s’est vendue sous le manteau à des milliers d’exemplaires. On la voyait nue dans sa salle de bain. Les images avaient été tournées à son insu par une mini-caméra.
Les Japonais acceptent de plus en plus mal ces abus, d’autant qu’ils se multiplient. Début janvier, un professeur de lycée a été arrêté pour avoir filmé ses élèves en train de se changer dans les vestiaires tandis qu’un caméraman de la chaîne nationale NHK filmait les gens chez eux à leur insu. Actuellement, le débat s’amplifie autour du service bon marché Imadoko («où es-tu?») proposé par la société NTT PHS aux parents qui veulent suivre leur progéniture à la trace. Grâce à une puce intégrée dans un téléphone portable, NTT PHS sait en permanence où se trouve son utilisateur. A la demande des parents, la société leur envoie une carte localisant l’enfant avec précision.
Les Japonais se sentent d’autant plus concernés que le gouvernement a récemment adopté une loi renforçant les pouvoirs de l’Agence de police (NPA) et du ministère de la Justice dans le maniement des outils technologiques (écoutes téléphoniques, filtrage du courrier électronique, etc.). «Cette loi a été conçue pour faire avancer des enquêtes criminelles, pas pour interférer dans la vie quotidienne des gens», assure la NPA. Mais des experts comme Shin Mizukoshi, spécialiste des médias à l’Université de Tokyo, s’interrogent. «Big Brother a-t-il débarqué dans nos foyers? L’interception des communications par la police n’est-elle pas une nouvelle invasion de la vie privée des Japonais?».
Ces écoutes sont notamment utilisées pour combattre le piratage informatique. Une «loi d’interdiction des accès illégaux» vient d’entrer en vigueur, qui punit d’un an de prison et de 500 000 yens d’amende (35 000 FF) tout crime informatique. La traque est effectuée par 80 ingénieurs-policiers rassemblés au sein d’un cybercentre de surveillance doté d’un budget annuel de 190 millions de yens (13 millions de FF).
Mais en toute logique, les fauteurs de troubles affûtent, eux aussi, leur expertise en électronique dernier cri. Récemment, les auteurs de deux kidnappings avec demande de rançon ont pris soin d’utiliser une technique de téléphonie prépayée pour faire connaître leurs conditions. «L’omniprésence des systèmes de communication mobiles et avancés pose de nouveaux défis. Il faut faire des compromis dans l’intérêt du public et pour sa sécurité», plaide un responsable de la NPA. Au Japon, comme l’assure le juriste Yoichi Higuchi, le droit à la vie privée semble condamné à rester «un droit virtuel».
Article de Michel Temman et Yves Bougon, journalistes français à Tokyo.
Source: http://www.unesco.org/courier/2001_03/fr/doss3.htm
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20.01.2007
Blog de la semaine
Ce soir, le Blog "Tofu Seikatsu", Journal de vie d'un Français au Japon au quotidien: photoblog, anecdotes, embrouilles, coups de gueule, coups de coeur, coups de mou au Pays du Soleil Levant... et parfois en France aussi.
Cette vie tokyoïte... au féminin (26 septembre 2006)
Ce fut une grande première pour moi. Vivre à Tokyo "même"...
Cela fait bientôt trois mois que je vis dans la capitale japonaise. Le Japon ne m'est pas inconnu, car ce qui me connaisse ou on déjà suivi mes aventures depuis quelques temps savent que j'ai déjà passé une annnée à Yokohama, puis une autre sur les bords du lac Biwa à proximité de Tokyo.
Mais vivre à Tokyo ne ressemble à rien de ce que j'ai fais jusqu'à ce jour. La ville a changé en 5 ans, sa population a évolué, et j'avoue qu'après un an passé dans le Kansai, revenir ici me laisse plutôt sceptique. Je souhaite exposer ici quelques éléments qui font que je n'arrive pas à aimer Tokyo, du moins une frange de ses habitantes...
Le touriste en goguette ou l'expat n'ayant vu du Japon que Roppongi et Kyoto ne peut, je pense, distinguer ces subtiles différences qui m'irritent ou me décoivent. Ce n'est tout d'abord pas un cliché que de dire que comme pour toute capitale, les gens ne sourient pas. Les tokyoïtes me donnent l'impression d'une joie de vivre anémiée, presque forcée, qui n'a rien à voir avec la gouaille des habitants d'Osaka, la nonchalance bonhomme d'Okinawa ou la jovialité de ceux de Kyushu.. Ils semblent prisonniers dans leur chair, comme avalés par l'énorme mégalopole oú ils vivent. On n'est jamais autant un anonyme que lorsque l'on vit à Tokyo. Les gens passent dans la rue, et il y en aura toujours un qui viendra après... La ville est pleine, mais n'est pas grouillante comme ses homologues asiatiques, elle est plus sage, plus codifiée, plus "coincée".
Tokyo est également une ville où la jeunesse est absente. La baisse drastique du nombre d'enfants ces dernières années se voient et se sent partout. Les dessins animés pour enfants ont disparu de l'antenne, remplacés par des séries plus adultes, diffusées à une heure où tout le monde dort. Les magazines pour la jeunesse se font rares, remplacés par les équivalents de ELLE ou Cosmo où on n'y parle pas congés maternité ou allaitement mais mode, maquillage, chirurgie esthétique.. pour un coeur de cible résolument centré autour de la trentaine. Les femmes japonaises surprennent par la minceur de leurs hanches, même à l'âge de 35-40 ans.. mais sachant qu'elles sont de moins en moins nombreuses à accoucher, elles ne subissent plus les déformations dûes aux grossesses multiples.
Je crois en fait avoir une dent contre la Tokyoïte de 30-40 ans, celle qui a vécu une jeunesse dorée à l'époque de la bulle oú la vie était facile et l'argent coule à flot. Je la trouve même insupportable, égoiste, égocentrique.. Je suis sidéré par le nombre élevé d'entre elles qui, refusant de céder à l'image traditionnelle que l'on peut avoir de la femme japonaise soumise, fuit le mariage, fuit ses responsabilités de mère, fuit même les hommes et tout ce qui ressemble à de l'autorité masculine. Les "Tanguy" au féminin se parent de sac Dior et font tourner une économie japonaise qui se sait déjà menacée par sa pyramide des âges.
Les enfants ici sont très peu visibles. La faune tokyoïte type a la trentaine, pas d'enfants, reste chez ses parents pour pouvoir bénéficier d'un cocon familial sans en supporter les contraintes (financières par exemple). La femme tokyoïte a réussi en contrôlant son corps à mettre en péril l'équilibre même du pays, poussant ainsi ce fémino-capitalisme déguisé à son paroxysme, à sa faillite...
Toute ressemblance avec des personnes déjà rencontrées seraient bien évidemment fortuite....
(bon d'accord, je me suis un peu lâché... et pour avoir relu ce texte, je pourrai presque me croire machiste de la vieille école... mais je pense que ceux qui seront amenés à payer leurs retraites dans 30 ans abonderont dans mon sens... mais promis, la prochaine fois j'attaque la question des hommes nippons qui se croient eux encore au 19ème siècle dans leur relation avec les femmes... soit l'inverse complet de ce que je viens d'écrire... L'excès d'un côté amenant très souvent l'excès de l'autre...)
Lien du Blog: http://massiou.canalblog.com/
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18.01.2007
Etude...
Un chercheur universitaire a établit mercredi [article de mai 1999] que les trois-quarts des écolières interrogées à Tokyo ont répondu avoir été sollicitées en vue de relations sexuelles par des hommes plus agés.
Une equipe de chercheurs dirigés par Yasuko Muramatsu, professeur en sociologie a l'Université de Tokyo Gakugei, a questionné 121 écolières a Shinjuku (centre de Tokyo) et Machia (banlieue) en octobre dernier.
Environ 85 pourcent des filles interrogées étaient des lycéennes.
Interrogées sur les sollicitations des hommes plus agés dans la rue, 75% d'entre elles soit 90, ont répondu "oui".
En sollicitant des relations sexuelles a ces 90 filles, pràs de 60% des hommes offraient de l'argent ou promettait d'acheter quelque chose.
L'étude a aussi révélé que, chose prévisible, les hommes en question ont un net intérêt pour l'uniforme scolaire. Les écolières ayant été abordées par des hommes plus vieux ou ojisan l'étaient deux fois plus souvent lorsqu'elles portaient l'uniforme. Ojisan désigne généralement les hommes "d'âge mur", mais de nombreuses adolescentes qualifiaient d'Ojisan des hommes approchant la trentaine ou plus agés.
Questionnées sur leur première expérience de sollicitation par des hommes plus agés, près de 70% des 90 filles ont affirmé que l'homme était repoussant. Environ 30% ont également dit avoir eu peur lors de cette approche.
Environ 10% ne se sentaient pas particulièrement mal a l'aise.
Cependant, après la première approche, le nombre de filles ne se sentant ni offensées ni menacées est double. Muratsu explique que cela montre que les écolières obtiennent facilement de l'argent ou des biens en échange de relations sexuelles.
Le professeur souligne que les filles accoutumées a ce genre d'approche tendent a accepter d'être monnayées.
Le groupe de chercheurs explique qu'il s'agit là de la première étude sur les hommes recherchant l'enjo-kosai, une façon un peu vague pour parler de la prostitution adolescente.
Source: Mainichi Simbun
Ayako Oguni
article original (en anglais)
Source: http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=News&file=article&sid=331
21:35 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Enjo, Kosaï, Ecolières, Tokyo, Sexe, Homme, Agé
10.01.2007
Premiers pas à Tokyo
Arrivée à l'aéroport international (Narita - NRT):
Que dire sur l'aéroport de Tokyo? Rien de spécial en fait. Comme la plupart des aéroports internationaux il est immense, mais mis à part quelques enseignes en japonais le dépaysement n'est pas flagrant. Tous les panneaux sont traduis en anglais et le personnel de l'aéroport maîtrise cette langue également.
Le personnel de l'immigration est généralement sympathique, un fonctionnaire regarde votre billet d'avion et colle un timbre assortit d'un tampon dans votre passeport. Durée de l'opération: 1h d'attente à la sortie de l'avion est 1 minute au guichet de l'immigration. Ensuite vous pouvez avoir le droit à une fouille sommaire de vos bagages durant laquelle une charmante demoiselle vous montrera une vingtaine de photos représentant diverses drogues et armes. Votre rôle sera de hocher la tête de droite à gauche à la vue de chaque photo.
Rejoindre le centre-ville:
Il existe divers moyens de parcourir les 60 km qui séparent l'aéroport du centre de Tokyo.
Inutile de s'étendre sur le taxi, beaucoup trop cher ou le car, abordable (¥3000) mais beaucoup trop lent. Le moyen de locomotion par excellence au Japon étant le train c'est le meilleur moyen de regagner le centre-ville. Le seul inconvénient étant qu'il faille transporter ses bagages dans la station (inconvénient mineur en général).
Deux trains vous permettent de rejoindre le centre. Le Narita Express de la ligne JR est comme son nom l'indique un train express. Pour ¥3000 en tarif régulier vous rejoindrez la station de Tokyo (東京) en 1 heure. Le Narita Express part toutes les 30 minutes. Le second train, que je conseille, emprunte la ligne Keisei. Pour ¥1000 vous rejoignez la station de Nippori (日暮里) en 1h15. Nippori se trouve sur la ligne Yamanote, ce qui vous permet depuis cette station de regagner assez rapidement n'importe quel point de Tokyo.
Il est assez aisé de trouver les trains, les panneaux "Keisei line" étant très visibles.
Les billets s'achètent à un guichet automatique, pour plus d'information, regardez la rubrique transports.
Les bagages:
À noter qu'il existe des sociétés qui transportent vos bagages jusqu'à l'hôtel, suivez les panneaux "Baggage Delivery" dans le hall de l'aéroport pour les trouver. Le prix varie en fonction de la distance et du poids/taille des bagages. Ces sociétés sont apparemment très fiables. Votre bagage sera livré dès le lendemain ou vous le désirez. On peut utiliser le même système pour le retour également. C'est pratique notamment si on transporte un vélo ou des bagages encombrant.
Source: http://www.tevader.com/voyager/premiers-pas-a-tokyo.php (Auteur: Tev)
21:13 Publié dans Infos pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Aéroport, Tokyo, Narita, Passeport, Voyage, Train, Bagages
06.01.2007
Blog de la semaine
Ce soir le Blog de Gwen, qui vit à Tokyo...
Tuesday self portrait (2 Janvier 2007)
![]()
Quand je dis que, chez moi, il n'y a pas de rideaux aux fenêtres, on me dit : "mais alors tout le monde peut te voir !"
C'est vrai.
Mais tout le monde, c'est qui exactement ?
Tout le monde, à Tokyo, vit derrière des vitres brouillées ou d'épais rideaux tirés même pendant la journée.
Et puis ?
Et puis : ni princesse au petit pois, ni belle endormie de Kawabata, ni invitée chez Sophie Calle.
Si d'aventure, quelqu'un tenait vraiment à regarder chez moi, il me verrait dormir sous 4 kg de couette, effectuer 82 abdominaux puis disparaître sans toujours ranger le linge pourtant sec, juste fermer le lit défait. Et revenir à la nuit tombée, allumer les lumières et ne pas réussir à me coucher très tôt...
Qui n'a pas assez de sa vie pour s'encombrer de la mienne ???
Lien du Blog: http://ittentorimashitane.blogspot.com/
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19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Japon, Tokyo, Gwen, Blogosphère
05.01.2007
Les japonais et le luxe
Le Japon représente le premier marché mondial des marques de prestige, la première clientèle du luxe. Malgré la crise économique qu’a connu le pays durant la dernière décennie, le secteur du luxe a continué d’y progresser.
Le marché japonais n’est pas encore saturé pour les maisons qui y sont implantées depuis plusieurs années. Louis Vuitton est au Japon la première marque de luxe, elle y connaît un succès sans nom depuis son implantation dans les années 70.
Attitudes et comportements
Les japonais ne se sentent pas asiatiques mais japonais avant tout voir ont tendance à se considérer comme des occidentaux. Posséder des produits de luxe est un moyen comme un autre d’accéder à ce mode de vie à l’occidental qu’ils affectionnent tout particulièrement, de se positionner au même niveau que les Européens et les Américains. Les japonais ont une facilité déconcertante à intégrer les influences étrangères et à les améliorer. C’est sans doute pour cela, pour leur envie d’apprendre, qu’ils aiment beaucoup voyager. De plus lors de leurs voyages en Europe ou même aux Etats-Unis ils savent qu’ils peuvent trouver des produits des marques de luxe dont ils rêvent à des prix plus avantageux que chez eux. Au Japon les prix sont par exemple 30 à 50% plus élevés qu’en France. Ainsi lors de leurs voyage ils peuvent avoir tendance à acheter plus que de raison. Un japonais sur six possède au moins un article de la marque Louis Vuitton.
Les japonais ont une relation privilégiée avec le luxe et leur comportement face aux produits de luxe est en conséquence. Les japonais recherchent des produits authentiques, produits à l’étranger, qui leur apportent une certaine reconnaissance sociale, une appartenance à un groupe particulier. La notion de groupe est très importante au Japon même si depuis quelques temps on peut observer le développement de comportement plus individualiste notamment au sein de la population japonaise jeune.
Une relation privilégiée
L’attrait des japonais pour les marques européennes et en particulier pour les marques françaises est incontestable. Cela est vérifié dans le secteur du luxe mais est également valable pour des produits de grande consommation tels que le pain ou les croissants qui sont des produits typiquement français. L’engouement pour les marques de mode est tel que plusieurs marques comme Louis Vuitton, Dior, Tod’s, Prada, Armani, Hermès ou encore Chanel ont développé des immeubles colossaux, de véritables temples dédiés à leur marque, de plusieurs centaines de mètres carrés, sur les grandes artères luxueuses de la ville. Ces immeubles-boutiques rivalisent entre eux par l’originalité de leur architecture, des matériaux utilisés, le nombre d’étages, la présence d’un restaurant avec, si possible, un chef français comme Alain Ducasse pour Chanel ou par d’autres critères. Ces nouveaux bâtiments attirent aussi bien les japonais que les touristes étrangers qui se promènent le long des luxueuses artères de la capitale japonaise. Tokyo est un véritable terrain d’expérimentation en ce qui concerne la consommation de produits de luxe.
Cette relation privilégiée avec le luxe tient sans doute du fait que pour 90% de la population japonaise, la France est la première puissance culturelle et la France est le pays du luxe. C’est un pays qu’ils affectionnent tout particulièrement.
Source: http://etudiant.univ-mlv.fr/~cthoma02/jap&luxe.html
21:52 Publié dans Cultures et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Luxe, Marques, Prestige, Vuitton, Dior, Tokyo
04.01.2007
Le Japon en mode accéléré
La production nippone s'emballe, parfois au détriment de l'exigence.
Par Michel TEMMAN
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006
Le mois dernier, un professionnel de l'industrie du cinéma japonais, Shuji Sato, un des directeurs du groupe Pony Canyon, filiale de la chaîne de télévision Fuji TV, a parfaitement résumé la situation : «Le nombre de films produits au Japon durant l'année écoulée a dépassé les 500 en 2006, soit deux fois plus qu'il y a trois ans.» Après avoir touché le fond ces vingt dernières années, à l'heure où décollaient les cinémas chinois et coréen, le cinéma nippon serait-il en train de renaître ? Nul doute que oui bien que, pour l'heure, l'archipel peine plus que jamais à exporter un grand nombre de ses longs métrages.
Sans prétention. Première raison de ce rayon de soleil, d'innombrables microsociétés de production, apparues ces deux dernières années, ont réussi, avec parfois très peu de moyens, à épauler la réalisation de petits films sans prétention, tenant la route grâce à une écriture originale, des situations cocasses, un scénario et des dialogues plus fouillés qu'à l'accoutumée. A Tokyo, ces petits films d'auteurs et réalisateurs très jeunes et inconnus sortent dans des salles d'à peine vingt ou trente places, (r)ouvertes dans des quartiers populaires ou excentrés. Ces mini- eigakan (salles) ouvrent à l'heure où sont inaugurés, non-stop dans l'archipel, des multiplexes ultramodernes d'origine britannique, américaine (Virgin, Mycal-Warner) ou japonaise (Toho). A Kawasaki, à dix kilomètres au sud de Tokyo, trois multiplexes ouverts il y a peu (109 Cinema, Cinecittà et Toho Cinema Kawasaki) ont transformé l'ancienne banlieue dortoir en carrefour du grand écran. Avec au total 8 000 sièges et 32 écrans nouveaux.
Numérique. Emiko Kato, responsable du marketing et du développement chez Bio-Tide & Associates, une active société de production tokyoïte qui distribuera trois films en janvier ( Life , Woman Transformation et le farfelu Survival Beach , du réalisateur Hirono Yamada), voit plusieurs raisons à la bonne forme actuelle de la production nippone. «Grâce au numérique , dit-elle, il est plus facile pour un jeune réalisateur de filmer et monter son premier long métrage. Les méthodes sont plus simples et moins coûteuses. Du coup, de jeunes cinéastes en herbe, venus du court métrage ou de la vidéo, tentent leur chance.»
De son côté, le cinéaste Takeshi Kitano, fort de son expérience, met en garde contre trop d'empressement : «Quantité ne veut pas dire qualité , confie le réalisateur. J'ai constaté récemment la sortie de films japonais sans substance, aux scénarios très creux. Je ne suis pas sûr que ce genre de films réalisés à la va-vite, aux titres parfois bizarres, du genre "le Cheval rouge" ou "le Serpent jaune", puisse aider notre cinéma à sortir de sa léthargie...» D'autant que ces films-là ne peuvent capter l'attention des publics internationaux. «C'est le grand problème , renchérit Emiko Kato. D'autant que, par rapport à des pays comme la France ou la Corée du Sud, le Japon est privé d'un vrai ministère de la Culture et a moins de considération pour son industrie du septième art. Les professionnels japonais sont condamnés à gérer eux-mêmes leurs difficultés. Il n'empêche que l'espoir est de retour. Notre système était clos. Il est en train de s'ouvrir.»
Au propre comme au figuré. L'actrice Shion Machida, héroïne du film Paradise , souligne que «le Japon multiplie les coproductions avec la Chine et Singapour. Avec davantage de moyens et des castings mixtes, les films sont vus par un public plus large» . 160 millions de tickets ont été vendus en 2005. Les chiffres de 2006 sont tout aussi encourageants. Mais en 2007, le Japon devra ouvrir de nouvelles salles. «Il n'y en a toujours pas assez au Japon , constate la célèbre actrice Shinobu Terajima, à l'affiche d' Aï no rukeichi («Prison de l'amour»), hit annoncé de la Toho. Une année et demie s'écoule encore entre le moment où le film est terminé et celui où il sort en salle.»
Source: http://www.liberation.fr/culture/cinema/224397.FR.php?rss=true
19:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Industrie, Japon, Tokyo, Explosion, Production
28.12.2006
Oume
Petit clin d'oeil à la femme qui partage ma vie depuis peu...Un havre de paix à deux heures de Tokyo Centre.
Oume, aussi orthographié Ome, (青梅市, Oume-shi) est une ville (市, shi) de la Préfecture de Tōkyō, au Japon. Le nom de la ville signifie abricot vert du Japon. La ville a été fondée le 1er avril 1951. La population de la ville est de 140 813 habitants pour une superficie de 103.26 km² (2006).
Source: Wikipédia
Et site officiel de Oume: http://www.city.ome.tokyo.jp/ (en Japonais)
Bonne visite!!
21:47 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Oume, Ome, Japon, Ville, Tokyo, Site, Préfecture
08.12.2006
Les japonais et le luxe
Le Japon représente le premier marché mondial des marques de prestige, la première clientèle du luxe. Malgré la crise économique qu’a connu le pays durant la dernière décennie, le secteur du luxe a continué d’y progresser.
Le marché japonais n’est pas encore saturé pour les maisons qui y sont implantées depuis plusieurs années. Louis Vuitton est au Japon la première marque de luxe, elle y connaît un succès sans nom depuis son implantation dans les années 70.
Attitudes et comportements
Les japonais ne se sentent pas asiatiques mais japonais avant tout voir ont tendance à se considérer comme des occidentaux. Posséder des produits de luxe est un moyen comme un autre d’accéder à ce mode de vie à l’occidental qu’ils affectionnent tout particulièrement, de se positionner au même niveau que les Européens et les Américains. Les japonais ont une facilité déconcertante à intégrer les influences étrangères et à les améliorer. C’est sans doute pour cela, pour leur envie d’apprendre, qu’ils aiment beaucoup voyager. De plus lors de leurs voyages en Europe ou même aux Etats-Unis ils savent qu’ils peuvent trouver des produits des marques de luxe dont ils rêvent à des prix plus avantageux que chez eux. Au Japon les prix sont par exemple 30 à 50% plus élevés qu’en France. Ainsi lors de leurs voyage ils peuvent avoir tendance à acheter plus que de raison. Un japonais sur six possède au moins un article de la marque Louis Vuitton.
Les japonais ont une relation privilégiée avec le luxe et leur comportement face aux produits de luxe est en conséquence. Les japonais recherchent des produits authentiques, produits à l’étranger, qui leur apportent une certaine reconnaissance sociale, une appartenance à un groupe particulier. La notion de groupe est très importante au Japon même si depuis quelques temps on peut observer le développement de comportement plus individualiste notamment au sein de la population japonaise jeune.
Une relation privilégiée
L’attrait des japonais pour les marques européennes et en particulier pour les marques françaises est incontestable. Cela est vérifié dans le secteur du luxe mais est également valable pour des produits de grande consommation tels que le pain ou les croissants qui sont des produits typiquement français. L’engouement pour les marques de mode est tel que plusieurs marques comme Louis Vuitton, Dior, Tod’s, Prada, Armani, Hermès ou encore Chanel ont développé des immeubles colossaux, de véritables temples dédiés à leur marque, de plusieurs centaines de mètres carrés, sur les grandes artères luxueuses de la ville. Ces immeubles-boutiques rivalisent entre eux par l’originalité de leur architecture, des matériaux utilisés, le nombre d’étages, la présence d’un restaurant avec, si possible, un chef français comme Alain Ducasse pour Chanel ou par d’autres critères. Ces nouveaux bâtiments attirent aussi bien les japonais que les touristes étrangers qui se promènent le long des luxueuses artères de la capitale japonaise. Tokyo est un véritable terrain d’expérimentation en ce qui concerne la consommation de produits de luxe.
Cette relation privilégiée avec le luxe tient sans doute du fait que pour 90% de la population japonaise, la France est la première puissance culturelle et la France est le pays du luxe. C’est un pays qu’ils affectionnent tout particulièrement.
Source: http://etudiant.univ-mlv.fr/~cthoma02/jap&luxe.html
21:48 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Luxe, Marques, Prestige, Vuitton, Dior, Tokyo
14.11.2006
Les Cafés Japonais
Au Japon revient sans doute la palme de réunir la plus extraordinaire variété de cafés au monde. Bien sûr, comme dans tous les pays, les cafés au Japon sont des lieux idéaux de détente, pour y passer quelques moments agréables, siroter un café, un thé, traiter une affaire, ébaucher un flirt, bavarder ou bouquiner un brin. Mais les cafés japonais (ici on parle plutôt de kissaten, “maison pour… sirot'thé”) n'ont jamais cessé d'évoluer dans une grande diversité d'azimuts dictés par les tendances modernes, les goûts et sensibilités de la clientèle. Toujours est-il qu'ils appartiennent à un patrimoine culturel intangible fait de climats à saisir.
Commençons par le commencement : le café fut importé au Japon en 1877 et le premier café s'ouvrit en 1888 à Ueno, cœur de Tokyo, qui retenait encore beaucoup du Edo qui n'était guère loin encore. Il était évidemment agencé sur le modèle des cafés poussés dans le Paris de la fin du XVIIe siècle. Il devint rapidement le pôle d'attraction des gens qui voulaient paraître, se rencontrer autour des tables de billard et de jeux de société. La formule plut, il ne fallut pas longtemps pour que ces cafés s'étendissent à la province, attirant les gens qui y trouvaient un lieu de détente. Les choses ont certes changé depuis 1877 ; le Japon importe aujourd'hui 380.000 tonnes de grains de café par an de plus de quarante pays, ce qui en fait le troisième importateur de café au monde.
Les cafés japonais ont évolué avec le temps en diverses directions, reflets fidèles des changements dans les habitudes sociales et les préférences personnelles.
Les cafés japonais proposent café, thé, jus divers, et presque toujours des toasts, sandwiches et repas légers. Pour le petit-déjeuner, l'on pourra se faire servir le traditionnel “morning set” consistant en l'incontournable trio toast, œufs et micro-salade. Beaucoup d'établissements proposent également leur “lunch set”, plat et boisson à un prix tout à fait raisonnable.
Cependant, la consommation de base au menu restera presque toujours le café, bien qu'on ne vous y refusera pas une bière si vous en exprimez le désir. À telle enseigne que certains cafés ont cherché à asseoir leur réputation sur leur quête de la “tasse de café à l'arôme parfait”. Ces puristes se spécialisent dans tel ou tel cru, Kilimanjaro, Moka ou Blue Mountain, en jouant sur les paramètres : degré de torréfaction (on y exhibe un tableau avec les dix degrés de torréfaction), finesse de mouture, méthode de percolation (de mignons alambics à lampe à alcool trônent sur le comptoir), le tout servi dans la tasse ad hoc. Les produits finis sont étonnament variés, sans parler en outre tout bonnement du “mélange du jour” concocté par la maison et toujours différent. Récemment l'on a vu apparaître de plus en plus d'établissements se spécialisant, retour à la “maison de thé” des origines, dans certains thés anglais ou chinois.
Rapidement les cafés ont compris que pour survivre il fallait se démarquer des autres et raffiner dans un genre. Ainsi, en un temps où les chaînes stéréo restaient encore à inventer, ou restaient inabordables, l'on assista à l'efflorescence des cafés musicaux, spécialisés en classique, jazz ou rock (mais plus tard). Là, les mélomanes allaient pratiquer de longues heures d'immersion, un livre à la main, dans leurs musiques favorites déversées par des enceintes géantes. Très peu de ces dinosaures subsistent encore, mais celui qui s'accroche le plus farouchement à la tradition est incontestablement le Meikyoku Kissa Lion (Café des Airs Fameux au Lion) dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Un monument : ces lieux, de mémoire pour beaucoup, demeurent inchangés depuis plus d'un demi-siècle. Enceintes pharaoniques trônant bien en vue, cinq mille disques vinyle et plus de mille compacts rangés sur les rayons attendent les “requests” de l'honorable clientèle, assez variée, au demeurant : depuis les fidèles des premières heures jusqu'aux employés volant une pause entre deux courses, représentants faisant leur courrier, amoureux fervents ou étudiants austères.
Source: http://web-japan.org/nipponia/nipponia20/fr/topic/index.html
21:13 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Café, détente, Japon, Kissaten, Tokyo

